
Il existe deux entretiens du bois qu’on a tort de confondre : la rénovation, lourde et rare, et le geste d’entretien courant, léger et fréquent. Cette leçon ne traite que du second — celui qui se compte en minutes par semaine et qui, justement, évite la rénovation. La logique tient en une phrase : deux minutes de soin régulier valent mieux que deux jours de décapage tous les dix ans. Là où le guide complet du parcours détaille la chimie des produits, on s’en tient ici aux gestes, aux fréquences et à une seule question qui les commande tous : le bois est-il encore protégé, oui ou non ?
La réponse ne se devine pas, elle se teste. Posez une goutte d’eau sur la surface : si elle perle et roule, la finition tient, ne touchez à rien ; si elle pénètre et fonce le bois, la protection est usée, il est temps de nourrir le bois. Ce test de la goutte revient à chaque section ci-dessous : c’est lui qui décide, pas le calendrier.
Nourrir le bois : choisir la bonne huile
Pourquoi éviter l’huile d’olive ? Contrairement à une idée reçue, l’huile d’olive n’est pas recommandée pour l’entretien du bois, surtout pour les surfaces en contact avec les aliments. Trois raisons clés : rancissement rapide (l’huile d’olive est , ne sèche jamais complètement, reste grasse en surface et s’oxyde rapidement avec une odeur rance désagréable) ; accumulation de résidus (les acides gras polymérisent mal et créent une pellicule collante qui attire la poussière) ; problème d’hygiène alimentaire (sur une planche à découper, cette couche grasse qui ne durcit jamais retient les résidus et salit la surface au contact des aliments ; le rancissement en cause reste une oxydation chimique, non une prolifération bactérienne).
Cette mise en garde vise l’huile d’olive alimentaire : la « cire d’olive » des cirages est une cire, solide à température ambiante, qui agit par un dépôt de surface sec que l’on lustre, sans polymériser ni rester grasse. La leçon Cire d’abeille vs cire d’olive vs carnauba détaille cette matière et ses limites en finition du bois.
À l’inverse de l’huile d’olive, les huiles durcissent en séchant : elles polymérisent au contact de l’air et laissent dans le bois un film qui tient. Ce sont les seules à former un film durable sur une surface touchée ou sollicitée. L’aptitude au contact des aliments, elle, ne se déduit pas de la siccativité : elle se lit sur l’étiquette et dans la déclaration de conformité du fabricant, deux documents que la leçon Choisir un cirage pour planches à découper apprend à lire. Trois suffisent à couvrir presque tous les usages domestiques :
- Huile de lin : la référence absolue ( 170-204). Pénètre profondément, durcit en séchant, protège de l’humidité. Idéale pour meubles, parquets et objets en bois.
- Huile de tung : plus dure que le lin grâce à son triène conjugué (indice d’iode 160-175), excellente résistance à l’eau. À réserver aux surfaces sollicitées qui ne touchent pas les aliments : pas de statut alimentaire en Europe, toxicité en ingestion documentée.
- Huile de noix : siccative mais plus lente (indice d’iode 140-160). Utilisée pour les plans de travail en contact alimentaire, mais c’est un allergène de fruits à coque : seule l’huile de noix raffinée est à faible risque, tandis que l’huile vierge ou non raffinée conserve les protéines allergéniques ; à éviter pour les personnes allergiques aux fruits à coque et à signaler sur les surfaces partagées.
Entretien des planches à découper
Les planches en bois nécessitent un entretien spécifique pour rester saines et durables. Cinq gestes, dont deux qui ne s’enchaînent jamais sur la même planche.
1) Nettoyage après usage — laver à l’eau tiède savonneuse, rincer et sécher immédiatement, ne jamais laisser tremper.
2) Nettoyage et désodorisation (sel + citron) — pour faire partir les taches et neutraliser les odeurs, frotter avec du gros sel et un demi-citron, laisser agir 10 minutes puis rincer. Attention : ce geste nettoie et désodorise seulement, il ne remplace pas une désinfection — l’acide citrique du citron reste trop dilué pour assainir le bois.
