
Aucun revêtement domestique ne travaille autant qu’un parquet : passage quotidien, chocs, projections d’eau, abrasion des semelles et des meubles, et sous tout cela le bois qui gonfle et se rétracte au gré de l’hygrométrie. Le protéger, c’est trancher une question avant d’acheter le moindre produit — non pas « lequel brille le plus », mais « lequel pourrai-je réparer ». Car c’est là que les trois grandes familles de finition se séparent vraiment. Les huiles dures et les cires pénètrent et se retouchent zone par zone, sans décaper le reste ; le forme un film résistant mais indivisible, qu’une seule rayure profonde condamne à un ponçage intégral de la pièce. Tout le reste — aspect, fréquence d’entretien, durée de vie — découle de cet arbitrage entre réparabilité et résistance. Cette leçon compare les trois familles sous cet angle, puis détaille pour chacune le cycle d’entretien qui la maintient en état.
Anatomie d’un parquet : massif, contrecollé, stratifié
Trois constructions se partagent le marché, et toutes n’acceptent pas les mêmes finitions. Le — planches monoblocs en bois noble (chêne, frêne, hêtre, châtaignier, merisier, exotiques), 15 à 22 mm — se ponce plusieurs fois et traverse 50 à 100 ans. Le superpose une couche de bois noble de 3 à 6 mm sur un support multiplis ou MDF (10 à 14 mm au total) et ne se ponce qu’une à trois fois, selon l’épaisseur de cette couche d’usure. Le stratifié, lui, n’est qu’un décor papier sous résine mélaminée sur support HDF : il ne se ponce pas, ne se traite pas, et se contente d’un dépoussiérage et d’un nettoyage humide. Seuls le massif et le contrecollé reçoivent une huile ou une cire : sur un stratifié, un produit pénétrant n’a tout simplement aucune surface où pénétrer.
Les huiles dures (huiles-cires)
Les huiles dures marient une huile siccative (lin, tung) à des résines et des cires : elles pénètrent de 1 à 3 mm et polymérisent à l’intérieur du bois, formant un film interne qui protège sans recouvrir la surface — le bois garde son toucher et sa respiration. L’aspect va du mat au satiné. Leur vrai atout est la réparabilité locale : on re-huile la seule zone usée sans décaper le reste, et la patine se développe au fil des ans. En contrepartie, l’entretien est plus fréquent (tous les 6 à 12 mois en zone intensive, 2 à 3 ans ailleurs), les taches grasses marquent si on ne les essuie pas aussitôt, et le séchage est long : 24 à 48 heures entre couches, 7 à 14 jours avant remise en service complète.
Les cires (encaustique de parquet)
C’est la finition des parquets des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles : cire d’abeille ou de carnauba dissoute dans l’essence de térébenthine (ou un solvant moderne), appliquée au chiffon ou à la . Lustrée, elle donne un satiné à brillant chaleureux, mais redoute l’eau — un verre humide oublié y laisse un cerne blanc. Son entretien est le plus exigeant : lustrage régulier (lustreuse mensuelle), nouvelle couche annuelle, décirage à la térébenthine tous les 3 à 5 ans. Ce cycle s’adresse à une cire posée sur un sol contemporain ou sur un parquet déjà mis à nu. Sur un parquet d’époque encore sous sa cire, un restaurateur tranche d’abord : la vieille cire reste une couche d’entretien qui s’enlève, après essai sur une lame peu visible, mais ce qui ne se reprend pas, c’est ce qu’un décirage poussé trop loin entame sous elle, le fini d’origine s’il en subsiste un et la surface même du bois ; c’est donc lui que l’on consulte avant d’y porter un solvant. On lui préfère aujourd’hui les huiles dures en usage courant, mais elle reste la finition historiquement juste d’un parquet ancien.
