
Le bois d’intérieur vieillit en années ; celui d’extérieur, en saisons. Sur une terrasse, une clôture ou un bardage, le soleil dépolymérise la lignine, que la pluie lessive ensuite, et le retrait tangentiel — de l’ordre de 10 % contre 5 % en radial — ouvre des gerces à chaque cycle d’humectage-séchage. S’y ajoutent les champignons lignivores, les tannins qui noircissent au contact du fer, les pollens et la pollution. Laissé nu, un bois extérieur grisaille en quelques semaines, se fendille en un à trois ans et perd son intégrité mécanique en cinq à quinze ans selon l’essence. La question utile n’est donc pas « quel produit acheter », mais « quelle exigence mon ouvrage impose-t-il, et quelle essence ou quel traitement y répond ». Cette leçon raisonne dans cet ordre : d’abord les classes normalisées qui chiffrent l’exposition et la résistance, ensuite seulement les finitions et leur entretien.
Panorama des dommages spécifiques
La photodégradation par les UV (280-400 nm) dépolymérise la lignine, qui se solubilise et part avec la pluie : reste une cellulose grise et fibreuse. Toutes les essences y passent, mais à des vitesses très inégales — teck, cèdre rouge et mélèze grisaillent lentement grâce à leurs extractibles, pin, épicéa et hêtre rapidement. Les cycles humectage-séchage (retrait tangentiel ~10 %, radial ~5 %, longitudinal quasi nul) provoquent gerces, fentes et décollements. Côté biologique, deux pourritures dominent : la pourriture cubique brune () attaque la cellulose des résineux en humidité prolongée, la pourriture fibreuse blanche (Trametes versicolor) attaque la lignine des feuillus. Enfin, l’oxydation des tannins — le chêne au premier chef — au contact du fer laisse des taches noires qu’aucun lavage n’enlève : une simple vis non inox marque durablement la planche, et il faut alors en passer par le décapage et le blanchiment décrits plus bas.
Classes d’emploi : la norme EN 335
La norme range l’exposition à l’humidité en cinq classes d’emploi. Classe 1 : intérieur sec (humidité < 20 %, aucune attaque fongique). Classe 2 : intérieur ou sous abri, occasionnellement humide. Classe 3 : extérieur sans contact avec le sol, humectage fréquent (terrasses surélevées, bardages). Classe 4 : extérieur en contact avec le sol ou l’eau douce (poteaux de clôture, lambourdes posées au sol). Classe 5 : contact permanent avec l’eau salée, rarissime en usage résidentiel. Cette grille n’a de sens qu’en regard de la suivante.
Durabilité naturelle : la norme EN 350
La norme classe à l’inverse la durabilité naturelle du duramen face aux champignons, de 1 (très durable : teck, ipé, ) à 5 (non durable : pin sylvestre aubier, hêtre, peuplier). Entre les deux viennent le chêne et le châtaignier (classe de durabilité 2), le mélèze cœur (Larix decidua) et le douglas cœur (Pseudotsuga menziesii), moyennement durables (classe de durabilité 3 à 4), puis le sapin (Abies alba) et l’épicéa (Picea abies), faiblement durables (classe de durabilité 4). Ces classes de durabilité ne sont pas des classes d’emploi, malgré les mêmes chiffres. Les fiches du CIRAD donnent aussi la classe d’emploi que cette durabilité couvre : classe d’emploi 3 pour le chêne, le châtaignier, le mélèze et le douglas — pour les deux résineux, à la seule condition d’être purgés d’aubier, ce que le douglas mis en marché est rarement ; classe d’emploi 2 pour le hêtre ; classe d’emploi 1 pour le peuplier, l’épicéa et le sapin, employés avec leur aubier, donc à traiter. Une terrasse surélevée ou un bardage relèvent de la classe d’emploi 3 : hêtre, peuplier, épicéa et sapin n’y suffisent pas nus, et des lambourdes posées au sol font passer l’ouvrage en classe d’emploi 4, que le chêne et le châtaignier eux-mêmes ne couvrent pas. Le mélèze appelle la même prudence : moyennement durable, il ne doit jamais être posé au contact du sol (classe d’emploi 4 — poteaux, lambourdes) sans ni traitement thermique ; nu, il ne convient qu’en classe d’emploi 3, hors sol (terrasse surélevée, bardage). Quand la durabilité naturelle ne couvre pas l’exposition attendue, on traite — autoclave, badigeon ou — ou l’on change d’essence. L’essence n’est donc ni « bonne » ni « mauvaise » dans l’absolu : c’est ce croisement des deux normes qui doit décider l’achat.