3) Désinfection alimentaire — la planche se lave d’abord à l’eau chaude savonneuse. Un désinfectant alimentaire employé selon son étiquette convient ensuite ; sinon, on dose soi-même. Pour assainir, la dose se calcule sur le chlore actif du produit et non sur le flacon : à partir d’une eau de Javel non parfumée diluée dans l’eau — un produit prêt à l’emploi titrant 2,6 % de chlore actif —, 5 mL, soit une cuillère à café, dans un litre donnent environ 134 mg/L. C’est sous le plafond de 200 ppm de chlore disponible que le texte fédéral américain 21 CFR 178.1010 fixe aux solutions hypochlorées destinées au contact alimentaire, quand une cuillère à soupe en donnerait le double. On laisse agir dix minutes, durée retenue par ce site et non reprise d’un texte, sur une planche déjà lavée à l’eau chaude savonneuse ; on rince ensuite abondamment à l’eau claire et on laisse sécher debout.
Le sel et le citron d’un côté, l’eau de Javel de l’autre : on choisit, on n’enchaîne pas les deux sur la même planche. Selon l’annexe VI du règlement CLP (numéro index 017-011-00-1), l’hypochlorite de sodium en solution à 5 % de chlore actif ou plus porte la mention EUH 031 — « Au contact d’un acide, dégage un gaz toxique ». Le flacon du commerce, moins concentré, porte à sa place l’EUH 206, obligatoire au-dessus de 1 % de chlore actif pour les mélanges vendus au grand public.
Après tout contact avec de la viande crue (volaille, poisson), utilisez une planche séparée, dédiée à ces aliments crus, ou désinfectez-la immédiatement après contact plutôt que de simplement l’essuyer. Le protocole complet, du berlingot concentré aux gants, figure au bas de la leçon Entretien par type d’objet.
4) Huilage régulier — appliquer une huile minérale de qualité alimentaire (paraffine liquide) ou, à défaut, une huile de lin alimentaire crue — sans siccatif métallique, et sans déclaration de conformité pour cet emploi — chaque semaine si la planche sert tous les jours, tous les mois sinon, laisser pénétrer une nuit, essuyer l’excédent ; on retient un produit dont l’étiquette déclare l’usage au contact des aliments, critère développé par la leçon Choisir un cirage pour planches à découper du parcours Cires naturelles.
5) Ponçage occasionnel — si la planche est très marquée, poncer au grain 180 puis 240, dépoussiérer et huiler.
Entretien des meubles en bois
Meubles cirés : dépoussiérer avec un chiffon doux sec ou légèrement humide ; appliquer de la cire d’abeille 2 fois par an (printemps et automne) ; lustrer énergiquement avec un chiffon en laine pour faire briller.
Meubles huilés : nettoyer avec un chiffon à peine humide ; réappliquer de l’huile de lin une fois par an, ou dès que le bois semble sec ; essuyer l’excédent après 30 minutes de pénétration.
Protection contre les taches et l’eau
Pour éviter les marques blanches laissées par les verres ou les taches d’eau : utilisez des dessous de verre et sets de table ; essuyez immédiatement toute trace d’eau ; pour les taches blanches existantes, frottez doucement avec un mélange de cendre de bois et d’huile, dans le sens du fil. Les (sur cire) résultent d’une pénétration superficielle réversible ; les (oxydation des tannins par l’eau) ne partent pas au nettoyage courant : ils demandent un décapage local puis un blanchiment à l’acide oxalique, en solution concentrée et non diluée, décrite par la leçon Soins extérieurs. Équipements de protection : voir la section « Équipements de protection individuelle (EPI), captage et premiers gestes » de cette leçon.
Instruments de musique en bois
Les instruments nécessitent un soin particulier. Guitares, violons : utiliser de l’huile de citron spéciale instruments, jamais d’huile de lin (trop grasse). Pianos : chiffon microfibre légèrement humide pour le vernis, produit spécifique pour les touches en ébène. Éviter absolument les silicones qui empêchent toute réparation future en pénétrant le bois définitivement.
Fréquence d’entretien recommandée
La fréquence dépend du type de surface et de l’usage. Voici une grille pratique pour orienter votre calendrier d’entretien :
- Planche à découper : huiler une fois par semaine si elle sert tous les jours, une fois par mois sinon.
- Plan de travail cuisine : huile tous les 2-3 mois.
- Meuble ciré : cire 2 fois par an (printemps et automne).
- Meuble huilé : huile 1 fois par an.
- Parquet huilé : nettoyage à l’huile-savon tous les 1 à 2 mois dans les zones de passage ; réhuilage annuel des zones les plus sollicitées.
- Terrasse extérieure : saturateur 1-2 fois par an selon exposition.