Les vitrificateurs (vernis filmogènes)
Le dépose un film plastique en surface — polyuréthane mono (1K) ou bicomposant (2K), ou acrylique en phase aqueuse — mat, satiné ou brillant. Il offre ce que les pénétrants ne donnent pas : une résistance mécanique élevée (rayures, chocs), une étanchéité totale à l’eau, un entretien réduit au nettoyage humide, et 5 à 15 ans de tenue selon l’usage et la qualité du film. En contrepartie, le vitrificateur présente exactement les défauts inverses des huiles : aspect plus uniforme et moins naturel, et surtout réparation locale impossible — la moindre zone abîmée impose le décapage et le revernissage de la pièce entière. Le film peut aussi craquer aux raccords sous de fortes variations hygrométriques, et l’application émet des COV (d’où la préférence actuelle pour les versions en phase aqueuse). Le bicomposant ajoute le risque de son durcisseur. Ce flacon n’est pas le diisocyanate d’hexaméthylène (HDI, CAS 822-06-0), monomère que l’annexe VI du règlement CLP (entrée 615-011-00-1) classe Acute Tox. 3 * (H331), Eye Irrit. 2 (H319), STOT SE 3 (H335), Skin Irrit. 2 (H315), Resp. Sens. 1, soit sensibilisant respiratoire de catégorie 1 (H334), et Skin Sens. 1 (H317), l’astérisque marquant une classification minimum ; son étiquetage reprend ces six mentions, et la ligne y joint, dans sa colonne des limites de concentration spécifiques, « * », Resp. Sens. 1 ; H334 : C ≥ 0,5 % et Skin Sens. 1 ; H317 : C ≥ 0,5 %, ce « * » de tête signalant que l’entrée faisait l’objet, en application de la directive 67/548/CEE, de limites de concentration spécifiques pour la toxicité aiguë, qui ne peuvent pas être converties en limites au sens du règlement CLP (point 1.2.1 de l’annexe VI), ainsi que la note 2, selon laquelle la concentration d’isocyanates s’exprime en pourcentage en poids du monomère libre, rapporté au poids total du mélange. C’est un polyisocyanate dérivé du HDI, autoclassifié par son fournisseur, le monomère n’y étant qu’un résidu. Le durcisseur Bona Traffic HD porte « Attention », allergie cutanée, irritation des yeux et des voies respiratoires, nocivité par inhalation et pour les organismes aquatiques, plus EUH204, « Contient des isocyanates. Peut produire une réaction allergique. », sans H334. Sa fiche de données de sécurité prévient que le mélange peut sensibiliser les voies respiratoires jusqu’à l’asthme, le sujet sensibilisé réagissant ensuite bien sous la valeur limite d’exposition professionnelle ; le règlement (UE) 2020/1149 (entrée 74, annexe XVII de REACH) estime à plus de 5 000 les nouvelles maladies professionnelles que les diisocyanates causent chaque année dans l’Union. Cette entrée ne vise pas tout durcisseur : depuis le 24 août 2023, l’usage professionnel d’un mélange à 0,1 % ou plus de diisocyanates suppose une formation à leur utilisation sûre, annoncée sur l’emballage indépendamment de l’EUH204 ; la fiche Bona la déclare non applicable à son produit, réservé aux professionnels sans usage sûr démontré pour un consommateur. Chez soi, on s’en tient donc au monocomposant en phase aqueuse sans « Contient des isocyanates » sur l’étiquette, le bicomposant restant affaire de parqueteur professionnel.
Cycle d’entretien d’un parquet huilé
À la mise en service d’un parquet neuf : trois couches d’ à 24 heures d’intervalle après un ponçage final au P150, puis 7 jours minimum avant remise en service (14 à 21 jours pour la résistance maximale). Au quotidien, on aspire ou on balaie et l’on passe un balai microfibre à peine humide — jamais à grande eau, qui s’infiltrerait entre les lames. Une fois par mois, un nettoyage au savon spécial parquet huilé (savon noir dilué, 1 à 2 cuillères par litre d’eau tiède) au balai microfibre, séchage par évaporation. Chaque année, on ré-huile les zones de passage (entrée, couloirs) : nettoyage, séchage, une couche d’huile-cire d’entretien, essuyage de l’excédent après 30 à 60 minutes. Et tous les 3 à 5 ans, une rénovation d’ensemble : ponçage léger au P180-P220 (sans atteindre le bois nu), deux couches d’huile dure, remise en service après 7 jours.