Traitements préventifs : autoclave, badigeon, bois thermo-chauffé
L’autoclave reste le traitement de référence en classe d’emploi 3 ou 4 : imprégnation à vide-pression à base de cuivre quaternaire (ACQ) ou de propiconazole, tébuconazole et perméthrine, employés dans le cadre du Règlement biocides UE 528/2012. Le procédé est industriel — le bois en sort généralement verdâtre puis brunit avec le temps — et porte la marque CTB-B+ selon la norme NF EN 351. Pour mémoire, le CCA (chromé-cuivré-arséniaté) est interdit en usage résidentiel dans l’Union européenne depuis le 30 juin 2004, en raison de la toxicité de l’arsenic (directive 2003/2/CE, reprise depuis 2009 à l’entrée 19 de l’annexe XVII du règlement REACH) ; aux États-Unis, ses fabricants en ont retiré volontairement la quasi-totalité des usages résidentiels en décembre 2003. Cette même entrée 19 autorise encore, dans l’Union européenne, certains usages industriels du bois imprégné en autoclave et réservés aux professionnels, à condition que le produit soit autorisé au titre du même Règlement biocides UE 528/2012 ; elle continue en revanche d’exclure le contact avec les denrées alimentaires et tout contact répété avec la peau. Un ouvrage en CCA déjà en service avant le 30 septembre 2007 peut rester en place jusqu’à la fin de sa vie utile : la restriction porte sur la mise sur le marché, pas sur la dépose de l’existant. Ne réutilisez pas ces bois en bac potager ni en plan de travail. Le badigeon de surface au pinceau reste accessible au particulier, mais sa pénétration de 2 à 5 mm le rend bien moins protecteur que l’autoclave : c’est un entretien, pas une garantie de durabilité. Troisième voie, sans biocide : le bois thermo-chauffé (180-220 °C en l’absence d’oxygène) subit une modification de sa composition chimique qui le rend durablement résistant à l’humidité.
Trois familles de finitions extérieures
Les (huiles pénétrantes) — huile siccative et résines naturelles — imprègnent les pores sans former de film de surface : aspect mat respectant le veinage, réapplication tous les un à deux ans sans décapage ; ils sont idéaux sur bois denses (teck, ipé, mélèze, douglas ) ; leur pigmentation aux oxydes de fer ou au TiO₂ apporte la protection anti-UV. Les semi-filmogènes (résine alkyde ou acrylique pigmentée) donnent un aspect satiné et tiennent trois à cinq ans (nettoyage haute pression puis nouvelle couche). Les peintures filmogènes couvrent totalement et tiennent cinq à dix ans, mais peuvent cloquer si l’humidité se piège sous le film. Un même principe les régit tous : plus le film est rigide et étanche, plus il craque sous les mouvements du bois. C’est pourquoi le vernis polyuréthane, parfait en intérieur, est inadapté dehors — son film rigide ne suit pas le gradient hygrométrique et finit par fendre.
Le protocole d’entretien en quatre temps
La préparation conditionne tout le reste : nettoyage au jet à pression modérée (60 à 80 bars au maximum, au-delà on érode les fibres), brossage à la brosse rigide, élimination des mousses (savon noir ou antimousse du commerce), rinçage, puis 48 à 72 heures de séchage. L’application se fait par temps sec, sans pluie annoncée sous 24 heures, entre 10 et 25 °C, sur un bois dont l’humidité mesurée à l’hygromètre à piqûre reste inférieure à 18 % — un saturateur posé sur bois humide ne pénètre pas et pèle. On applique le saturateur en deux couches mouillé sur mouillé (15 à 30 minutes d’écart), la lasure en deux à trois couches espacées de 12 à 24 heures. Entre deux saisons, un rinçage annuel à l’eau claire et un brossage doux des moisissures locales suffisent. L’inspection annuelle, enfin, vérifie le film, les fissures, les assemblages et les fixations métalliques : une fixation qui rouille se remplace avant qu’elle ne tache et ne fragilise l’ouvrage.