Conclusion
Entretenu régulièrement, un bois huilé ou ciré se conserve pendant des décennies. Ce qui compte est la régularité du geste et le choix des produits, plus que la quantité appliquée. Chez InnovativeTechFusion, nous proposons deux cirages, l’un à la cire d’abeille et l’autre à la cire d’olive, formulés artisanalement en Provence. Nos autres formulations sont des concepts encore en développement. Les leçons suivantes du parcours détaillent la préparation du support (leçon 4), le matériel d’entretien (leçon 5), l’application du cirage (leçon 6), la sécurité CLP (leçon 7) et les techniques spécifiques par type d’objet.
Équipements de protection individuelle (EPI), captage et premiers gestes
- Vapeurs d’un solvant bouillant au-dessus de 65 °C : demi-masque EN 140 à filtre de type A (EN 14387), aspiration des vapeurs à la source et ventilation du local (ED 6106) ; térébenthine, 150 à 180 °C (FT 132), white-spirit, 130 à 230 °C (CarAtex), filtre A (FT 324), d-limonène, 178 °C (FT 227) ; notre règle : classe 2, et dehors.
- Un masque jetable FFP (EN 149), FFP2 comme FFP3, n’offre aucune protection contre les vapeurs de solvant.
- Poussière de bois, cancérogène du groupe 1 du CIRC (1995 ; 100C, 2012), VLEP contraignante 1 mg/m³ (R. 4412-149) : FFP3 (EN 149, au moins 99 %) ou P3 (EN 143, 99,95 %) ; notre règle : FFP2 et P2 ne suffisent pas.
- Dépoussiérage après ponçage : aspirateur de classe M (EN 60335-2-69), filtre H13 ou H14 (EN 1822), au MPPS ; jamais de soufflette, ni balayage à sec, ni aspirateur ménager, notre règle.
- Acide oxalique : cristaux pesés sous filtre P3, gants, aspiration des poussières à la source et ventilation du local (FT 110) ; lunettes-masque, manches longues, et le pulvérisateur dehors, notre règle.
- Eau de Javel, hypochlorite de sodium en solution, quel que soit son titre de chlore actif : gants en PVC, polychloroprène, nitrile, butyle ou caoutchouc naturel, lunettes de sécurité et vêtements de protection (FT 157).
- Un solvant à danger d’aspiration avalé (H304) : on appelle aussitôt le 15, fait transférer la personne à l’hôpital en ambulance médicalisée, et même si la personne est consciente, ne fait jamais boire ni vomir.
- Si la personne qui a ingéré ce solvant est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité et la réanime s’il y a lieu ; consciente, on la garde au repos.
- Au besoin, après ce solvant ingéré : on retire ses vêtements souillés, les mains gantées, et lave sa peau et ses yeux aussitôt et abondamment à grande eau au moins 15 minutes.
- Eau de Javel avalée, quelle que soit la quantité : on appelle aussitôt le 15 ou le centre antipoison et fait transférer la personne à l’hôpital.
- Si la personne qui a ingéré l’eau de Javel est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité et la réanime s’il y a lieu ; consciente, on fait rincer la bouche à l’eau et ne fait ni boire ni vomir.
- Acide oxalique avalé : on appelle aussitôt le 15 et fait transférer la personne à l’hôpital en ambulance médicalisée.
- Si la personne qui a ingéré cet acide est consciente : on fait rincer la bouche à l’eau et ne fait ni boire ni vomir.
- En attendant les secours, après cet acide : on peut lui faire avaler une solution de calcium (chlorure à 5 % ou gluconate à 10 %).
- Si la personne qui a ingéré cet acide est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité si elle respire et n’est pas blessée, la laisse sur le dos en cas de traumatisme et la réanime en l’absence de respiration.
- Un solvant dans l’œil : on ôte d’abord les lentilles de contact, rince immédiatement et abondamment au moins 15 minutes à l’eau courante, paupières bien écartées, et consulte un ophtalmologiste en cas d’irritation en lui signalant leur port.
- Javel dans l’œil : on appelle aussitôt le 15, ôte d’abord les lentilles de contact, rince immédiatement et abondamment au moins 15 minutes à l’eau courante, paupières bien écartées, et consulte dans tous les cas un ophtalmologiste en lui signalant leur port.
- Acide oxalique dans l’œil : on appelle aussitôt le 15, rince immédiatement et abondamment au moins 15 minutes à l’eau courante, paupières bien écartées, ôte les lentilles de contact pendant le rinçage et consulte dans tous les cas un ophtalmologiste en lui signalant leur port.