Cycle d’entretien d’un parquet ciré
Mise en service : une fluide au pinceau ou au chiffon (cire d’abeille et essence de térébenthine, environ 1 volume de cire pour 2 de solvant), deux à trois couches espacées de 24 heures, lustrées à la rotative entre chacune. Au quotidien, on balaie ou on aspire, jamais d’eau. Chaque mois, un lustrage à la brosse douce ravive le satiné ; chaque trimestre, une fine couche de cire d’entretien suivie d’un lustrage. Une fois l’an, un décirage léger à la térébenthine sur les zones encrassées, une nouvelle couche, un lustrage complet. Tous les 3 à 5 ans enfin, un décirage complet (térébenthine au chiffon ou décireuse mécanique) précède une ré-application intégrale. Ces deux décirages, le léger comme le complet, supposent une cire posée sur un sol contemporain ou sur un parquet déjà mis à nu. Sur un parquet d’époque encore sous sa cire, le décirage complet revient à un restaurateur : la vieille cire s’enlève aussi, localement et après essai sur une lame peu visible, mais la finition d’origine qui peut dormir dessous ne se refait pas, le chiffon trop chargé de térébenthine l’atteint, la décireuse mécanique l’emporte en un passage, et rien ne la rend. Au quotidien, on s’en tient donc à l’aspiration et au lustrage à sec, et les principes que la leçon Restaurer les meubles anciens détaille pour le mobilier, réversibilité et intervention limitée à ce qui menace la pièce, valent pour un parquet ancien. Équipements de protection : voir la section « Équipements de protection individuelle (EPI), captage et premiers gestes » de cette leçon.
Cycle d’entretien d’un parquet vitrifié
Mise en service : ponçage au P150-P180, primaire d’accrochage si la notice le recommande, deux à trois couches de espacées de 4 à 8 heures (acrylique) ou 12 à 24 heures (polyuréthane), remise en service après 72 heures (acrylique) ou 7 jours (polyuréthane). Chez un particulier, ces couches sont celles d’un monocomposant : le vitrificateur bicomposant se mélange à un durcisseur polyisocyanate, où le HDI, sensibilisant respiratoire de catégorie 1 (H334), ne subsiste qu’en résidu, mais dont la fiche de données de sécurité annonce une sensibilisation respiratoire possible et réserve l’emploi aux professionnels ; son application au rouleau revient à un parqueteur professionnel, formé à l’utilisation sûre des diisocyanates dès que le durcisseur atteint le seuil de 0,1 % de l’entrée 74. L’entretien est le plus simple des trois : aspiration ou balai microfibre humide chaque semaine, nettoyage mensuel au produit spécial parquet vitrifié à pH neutre — surtout pas de nettoyant ménager universel, qui ternit le film. La rançon de cette simplicité reste la même : aucune réparation locale possible, toute rénovation passe par un ponçage complet et un revernissage. Durée de vie typique : 5 à 15 ans selon le trafic et la qualité du film initial. Équipements de protection : voir la section « Équipements de protection individuelle (EPI), captage et premiers gestes » de cette leçon.
Les erreurs qui abîment un parquet
Cinq fautes reviennent. Laver à grande eau un parquet huilé ou ciré : l’eau s’infiltre entre les lames et gonfle le bois. Employer un nettoyant ménager universel : il dissout la cire ou l’huile et laisse des traces grasses. Passer une serpillère trop humide chaque jour : l’humidité permanente fait moisir le bois. Vitrifier un parquet ancien sans diagnostiquer ses assemblages : le film rigide, soumis aux variations hygrométriques, craquelle aux raccords en un à trois ans. Ré-huiler par-dessus une finition vernie sans décaper, enfin : l’huile ne pénètre pas, reste collante et ne sèche jamais vraiment.
Sécurité : les chiffons huilés, un risque réel lors du huilage
Huiler un parquet consomme beaucoup d’huile et de chiffons, et c’est précisément là que la combustion spontanée devient un danger concret, pas théorique. La polymérisation de l’huile siccative est exothermique : un chiffon imbibé, roulé en boule dans une poubelle, peut s’enflammer seul en quelques heures. Le protocole ne souffre aucune exception, et les deux voies de mise au rebut s’excluent : la première, celle que l’on applique d’emblée, immerge chiffons et tampons dans de l’eau, contenant refermé et de préférence métallique, où ils restent immergés jusqu’au dépôt en déchèterie en filière (Déchets Dangereux des Ménages) ; la seconde, quand aucun point d’eau n’est disponible, les étend à plat, dehors, sur une surface incombustible (carrelage, terrasse, dalle) jusqu’à polymérisation complète du film (24-72 h), avant ce même dépôt. Jamais en boule, et jamais l’un après l’autre, un chiffon ressorti de l’eau pour sécher retrouvant le risque intact. L’incendie du One Meridian Plaza à Philadelphie (1991, trois pompiers décédés) reste le rappel le plus sombre de ce que ce geste banal peut déclencher. L’enchaînement des trois règles et la physique de l’emballement sont décrits dans la leçon dédiée à l’auto-inflammation.
