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Jeux & partages : la pétanque, et le cochonnet de bois

Par : Équipe rédactionnelle InnovativeTechFusion

Parcours: Fêtes, marchés & traditions

Légende 4 sur 6

L’après-midi, quand la grande chaleur retombe, la place de Mireval-les-Oliviers se remplit doucement. Sous les platanes, des hommes et des femmes lancent de petites boules d’acier qui brillent. Tac, les boules se cognent ; pof, elles retombent dans la poussière.

Sandrine s’approche avec son carnet, Lucien sur les talons ; Mémé Augustine les suit, son ouvrage à la main, et s’installe sur un banc à l’ombre pour les regarder jouer. « La , dit Lucien d’un ton sûr. Facile : on lance la boule le plus loin possible, et celui qui lance le plus fort a gagné. »

Un vieux monsieur, assis sur un banc, l’a entendu. Il rit doucement. Il s’appelle Aimé, et il joue ici depuis qu’il est tout petit. « Le plus fort ? Viens voir, jeune homme. Ce n’est pas du tout ça. »

Aimé sort de sa poche une toute petite boule de bois, pas plus grosse qu’une noix. « Ça, c’est le . Le but. » Il le lance à quelques pas, sur la terre. « Le jeu, ce n’est pas de lancer loin. C’est de poser sa boule le plus près possible de ce petit bois-là. »

Il montre à Sandrine comment se placer : les deux pieds bien serrés, dans un petit rond tracé au sol, sans bouger. « Pieds joints, tu ne sors pas du rond. C’est de là que vient le nom : ‘ pèd tanca ’, en provençal, ça veut dire ‘ pieds plantés ’. Pétanque. »

Sandrine essaie. Sa première boule roule trop loin. La deuxième s’arrête tout près du cochonnet. « C’est la tienne, la plus proche, dit Aimé. Pour l’instant, c’est toi qui as le . »

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