Le dégrisement chimique
Un bois grisé par les UV n’est pas mort : il est seulement décoloré en surface, et se rénove sans décapage. Une solution d’ à 100-200 g/L de cristaux dihydratés dans l’eau chaude, appliquée au pinceau, laissée agir 15 à 30 minutes puis abondamment rincée, restitue la teinte d’origine (chêne brun-jaune, mélèze rouge-orange) ; on sèche 48 heures, on ponce légèrement au P120, puis on applique la finition. L’eau chaude n’est pas un confort : à 25 °C, le dihydrate du commerce ne se dissout qu’à 12,5 % en poids, si bien que 200 g/L passe cette limite et que 100 g/L en approche déjà. Le haut de la fourchette n’existe donc qu’à chaud, et ce que le refroidissement ne peut plus tenir revient en cristaux. Équipements de protection : voir la section « Équipements de protection individuelle (EPI), captage et premiers gestes » de cette leçon.
L’annexe VI du règlement CLP ne classe l’acide oxalique (CAS 144-62-7, index 607-006-00-8) que sur H302 et H312, sous la seule mention d’avertissement « Attention », et marque cette classification comme minimale. L’irritation cutanée de catégorie 2 (H315) et les lésions oculaires graves de catégorie 1 (H318) des fiches de données de sécurité n’y figurent pas : ce sont des autoclassifications, des mentions notifiées par les fournisseurs qui les retiennent. Ce sont elles qui commandent les lunettes-masque. Le masque, lui, ne s’impose pas au pinceau : la tension de vapeur du produit est négligeable, inférieure à 0,1 Pa à 20 °C. Il se justifie à la pesée des cristaux, où le danger devient une poussière, et au pulvérisateur, dont l’aérosol irrite fortement les muqueuses oculaires et respiratoires : un filtre P3 dans les deux cas, la classe que la fiche donne à la poussière (FT 110). Les lésions caustiques, elles, ne sont complètes qu’en 6 à 24 heures, et la douleur n’est immédiate qu’avec une solution concentrée : avec une solution à 5 ou 10 % (FT 110), l’érythème et l’œdème douloureux n’apparaissent qu’après quelques dizaines de minutes à quelques heures. Or la solution de cette leçon, à 100-200 g de cristaux dihydratés par litre d’eau, titre environ 6,5 à 12 % d’acide en poids. Après une projection, la conduite de la fiche toxicologique n° 110 de l’INRS se suit donc tout de suite, telle que la donnent les premiers gestes de cette leçon. Ingéré, l’acide oxalique brûle le tube digestif, chélate le calcium du sang et atteint le rein : chez l’adulte, les intoxications mortelles rapportées partent de 30 g d’acide oxalique, soit 42 g de cristaux dihydratés, moins d’un demi-litre de la solution préparée. Sa réputation de produit « naturel » ne change rien à cette étiquette.
Cas particuliers, ouvrage par ouvrage
Une terrasse se traite selon son bois : ipé, cumaru et garapa sont durables sans traitement mais grisaillent en trois à six mois sans entretien ; le teck est excellent mais cher ; douglas et mélèze offrent un compromis ; le pin classe d’emploi 4 reste l’option économique — dans tous les cas, un une à deux fois par an. Avant d’acheter de l’ipé ou du cumaru, vérifiez les documents : ces deux bois sont inscrits à l’annexe II de la depuis le 25 novembre 2024 (ipé : genres Handroanthus, Roseodendron et Tabebuia ; cumaru : genre Dipteryx), sous l’annotation #17 qui couvre les grumes, bois sciés, placages, contreplaqués et bois transformés — donc les lames de terrasse. Leur importation dans l’Union européenne suppose un permis d’exportation délivré par le pays d’exportation (ou un certificat de réexportation) et un permis d’importation délivré par l’État membre de destination ; un revendeur sérieux doit pouvoir justifier l’origine légale du lot. Le bois récolté avant cette date échappe à ces permis et circule sous certificat pré-convention : une part du stock disponible en 2026 relève encore de ce cas, et le document à demander n’est alors pas le même. Le garapa n’est pas inscrit à la CITES. Quelle que soit l’essence, le vendeur reste tenu de justifier l’origine légale du bois qu’il met sur le marché : l’absence d’inscription à la CITES ne dispense pas de cette obligation. Pour un abri de jardin, les parois hors sol relèvent de la classe d’emploi 3 : le douglas, le mélèze et le cèdre rouge (Thuja plicata) la couvrent sans traitement à la seule condition d’être purgés d’aubier, réserve que le douglas de plantation satisfait rarement ; les pièces au contact du sol, elles, relèvent de la classe d’emploi 4 et demandent un bois traité. À finir ou peinture selon le goût. Une clôture en châtaignier fendu se lit en deux parties : les lisses et la portion hors sol restent en classe d’emploi 3, que la durabilité naturelle du châtaignier couvre, tandis que le piquet enterré relève de la classe d’emploi 4, pour laquelle le CIRAD déconseille ce bois (humidification permanente) ; le pin autoclave classe d’emploi 4 y revient moins cher. Le mobilier de jardin en teck demande une huile spécifique une fois l’an, ou se laisse griser — une patine aujourd’hui très recherchée. Mention spéciale au (faux acacia) : durabilité naturelle de classe 1, prix raisonnable et essence nord-américaine largement cultivée en Europe, c’est l’alternative écologique la plus crédible au teck tropical.