Équipements de protection individuelle (EPI), captage et premiers gestes
- Vapeurs d’un solvant bouillant au-dessus de 65 °C : demi-masque EN 140 à filtre de type A (EN 14387), aspiration des vapeurs à la source et ventilation du local (ED 6106) ; térébenthine, 150 à 180 °C (FT 132), white-spirit, 130 à 230 °C (CarAtex), filtre A (FT 324), d-limonène, 178 °C (FT 227) ; notre règle : classe 2, et dehors.
- Un masque jetable FFP (EN 149), FFP2 comme FFP3, n’offre aucune protection contre les vapeurs de solvant.
- Poussière de bois, cancérogène du groupe 1 du CIRC (1995 ; 100C, 2012), VLEP contraignante 1 mg/m³ (R. 4412-149) : FFP3 (EN 149, au moins 99 %) ou P3 (EN 143, 99,95 %) ; notre règle : FFP2 et P2 ne suffisent pas.
- Captage à la source : ponceuse ou bordureuse raccordée à un aspirateur de classe M (classe de la machine, EN 60335-2-69) ; filtre H13 ou H14 (EN 1822), au MPPS ; ni aspirateur ménager, ni balayage à sec, ni soufflette, notre règle.
- Bruit : ponceuse excentrique, 81 dB(A) au poste (Bosch, GEX 125-1 AE), l’action étant due dès 80 dB(A) moyennés sur 8 h (INRS) : casque antibruit ou bouchons.
- Gants pour la térébenthine : nitrile, fluoré ou multicouche, jamais caoutchouc naturel, butyle, néoprène ni PVC (FT 132).
- Produit bicomposant (2K) : durcisseur polyisocyanate dont le monomère HDI, sensibilisant respiratoire, relève de l’entrée 615-011-00-1, Acute Tox. 3 * (H331), Eye Irrit. 2 (H319), STOT SE 3 (H335), Skin Irrit. 2 (H315), Resp. Sens. 1 (H334), Skin Sens. 1 (H317), et à l’étiquette H331, H319, H335, H315, H334 et H317, l’astérisque signalant une classification minimum, limites de concentration spécifiques « * », Resp. Sens. 1 ; H334 : C ≥ 0,5 % et Skin Sens. 1 ; H317 : C ≥ 0,5 %, le « * » de tête de cette colonne renvoyant à d’anciens seuils de toxicité aiguë fixés sous la directive 67/548/CEE, à ne pas confondre avec la marque d’une catégorie plancher (annexe VI, partie 1, section 1.2.1), note 2 de l’entrée ; l’étiquette du pot, elle, se lit sur sa fiche de données de sécurité.
- Durcisseur isocyanate, EPI : gants butyle, fluorés ou multicouches, néoprène en contact bref, jamais caoutchouc naturel ni PVC, aspiration des vapeurs à la source et ventilation du local (FT 164) ; lunettes-masque, notre règle.
- Appareil isolant quand la concentration dans l’air est inconnue ou élevée et pour toute intervention d’urgence, filtre A2B2P3 si l’évaluation des risques conclut à l’appareil filtrant, l’atmosphère surveillée pendant l’opération (FT 164) ; notre règle : pinceau et rouleau relèvent du filtrant, pistolet de l’isolant.
- L’entrée 74 de REACH soumet l’usage professionnel d’un mélange à 0,1 % ou plus de diisocyanates à une formation préalable ; nous en retenons que rien n’y vise le particulier.
- Ni flamme, ni surface ou jet d’air à 180 °C près d’un solvant : le white-spirit s’enflamme seul dès 180 °C (CarAtex), la térébenthine dès 220 à 255 °C (FT 132).
- Outil électrique : différentiel 30 mA en tête de circuit (Promotelec) ; notre règle : rallonge adaptée (section, marquage IP), déroulée entièrement, câble loin de la machine et des surfaces chaudes.
- Térébenthine avalée (H304) : on appelle aussitôt le 15, fait transférer la personne à l’hôpital en ambulance médicalisée, et même si la personne est consciente, ne fait jamais boire ni vomir.
