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Le marché du matin : choisir, sans gâcher

Par : Équipe rédactionnelle InnovativeTechFusion

Parcours: Fêtes, marchés & traditions

Légende 1 sur 6

Le jeudi, à Mireval-les-Oliviers, la place se réveille avant les gens. Quand Sandrine arrive, la main dans celle de Mémé Augustine, les camionnettes sont déjà rangées en cercle sous les platanes, et les marchands déplient leurs tréteaux dans un bruit de bois et de cageots. L’eau de la fontaine claque doucement. Ça sent le carton mouillé, la terre encore fraîche, et, plus loin, le pain chaud.

Sandrine tient son petit carnet, celui qu’elle garde toujours dans sa poche et où elle note tout. Aujourd’hui, Mémé lui a confié une mission — et le panier d’osier, celui qui ne se remplit qu’au marché. « Tu choisis le repas de ce soir, dit Mémé. Mais tu choisis bien. »

Lucien les rattrape en courant. Onze ans, les mains dans les poches, il a déjà son air de celui qui sait tout.

« Choisir, c’est facile, dit-il. On prend ce qu’on veut. Moi, je prendrais des fraises. »

Ils arrivent devant l’étal de Pascal le maraîcher. Avant tout, Mémé pose la main sur l’épaule de Sandrine : « On dit bonjour d’abord. Toujours. Ici, on n’achète pas comme dans un magasin : on se parle. »

« Bonjour Pascal ! » dit Sandrine. Pascal relève la tête, s’essuie les mains sur son tablier — les ongles noirs de terre, un sourire patient. « Bonjour, petite. Tu cherches quelque chose ? »

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