Chiffons et supports imbibés d’huile : neutraliser, puis éliminer
- Une huile siccative dégage de la chaleur en séchant : un chiffon imbibé, roulé en boule, peut s’enflammer seul plusieurs heures après le travail.
- Règle n°1, dès la fin du travail : immerger les chiffons dans un récipient rempli d’eau, tenu couvert — un seau convient, une boîte métallique fermée vaut mieux, car le métal résiste à la chaleur si une réaction résiduelle se produit malgré l’eau. Le récipient reste à l’écart de toute source d’inflammation, hors de portée des enfants et des animaux, jusqu’au dépôt.
- Règle n°2, seulement si la première est impossible : les étendre à plat, à l’air libre, sur une surface incombustible — béton, pierre, fil métallique tendu — pendant 24 à 72 heures, le temps que le film durcisse. Jamais en boule, en tas, ni sur un support combustible.
- Les deux voies s’excluent et ne s’enchaînent pas : l’eau ne détruit pas l’huile, elle la prive d’oxygène, et un chiffon ressorti du bain pour sécher en tas retrouve le risque intact.
- Destination, dans les deux cas : déchèterie ou point de collecte, filière « déchets dangereux des ménages » (DDM). Le récipient d’immersion part entier, eau comprise — cette eau ne se vide ni à l’évier, ni à l’égout, ni au jardin. En atelier professionnel, bordereau de suivi de déchets dangereux.
- La règle suit l’huile, pas le tissu : poussière d’égrenage, laine d’acier, tampons abrasifs, essuie-tout, sciure. Le sac d’une ponceuse de sol louée et la cuve ou le sac d’aspirateur se vident le jour même, leur contenu traité comme les chiffons.
Équipements de protection individuelle (EPI), captage et premiers gestes
- Poussière de bois, cancérogène du groupe 1 du CIRC (1995 ; 100C, 2012), VLEP contraignante 1 mg/m³ (R. 4412-149) : FFP3 (EN 149, au moins 99 %) ou P3 (EN 143, 99,95 %) ; notre règle : FFP2 et P2 ne suffisent pas.
- Captage à la source : ponceuse ou bordureuse raccordée à un aspirateur de classe M (classe de la machine, EN 60335-2-69) ; filtre H13 ou H14 (EN 1822), au MPPS ; ni aspirateur ménager, ni balayage à sec, ni soufflette, notre règle.
- : cristaux pesés sous filtre P3, gants, aspiration des poussières à la source et ventilation du local (FT 110) ; lunettes-masque, manches longues, et le pulvérisateur dehors, notre règle.
- Acide oxalique avalé : on appelle aussitôt le 15 et fait transférer la personne à l’hôpital en ambulance médicalisée.
- Si la personne qui a ingéré cet acide est consciente : on fait rincer la bouche à l’eau et ne fait ni boire ni vomir.
- En attendant les secours, après cet acide : on peut lui faire avaler une solution de calcium (chlorure à 5 % ou gluconate à 10 %).
- Si la personne qui a ingéré cet acide est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité si elle respire et n’est pas blessée, la laisse sur le dos en cas de traumatisme et la réanime en l’absence de respiration.