- Si la personne qui a ingéré ce solvant est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité et la réanime s’il y a lieu ; consciente, on la garde au repos.
- Au besoin, après ce solvant ingéré : on retire ses vêtements souillés, les mains gantées, et lave sa peau et ses yeux aussitôt et abondamment à grande eau au moins 15 minutes.
- Durcisseur isocyanate de vernis bicomposant avalé : on appelle rapidement le centre antipoison.
- Si la personne qui a ingéré ce durcisseur est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité si elle respire et n’est pas blessée, la laisse sur le dos en cas de traumatisme et la réanime en l’absence de respiration.
- Si la personne qui a ingéré ce durcisseur est consciente : on fait rincer la bouche à l’eau, ne fait ni boire ni vomir et consulte un médecin en cas de symptômes.
- Un solvant dans l’œil : on ôte d’abord les lentilles de contact, rince immédiatement et abondamment au moins 15 minutes à l’eau courante, paupières bien écartées, et consulte un ophtalmologiste en cas d’irritation en lui signalant leur port.
- Durcisseur isocyanate ou vernis bicomposant mélangé, solvant compris, dans l’œil : on rince immédiatement et abondamment au moins 15 minutes à l’eau courante, paupières bien écartées, et ôte les lentilles de contact pendant le rinçage.
- Dans tous les cas, pour un œil atteint par le durcisseur : on consulte un ophtalmologiste en lui signalant leur port.
- Térébenthine sur la peau : on appelle rapidement le centre antipoison, retire les vêtements souillés, les mains gantées, lave immédiatement et abondamment la peau à grande eau au moins 15 minutes et consulte sans tarder en cas d’irritation ou de contact étendu ou prolongé.
- Durcisseur isocyanate ou vernis bicomposant mélangé, solvant compris, sur la peau : on retire les vêtements souillés, les mains gantées, lave immédiatement et abondamment à grande eau au moins 15 minutes et consulte en cas d’irritation ou de brûlure ou de contact étendu ou prolongé.
- Durcisseur isocyanate ou vernis bicomposant mélangé inhalé : on appelle aussitôt le 15, fait transférer la personne à l’hôpital en ambulance médicalisée et la met hors de la zone polluée en se protégeant.
- Si la personne qui a respiré le durcisseur est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité si elle respire et n’est pas blessée, la laisse sur le dos en cas de traumatisme et la réanime en l’absence de respiration.
- Si la personne qui a respiré le durcisseur est consciente : on la garde au repos.
- Au besoin, après le durcisseur : on retire ses vêtements souillés, les mains gantées, et lave sa peau et ses yeux aussitôt et abondamment à grande eau au moins 15 minutes.
- Dans tous les cas, après le durcisseur : on la prévient du risque d’un œdème du poumon dans les 48 heures et de la nécessité de consulter si des symptômes respiratoires apparaissent.
- Vapeurs de térébenthine respirées : on appelle rapidement le centre antipoison et met la personne hors de la zone polluée en se protégeant.
- Si la personne qui a respiré ces vapeurs est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité et la réanime s’il y a lieu ; consciente, on la garde au repos.
- Au besoin, après ces vapeurs : on retire ses vêtements souillés, les mains gantées, et lave sa peau et ses yeux aussitôt et abondamment à grande eau au moins 15 minutes ; en cas de symptômes, on consulte rapidement un médecin.
Sources
- FCBA — Institut technologique FCBA : guides parquets et finitions du bois (nouvelle fenêtre)
- Norme NF EN 13489 — Planchers en bois : éléments de parquet contrecollé
- Directive 2004/42/CE — limitation des émissions de COV dues aux peintures et vernis décoratifs (nouvelle fenêtre)
- Norme EN 13556 — Bois et produits dérivés du bois : nomenclature commerciale
- INRS — Incendie et explosion : prévenir l’atmosphère explosive et tout départ de feu au travail (nouvelle fenêtre)
- NFPA — Rapport d’enquête sur l’incendie du One Meridian Plaza (Philadelphie, 1991) — trois pompiers décédés
- INRS — Poussières de bois, ce qu’il faut retenir (nouvelle fenêtre) — cancérogénicité groupe 1, valeur limite d’exposition, protection respiratoire.