- Un solvant sur la peau : on retire les vêtements souillés, les mains gantées, lave immédiatement et abondamment la peau à grande eau au moins 15 minutes et consulte un médecin en cas d’irritation ou de contact étendu ou prolongé.
- Javel sur la peau : on appelle aussitôt le 15, retire les vêtements souillés, les mains gantées, lave immédiatement et abondamment la peau à grande eau au moins 15 minutes et consulte dans tous les cas un médecin.
- Acide oxalique sur la peau : on appelle aussitôt le 15, retire les vêtements souillés, les mains gantées, et lave immédiatement et abondamment la peau à grande eau au moins 15 minutes.
- Si la contamination par cet acide est peu étendue : on met ensuite à plusieurs reprises du gluconate de calcium gélifié ou des compresses humectées d’une solution d’un sel calcique.
- Si des doigts sont touchés par cet acide : on coupe les ongles ras et baigne les extrémités 15 à 20 minutes dans une solution de gluconate de calcium à 10 % avant ce même traitement.
- Dans tous les cas, pour une peau atteinte par cet acide : on consulte un médecin.
- Au-delà de 10 % de la surface du corps touchée par cet acide ou sur projection d’une solution concentrée : on fait hospitaliser la personne en ambulance médicalisée au plus vite après ce premier lavage sur place.
- Acide oxalique inhalé en poussière ou en brouillard : on appelle aussitôt le 15, fait transférer la personne à l’hôpital en ambulance médicalisée et la met hors de la zone polluée en se protégeant.
- Si la personne qui a respiré cette poussière ou ce brouillard est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité si elle respire et n’est pas blessée, la laisse sur le dos en cas de traumatisme et la réanime en l’absence de respiration.
- Si la personne qui a respiré cette poussière ou ce brouillard est consciente : on la garde au repos.
- Au besoin, après cette poussière ou ce brouillard : on retire ses vêtements souillés, les mains gantées, et lave sa peau et ses yeux aussitôt et abondamment à grande eau au moins 15 minutes.
- Dans tous les cas, après cette poussière ou ce brouillard : on la prévient du risque d’un œdème du poumon dans les 48 heures.
- Gaz dégagé par un mélange de Javel avec un autre produit, un acide par exemple : on appelle rapidement le centre antipoison et met la personne hors de la zone polluée en se protégeant.
- Si la personne qui a respiré ce gaz est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité et la réanime s’il y a lieu ; consciente, on la garde au repos.
- Au besoin, après ce gaz : on retire ses vêtements souillés, les mains gantées, et lave sa peau et ses yeux aussitôt et abondamment à grande eau au moins 15 minutes ; en cas de symptômes, on consulte rapidement un médecin.
- Dans tous les cas, après ce gaz : on la prévient du risque d’un œdème du poumon dans les 48 heures.
- Vapeurs d’un solvant respirées : on appelle rapidement le centre antipoison et met la personne hors de la zone polluée en se protégeant.
- Si la personne qui a respiré ces vapeurs est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité et la réanime s’il y a lieu ; consciente, on la garde au repos.
- Au besoin, après ces vapeurs : on retire ses vêtements souillés, les mains gantées, et lave sa peau et ses yeux aussitôt et abondamment à grande eau au moins 15 minutes ; en cas de symptômes, on consulte rapidement un médecin.
Chiffons et supports imbibés d’huile : neutraliser, puis éliminer
- Une huile dégage de la chaleur en séchant : un chiffon imbibé, roulé en boule, peut s’enflammer seul plusieurs heures après le travail.
- Règle n°1, dès la fin du travail : immerger les chiffons dans un récipient rempli d’eau, tenu couvert — un seau convient, une boîte métallique fermée vaut mieux, car le métal résiste à la chaleur si une réaction résiduelle se produit malgré l’eau. Le récipient reste à l’écart de toute source d’inflammation, hors de portée des enfants et des animaux, jusqu’au dépôt.
- Règle n°2, seulement si la première est impossible : les étendre à plat, à l’air libre, sur une surface incombustible — béton, pierre, fil métallique tendu — pendant 24 à 72 heures, le temps que le film durcisse. Jamais en boule, en tas, ni sur un support combustible.
