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Musique, pas vacarme : écouter le galoubet-tambourin

Par : Équipe rédactionnelle InnovativeTechFusion

Parcours: Fêtes, marchés & traditions

Légende 2 sur 6

Un soir d’été, sur la place de Mireval-les-Oliviers, les gens sortent leurs chaises. La chaleur est retombée, la fontaine chante doucement, et les platanes font une grande ombre fraîche. Sandrine arrive avec Mémé Augustine et son carnet, comme toujours.

Lucien la suit, les mains dans les poches. « Une musicienne, paraît-il, dit-il en haussant les épaules. Un seul instrument. Ça va être vite ennuyeux. » Au milieu de la place, une femme accorde quelque chose. Sandrine la reconnaît : c’est Madame Bérénice, qui habite au bout du cours.

Elle tient deux objets à la fois. Dans une main, une petite flûte pas plus longue qu’un crayon. De l’autre côté, un long tambour étroit, pendu à son poignet.

« Qu’est-ce que c’est ? » demande Sandrine.

Madame Bérénice lève la petite flûte. « Ça, c’est le . Une flûte provençale à trois trous seulement. On en joue d’une seule main. » Puis elle soulève le tambour. « Et ça, c’est le  : un long tambour qu’on frappe de l’autre main, avec une baguette. »

Lucien fronce les sourcils. « Mais on ne peut pas faire les deux en même temps. »

« Regarde. » Madame Bérénice porte le galoubet à ses lèvres, sa main gauche danse sur les trois trous, et de la droite elle frappe le tambourin : tac… tac-tac… La mélodie file, claire et aiguë, tandis que le tambour bat dessous, régulier comme un cœur. Une seule personne, deux instruments, une vraie musique.

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