- CIRC/IARC — Liste des classifications, groupe 1 (nouvelle fenêtre) — poussière de bois classée cancérogène avéré pour l’humain.
- INRS — Fiche toxicologique n° 164, diisocyanate d’hexaméthylène (HDI) (nouvelle fenêtre) — classification harmonisée du monomère HDI (annexe VI, entrée 615-011-00-1), asthme professionnel, restriction REACH de l’entrée 74 ; l’étiquette d’un durcisseur relève de la fiche de données de sécurité de son fournisseur, non de cette entrée.
- Règlement (UE) 2020/1149 — annexe XVII de REACH, entrée 74, diisocyanates (nouvelle fenêtre) — formation obligatoire avant tout usage industriel ou professionnel depuis le 24 août 2023 dès 0,1 % de diisocyanates, mention d’emballage, considérant sur les 5 000 nouveaux cas annuels.
- Bona — Fiche de données de sécurité du durcisseur Bona Traffic HD (version du 14 novembre 2022) (nouvelle fenêtre) — oligomères et polymère de HDI ; étiquette « Attention » (allergie cutanée, irritation des yeux et des voies respiratoires, nocivité par inhalation et pour les organismes aquatiques) et EUH204, sans H334 ; sensibilisation respiratoire possible et réaction de la personne sensibilisée bien au-dessous de la valeur limite d’exposition (sections 4.2 et 11) ; annexe XVII de REACH déclarée non applicable ; réservé aux professionnels, usage sûr par un consommateur non démontré.
- INRS — ED 6106, Les appareils de protection respiratoire : choix et utilisation (nouvelle fenêtre) — classes des demi-masques filtrants (EN 149) et des filtres (EN 143) : FFP1 et P1 au moins 80 % des aérosols d’essai, FFP2 et P2 au moins 94 %, FFP3 au moins 99 %, P3 au moins 99,95 %, le filtre se montant sur un demi-masque EN 140 ; notre règle contre la poussière de bois : FFP3 ou P3, FFP2 et P2 ne suffisent pas, FFP1 et P1 encore moins ; tableau 3 des filtres anti-gaz EN 14387 (type A au-dessus de 65 °C d’ébullition, AX en dessous et à usage unique, K pour l’ammoniac et les dérivés aminés) ; § 1.3.4, filtres combinés à double marquage ; annexe 3, facteurs de protection assignés conseillés par l’INRS : 10 pour un demi-masque à filtre P3, 30 pour un masque complet à filtre P3, 40 pour une cagoule ou un casque TH3 P
- IARC — Monographs Volume 62, Wood Dust and Formaldehyde (1995) (nouvelle fenêtre) — la monographie qui classe la poussière de bois dans le groupe 1
- IARC — Monographs Volume 100C, Arsenic, Metals, Fibres, and Dusts (2012) (nouvelle fenêtre) — réévaluation des agents du groupe 1 : poussière de bois et silice cristalline (quartz, cristobalite) confirmées
- Légifrance — Code du travail, article R. 4412-149 (valeurs limites d’exposition professionnelle contraignantes) (nouvelle fenêtre) — bois (poussières de) : 1 mg/m³ sur 8 h ; silice cristalline, fraction alvéolaire, quartz : 0,1 mg/m³ ; version en vigueur au 10 avril 2026
- Hilti France — Aspirateurs de chantier classe L, classe M et classe H : quelle est la différence ? (nouvelle fenêtre) — classes de la norme EN 60335-2-69 : L pour les poussières de VLEP supérieure à 1 mg/m³, M (rétention 99,9 %) pour celles de VLEP supérieure ou égale à 0,1 mg/m³, sciure et poussière de bois comprises, H (99,995 %) pour les poussières cancérogènes ou pathogènes
- Prévention BTP — Atelier bois : réduire l’exposition aux poussières avec un aspirateur industriel (nouvelle fenêtre) — un filtre de classe M est adapté à l’aspiration des particules de bois : efficacité de filtration supérieure à 99,9 %, perméabilité maximale inférieure à 0,1 %
- MANN+HUMMEL — Filter classification, DIN EN 1822 (nouvelle fenêtre) — grades du média filtrant : H13 ≥ 99,95 %, H14 ≥ 99,995 % en valeur intégrale, mesurés à la taille de particule la plus pénétrante (MPPS), minimum d’efficacité du média ; nous en retenons que le grade du filtre est une autre référence que la classe de la machine et que la mesure ne se fait pas à 0,3 µm