- Les deux voies s’excluent et ne s’enchaînent pas : l’eau ne détruit pas l’huile, elle la prive d’oxygène, et un chiffon ressorti du bain pour sécher en tas retrouve le risque intact.
- Destination, dans les deux cas : déchèterie ou point de collecte, filière « déchets dangereux des ménages » (DDM). Le récipient d’immersion part entier, eau comprise — cette eau ne se vide ni à l’évier, ni à l’égout, ni au jardin. En atelier professionnel, bordereau de suivi de déchets dangereux.
- La règle suit l’huile, pas le tissu : poussière d’égrenage, laine d’acier, tampons abrasifs, essuie-tout, sciure. Après le ponçage, la cuve ou le sac de l’aspirateur de chantier se vident le jour même, leur contenu traité comme les chiffons. Équipements de protection : voir la section « Équipements de protection individuelle (EPI), captage et premiers gestes » de cette leçon.
Sources
- ISO 3961 (NF EN ISO 3961) — corps gras : détermination de l’indice d’iode — indice d’iode et distinction huiles siccatives (> 130) / non siccatives (< 100) ; base de la siccativité par polymérisation.
- EFSA — réévaluation de la cire d’abeille (additif alimentaire E 901) (nouvelle fenêtre) — point de fusion, statut d’additif et usage au contact des aliments.
- ANSES — huiles et matériaux au contact des denrées alimentaires (nouvelle fenêtre) — innocuité des huiles pour surfaces alimentaires (planches à découper, plans de travail).
- INRS — Incendie et explosion, le dossier des risques professionnels (nouvelle fenêtre) — les deux démarches de prévention au travail : empêcher la formation de l’atmosphère explosive et éliminer les sources d’inflammation ; supprimer tout départ de feu et limiter la propagation et les effets d’un incendie.
- ICOM-CC — conservation préventive : humidité relative recommandée pour le bois — taux d’humidité d’équilibre, plage 40-60 % HR.
- INRS — fiches toxicologiques solvants et essence de térébenthine (nouvelle fenêtre)
- INRS — fiche toxicologique n° 157, eaux et extraits de Javel (hypochlorite de sodium en solution) (nouvelle fenêtre) — édition de septembre 2017 : titres vendus au grand public (2,6 %, 3,6 %, 4,8 % et 9,6 % de chlore actif), densités, degrés chlorométriques et étiquetage de l’annexe VI du règlement CLP
- EUR-Lex — Règlement (CE) n° 1272/2008 (CLP), version consolidée en vigueur au 1er juillet 2026, Annexe VI, entrée 017-011-00-1 (hypochlorite de sodium en solution) et Annexe II, point 2.6 (nouvelle fenêtre) — l’entrée d’où viennent la mention H314 et la mention EUH 031 citées ici, avec sa limite de concentration spécifique « EUH031 : C ≥ 5 % » ; le point 2.6 de l’annexe II du même règlement impose l’EUH 206 aux mélanges vendus au grand public au-dessus de 1 % de chlore actif
- GovInfo — 21 CFR 178.1010, « Sanitizing solutions » (Code of Federal Regulations, édition du 1er avril 2024) (nouvelle fenêtre) — le paragraphe (c)(1) plafonne à 200 ppm de chlore disponible les solutions hypochlorées du (b)(1) employées au contact alimentaire, et le (a) n’exige qu’un égouttage suffisant avant le contact avec l’aliment ; texte fédéral américain, cité faute d’équivalent français ou européen trouvé
- INRS — ED 6106, Les appareils de protection respiratoire : choix et utilisation (nouvelle fenêtre) — classes des demi-masques filtrants (EN 149) et des filtres (EN 143) : FFP1 et P1 au moins 80 % des aérosols d’essai, FFP2 et P2 au moins 94 %, FFP3 au moins 99 %, P3 au moins 99,95 %, le filtre se montant sur un demi-masque EN 140 ; notre règle contre la poussière de bois : FFP3 ou P3, FFP2 et P2 ne suffisent pas, FFP1 et P1 encore moins ; tableau 3 des filtres anti-gaz EN 14387 (type A au-dessus de 65 °C d’ébullition, AX en dessous et à usage unique, K pour l’ammoniac et les dérivés aminés) ; § 1.3.4, filtres combinés à double marquage ; annexe 3, facteurs de protection assignés conseillés par l’INRS : 10 pour un demi-masque à filtre P3, 30 pour un masque complet à filtre P3, 40 pour une cagoule ou un casque TH3 P
