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Entretien du Bois au Quotidien — Nourrir, Protéger et Embellir

Par : Équipe rédactionnelle InnovativeTechFusion

Parcours: Entretien du Bois — Fondamentaux

Leçon 2 sur 15

Nourrir, protéger, embellir : trois verbes que le commerce mélange et que ce guide sépare, parce qu’ils ne se font ni avec les mêmes produits ni dans le même but. Nourrir, c’est saturer les pores d’un corps gras qui durcit (les huiles ). Protéger, c’est poser un film de surface qui encaisse l’eau et les chocs (les cires). Embellir, c’est le lustrage qui révèle le veinage. Confondre les trois — cirer un bois qui demandait à être nourri, par exemple — explique la moitié des déceptions d’entretien.

Une idée fausse traverse presque tous les conseils glanés ici et là, et il faut la dissiper d’emblée : on n’entretient pas le bois pour l’imperméabiliser. Un meuble totalement scellé ne respire plus, emprisonne son humidité et finit par fendre. Le but réel d’une huile ou d’une cire est d’amortir les variations, pas de les interdire. Tout le reste de ce guide découle de ce principe.

Anatomie du bois : ce qu’il faut en retenir ici

Le détail anatomique est traité dans la leçon « Vue d’ensemble » du parcours ; ici, une seule conséquence pratique compte. Les bois à pores diffus (hêtre, érable, bouleau) ont une surface fermée qui boit peu ; les bois à zone poreuse (chêne, frêne, châtaignier) ouvrent de larges canaux qui boivent beaucoup. D’où la règle de dosage qui servira partout dans ce guide : comptez deux à trois couches d’huile sur un bois à grain fin, quatre à cinq sur un chêne à gros pores, et arrêtez-vous non pas à un nombre de couches mais au moment où le bois refuse d’absorber davantage. C’est le bois qui dit quand s’arrêter, pas la notice (https://fr.wikipedia.org/wiki/Bois).