- Acide oxalique dans l’œil : on appelle aussitôt le 15, rince immédiatement et abondamment au moins 15 minutes à l’eau courante, paupières bien écartées, ôte les lentilles de contact pendant le rinçage et consulte dans tous les cas un ophtalmologiste en lui signalant leur port.
- Acide oxalique sur la peau : on appelle aussitôt le 15, retire les vêtements souillés, les mains gantées, et lave immédiatement et abondamment la peau à grande eau au moins 15 minutes.
- Si la contamination par cet acide est peu étendue : on met ensuite à plusieurs reprises du gluconate de calcium gélifié ou des compresses humectées d’une solution d’un sel calcique.
- Si des doigts sont touchés par cet acide : on coupe les ongles ras et baigne les extrémités 15 à 20 minutes dans une solution de gluconate de calcium à 10 % avant ce même traitement.
- Dans tous les cas, pour une peau atteinte par cet acide : on consulte un médecin.
- Au-delà de 10 % de la surface du corps touchée par cet acide ou sur projection d’une solution concentrée : on fait hospitaliser la personne en ambulance médicalisée au plus vite après ce premier lavage sur place.
- Acide oxalique inhalé en poussière ou en brouillard : on appelle aussitôt le 15, fait transférer la personne à l’hôpital en ambulance médicalisée et la met hors de la zone polluée en se protégeant.
- Si la personne qui a respiré cette poussière ou ce brouillard est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité si elle respire et n’est pas blessée, la laisse sur le dos en cas de traumatisme et la réanime en l’absence de respiration.
- Si la personne qui a respiré cette poussière ou ce brouillard est consciente : on la garde au repos.
- Au besoin, après cette poussière ou ce brouillard : on retire ses vêtements souillés, les mains gantées, et lave sa peau et ses yeux aussitôt et abondamment à grande eau au moins 15 minutes.
- Dans tous les cas, après cette poussière ou ce brouillard : on la prévient du risque d’un œdème du poumon dans les 48 heures.
Sources
- Norme EN 335 — Classes d’emploi du bois : les cinq situations de service auxquelles un ouvrage peut être exposé. Une classe d’emploi n’est pas une classe de performance et ne dit rien de la durée de vie du bois en service
- Norme EN 350 — Durabilité naturelle du duramen
- Norme NF EN 351 — Bois traité en autoclave, marque CTB-B+
- Règlement UE 528/2012 — Produits biocides (cuivre quaternaire, pyréthrinoïdes)
- FCBA (Institut technologique Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement) — fiches techniques : durabilité des essences, finitions extérieures et champignons lignivores (Coniophora puteana, Trametes versicolor) (nouvelle fenêtre)
- EUR-Lex — Directive 2003/2/CE du 6 janvier 2003 : limitation de la mise sur le marché et de l’emploi de l’arsenic (dixième adaptation de la directive 76/769/CEE) ; les États membres appliquent ces dispositions au plus tard le 30 juin 2004 (nouvelle fenêtre)
- US EPA — Chromated Arsenicals (CCA) : retrait volontaire des usages résidentiels par les fabricants en décembre 2003 (nouvelle fenêtre)
- EUR-Lex — Règlement (UE) 2023/966 du 15 mai 2023 : acte qui a inscrit Handroanthus, Roseodendron, Tabebuia et Dipteryx à l’annexe B du règlement (CE) n° 338/97 — soit l’annexe II de la CITES — sous l’annotation #17 et qui fixe l’entrée en vigueur de cette inscription au 25 novembre 2024 (nouvelle fenêtre)
- EUR-Lex — Règlement (UE) 2026/1383 de la Commission du 22 juin 2026 : annexes CITES en vigueur du règlement (CE) n° 338/97, mises à jour après la 20e réunion de la conférence des parties ; Handroanthus, Roseodendron, Tabebuia et Dipteryx y restent inscrits à l’annexe II sous l’annotation #17 (nouvelle fenêtre)
- INRS — Fiche toxicologique FT 110 : acide oxalique (CAS 144-62-7), classification réglementaire, propriétés physiques et conduite à tenir en cas de projection (nouvelle fenêtre)