- INRS — Poussières de bois, ce qu’il faut retenir (nouvelle fenêtre) — cancérogène du groupe 1 du CIRC quel que soit le bois ; VLEP réglementaire contraignante de 1 mg/m³ sur 8 h (R. 4412-149) ; captage à la source en première mesure
- IARC — Monographs Volume 62, Wood Dust and Formaldehyde (1995) (nouvelle fenêtre) — la monographie qui classe la poussière de bois dans le groupe 1
- IARC — Monographs Volume 100C, Arsenic, Metals, Fibres, and Dusts (2012) (nouvelle fenêtre) — réévaluation des agents du groupe 1 : poussière de bois et silice cristalline (quartz, cristobalite) confirmées
- Légifrance — Code du travail, article R. 4412-149 (valeurs limites d’exposition professionnelle contraignantes) (nouvelle fenêtre) — bois (poussières de) : 1 mg/m³ sur 8 h ; silice cristalline, fraction alvéolaire, quartz : 0,1 mg/m³ ; version en vigueur au 10 avril 2026
- Hilti France — Aspirateurs de chantier classe L, classe M et classe H : quelle est la différence ? (nouvelle fenêtre) — classes de la norme EN 60335-2-69 : L pour les poussières de VLEP supérieure à 1 mg/m³, M (rétention 99,9 %) pour celles de VLEP supérieure ou égale à 0,1 mg/m³, sciure et poussière de bois comprises, H (99,995 %) pour les poussières cancérogènes ou pathogènes
- Prévention BTP — Atelier bois : réduire l’exposition aux poussières avec un aspirateur industriel (nouvelle fenêtre) — un filtre de classe M est adapté à l’aspiration des particules de bois : efficacité de filtration supérieure à 99,9 %, perméabilité maximale inférieure à 0,1 %
- MANN+HUMMEL — Filter classification, DIN EN 1822 (nouvelle fenêtre) — grades du média filtrant : H13 ≥ 99,95 %, H14 ≥ 99,995 % en valeur intégrale, mesurés à la taille de particule la plus pénétrante (MPPS), minimum d’efficacité du média ; nous en retenons que le grade du filtre est une autre référence que la classe de la machine et que la mesure ne se fait pas à 0,3 µm
- INRS — Base CarAtex, fiche « White-spirit », CAS 8052-41-3 (nouvelle fenêtre) — mise à jour avril 2018 ; inflammation sans flamme ni étincelle à partir de 180 °C, intervalle d’ébullition de 130 à 230 °C, point d’éclair 30-65 °C en coupelle fermée ; c’est la plus basse de ces températures parmi les solvants que le site relève pour cette liste, et notre règle en fait le seuil : une surface d’atelier — carter, résistance, conduit — l’atteint
- INRS — Fiche toxicologique n° 324, solvants aliphatiques en C9-C20 contenant des hydrocarbures aromatiques (nouvelle fenêtre) — white-spirit : filtre de type A, « combiné à un filtre P2 en cas d’activité générant des aérosols » dans les mots de la fiche ; notre lecture : ce P2 est la classe que la fiche donne à l’aérosol de solvant, et elle ne suffit pas hors de ce cas ; gants nitrile ou fluorés pour un contact prolongé, PVC ou néoprène pour un contact intermittent ou une éclaboussure, caoutchouc naturel et butyle à éviter ; la fiche renvoie la protection oculaire à la rubrique 8 de la FDS
- INRS — Fiche toxicologique n° 227, dipentène et isomères (d-limonène) (nouvelle fenêtre) — filtre de type A ; aspiration des vapeurs à leur source d’émission et ventilation des lieux de travail ; pour un contact prolongé, matériaux multicouches, élastomères fluorés ou PVC ; le caoutchouc nitrile est à éviter ; la fiche renvoie la protection oculaire à la rubrique 8 de la FDS ; point d’ébullition 178 °C, au-dessus du seuil du type A (EN 14387)
- INRS — Fiche toxicologique n° 110, acide oxalique (nouvelle fenêtre) — filtre de type P3 à la manipulation ; aspiration des poussières à leur source d’émission et ventilation des lieux de travail ; tous les matériaux de gants courants conviennent à un contact prolongé ; la fiche renvoie la protection oculaire à la rubrique 8 de la FDS et ne prescrit pas de manches longues, si bien que les lunettes-masque et les manches longues du bullet sont notre règle