- INRS — « Bruit », réglementation (nouvelle fenêtre) — Code du travail : valeur d’exposition inférieure déclenchant l’action 80 dB(A) sur 8 h, mise à disposition des protecteurs ; valeur supérieure 85 dB(A), contrôle du port ; valeur limite 87 dB(A), atténuation du protecteur comprise (articles R. 4431-1 à R. 4437-4)
- Bosch Professional — Notice d’utilisation de la ponceuse excentrique GEX 125-1 AE (1 609 92A A7P, 07.11.2024) (nouvelle fenêtre) — ponceuse excentrique de 125 mm : niveau de pression acoustique 81 dB(A) au poste, niveau de puissance acoustique 89 dB(A), incertitude K = 3 dB, mesurés selon EN 62841-2-4 ; « Portez un casque antibruit ! »
- Kiloutou — Location de ponceuse à parquet à bande continue PON20A (nouvelle fenêtre) — moteur de 2 500 W au bloc « Moteur » de la page, dont la prose commerciale annonce 1 300 W : nous retenons le tableau, bande de 200 mm ; le casque antibruit figure dans les protections proposées avec la machine, avec des demi-masques FFP2 et FFP3 ; notre règle : le FFP2 ne suffit pas contre la poussière de bois, seul le FFP3 convient
- INRS — Fiche toxicologique n° 132, essence de térébenthine (nouvelle fenêtre) — point d’éclair d’environ 35 °C en coupelle fermée, inflammation sans flamme ni étincelle à partir de 220 à 255 °C, intervalle d’ébullition de 150 à 180 °C, au-dessus du seuil du type A (EN 14387) ; recommandations : filtre de type A, gants nitrile, fluorés ou multicouches, caoutchoucs naturel, butyle et néoprène ainsi que le poly(chlorure de vinyle) à éviter ; la fiche renvoie la protection oculaire à la rubrique 8 de la FDS
- INRS — Base CarAtex, fiche « White-spirit », CAS 8052-41-3 (nouvelle fenêtre) — mise à jour avril 2018 ; inflammation sans flamme ni étincelle à partir de 180 °C, intervalle d’ébullition de 130 à 230 °C, point d’éclair 30-65 °C en coupelle fermée ; c’est la plus basse de ces températures parmi les solvants que le site relève pour cette liste, et notre règle en fait le seuil : une surface d’atelier — carter, résistance, conduit — l’atteint
- INRS — Fiche toxicologique n° 324, solvants aliphatiques en C9-C20 contenant des hydrocarbures aromatiques (nouvelle fenêtre) — white-spirit : filtre de type A, « combiné à un filtre P2 en cas d’activité générant des aérosols » dans les mots de la fiche ; notre lecture : ce P2 est la classe que la fiche donne à l’aérosol de solvant, et elle ne suffit pas hors de ce cas ; gants nitrile ou fluorés pour un contact prolongé, PVC ou néoprène pour un contact intermittent ou une éclaboussure, caoutchouc naturel et butyle à éviter ; la fiche renvoie la protection oculaire à la rubrique 8 de la FDS
- INRS — Fiche toxicologique n° 227, dipentène et isomères (d-limonène) (nouvelle fenêtre) — filtre de type A ; aspiration des vapeurs à leur source d’émission et ventilation des lieux de travail ; pour un contact prolongé, matériaux multicouches, élastomères fluorés ou PVC ; le caoutchouc nitrile est à éviter ; la fiche renvoie la protection oculaire à la rubrique 8 de la FDS ; point d’ébullition 178 °C, au-dessus du seuil du type A (EN 14387)
- AST25 — Risque chimique : choisir des gants adaptés (EN ISO 374-1:2016) (nouvelle fenêtre) — type A, perméation supérieure à 30 minutes pour au moins six substances ; type B, trois ; type C, supérieure à 10 minutes pour une ; lettres A méthanol, B acétone, D dichlorométhane, F toluène, J n-heptane, K soude caustique 40 %, O ammoniaque 25 %
- Promotelec — Tout savoir sur les normes électriques pour vos espaces extérieurs (nouvelle fenêtre) — protection différentielle à haute sensibilité de 30 mA sur les circuits extérieurs ; IP 44, 54, 55 ou 65 à 67 selon l’exposition ; électricien qualifié conseillé