- CIRAD — Tropix, fiche technique de l’épicéa (Picea abies) : classe de durabilité 4, faiblement durable, et classe d’emploi 1 couverte par cette durabilité naturelle (norme NF EN 350, 2016) (nouvelle fenêtre)
- CIRAD — Tropix, fiche technique du sapin (Abies alba) : classe de durabilité 4, faiblement durable, bois employé avec son aubier et à traiter, classe d’emploi 1 couverte par cette durabilité naturelle (norme NF EN 350, 2016) (nouvelle fenêtre)
- CIRAD — Tropix, fiche technique du chêne (Quercus petraea, Quercus robur) : classe de durabilité 2, durable, et classe d’emploi 3 — hors contact du sol, à l’extérieur — couverte par cette durabilité naturelle (norme NF EN 350, 2016) (nouvelle fenêtre)
- CIRAD — Tropix, fiche technique du châtaignier (Castanea sativa) : classe de durabilité 2, classe d’emploi 3 couverte par cette durabilité naturelle, et emploi déconseillé en humidification permanente (norme NF EN 350, 2016) (nouvelle fenêtre)
- CIRAD — Tropix, fiche technique du mélèze d’Europe (Larix decidua) : classe de durabilité 3 à 4, moyennement à faiblement durable, classe d’emploi 3 réservée aux pièces purgées d’aubier, emploi déconseillé en humidification permanente (norme NF EN 350, 2016) (nouvelle fenêtre)
- CIRAD — Tropix, fiche technique du douglas (Pseudotsuga menziesii) : classe de durabilité 3 à 4, classe d’emploi 3 réservée aux pièces purgées d’aubier, alors que les bois mis en marché aujourd’hui gardent le plus souvent une proportion d’aubier significative (norme NF EN 350, 2016) (nouvelle fenêtre)
- INRS — ED 6106, Les appareils de protection respiratoire : choix et utilisation (nouvelle fenêtre) — classes des demi-masques filtrants (EN 149) et des filtres (EN 143) : FFP1 et P1 au moins 80 % des aérosols d’essai, FFP2 et P2 au moins 94 %, FFP3 au moins 99 %, P3 au moins 99,95 %, le filtre se montant sur un demi-masque EN 140 ; notre règle contre la poussière de bois : FFP3 ou P3, FFP2 et P2 ne suffisent pas, FFP1 et P1 encore moins
- INRS — Poussières de bois, ce qu’il faut retenir (nouvelle fenêtre) — cancérogène du groupe 1 du CIRC quel que soit le bois ; VLEP réglementaire contraignante de 1 mg/m³ sur 8 h (R. 4412-149) ; captage à la source en première mesure
- IARC — Monographs Volume 62, Wood Dust and Formaldehyde (1995) (nouvelle fenêtre) — la monographie qui classe la poussière de bois dans le groupe 1
- IARC — Monographs Volume 100C, Arsenic, Metals, Fibres, and Dusts (2012) (nouvelle fenêtre) — réévaluation des agents du groupe 1 : poussière de bois et silice cristalline (quartz, cristobalite) confirmées
- Légifrance — Code du travail, article R. 4412-149 (valeurs limites d’exposition professionnelle contraignantes) (nouvelle fenêtre) — bois (poussières de) : 1 mg/m³ sur 8 h ; silice cristalline, fraction alvéolaire, quartz : 0,1 mg/m³ ; version en vigueur au 10 avril 2026
- Hilti France — Aspirateurs de chantier classe L, classe M et classe H : quelle est la différence ? (nouvelle fenêtre) — classes de la norme EN 60335-2-69 : L pour les poussières de VLEP supérieure à 1 mg/m³, M (rétention 99,9 %) pour celles de VLEP supérieure ou égale à 0,1 mg/m³, sciure et poussière de bois comprises, H (99,995 %) pour les poussières cancérogènes ou pathogènes
- Prévention BTP — Atelier bois : réduire l’exposition aux poussières avec un aspirateur industriel (nouvelle fenêtre) — un filtre de classe M est adapté à l’aspiration des particules de bois : efficacité de filtration supérieure à 99,9 %, perméabilité maximale inférieure à 0,1 %
- MANN+HUMMEL — Filter classification, DIN EN 1822 (nouvelle fenêtre) — grades du média filtrant : H13 ≥ 99,95 %, H14 ≥ 99,995 % en valeur intégrale, mesurés à la taille de particule la plus pénétrante (MPPS), minimum d’efficacité du média ; nous en retenons que le grade du filtre est une autre référence que la classe de la machine et que la mesure ne se fait pas à 0,3 µm