Le travail du bois, de la cire et des finitions traditionnelles impose tôt ou tard une question concrète : quel solvant pour diluer une cire, retirer une vieille encaustique, nettoyer un pinceau ou préparer un lustrant maison ? La tradition répond : essence de . Mais ce réflexe patrimonial masque un choix devenu plus large. Le rayon propose aujourd’hui plusieurs familles : terpènes naturels (térébenthine de pin, d’agrumes), alcools (éthanol dénaturé, isopropanol), dérivés pétroliers (white-spirit, désaromatisé ou non) et divers solvants polaires. Aucun n’est interchangeable : leurs propriétés physico-chimiques, leur toxicité, leur écotoxicité et leur inflammabilité divergent sensiblement, et c’est précisément ce que cet article met côte à côte.
L’analyse qui suit est documentaire : elle confronte, données publiques de référence à l’appui (fiches toxicologiques de l’INRS, inventaire C&L de l’ECHA, règlement CLP n° 1272/2008), les quatre solvants les plus courants en finition du bois et en encaustique amateur : l’essence de térébenthine (le classique), le d-limonène (l’alternative « verte »), l’éthanol dénaturé (le polyvalent) et le white-spirit (le pétrolier). L’objectif n’est pas de couronner un « meilleur » solvant universel, mais de dresser un comparatif qui laisse chacun choisir en connaissance de cause : selon l’usage (cire de meuble ? gomme-laque ? peinture à l’huile ? nettoyage d’outil ?), selon sa tolérance aux risques (santé, environnement, incendie) et selon le coût.
Le sujet est directement complémentaire de nos articles existants. Pour le risque incendie immédiat des chiffons imbibés d’huiles siccatives — risque qui s’applique à tous les solvants combinés à des huiles polymérisantes — voir notre dossier Combustion spontanée des chiffons huilés. Pour le cadre réglementaire européen des pictogrammes de danger (SGH/CLP) et la lecture des fiches de données de sécurité (), voir notre guide du règlement CLP. Pour la recette d’encaustique de référence à base de cire d’abeille et de térébenthine (ratio 1 : 3 en poids), voir notre fiche encaustique maison.
Précision méthodologique d’emblée. Cet article est une synthèse documentaire produite avec l’assistance d’un modèle de langage génératif, sur la base de sources publiques de référence (fiches toxicologiques de l’INRS — l’Institut national de recherche et de sécurité, organisme français de référence en prévention des risques professionnels —, inventaire C&L de l’ECHA, références CLP). Aucun protocole de laboratoire, aucun test toxicologique, aucune mesure de n’a été conduit par l’équipe. Les valeurs numériques citées (points d’éclair, points d’ébullition, mentions de danger CLP) sont reproduites depuis les fiches toxicologiques de l’INRS et l’inventaire de classification et d’étiquetage (C&L) de l’ECHA (European Chemicals Agency). Pour tout usage professionnel ou semi-professionnel, la consultation des fiches de données de sécurité (FDS) commerciales des produits effectivement employés est obligatoire et prime sur cet article de vulgarisation. Voir la note finale de méthodologie pour les références exactes.
Origine et fabrication
L’essence de térébenthine n’est pas un produit pétrolier moderne mais bien un dérivé direct du pin résineux, exploité depuis l’Antiquité. Le mot désigne d’abord l’oléorésine brute récoltée à partir des arbres résineux par la technique du gemmage (incisions de l’écorce pour faire couler la résine). L’essence de térébenthine proprement dite est le produit obtenu par à la vapeur de cette oléorésine : la fraction volatile (l’essence) se sépare de la fraction solide (la colophane, utilisée notamment en lutherie pour les archets).
Les pins exploités sont principalement le pin maritime (Pinus pinaster), le pin sylvestre (Pinus sylvestris), et plusieurs autres espèces régionales (Pinus palustris aux États-Unis, mélèzes, sapins). En France, la production traditionnelle landaise (massif des Landes de Gascogne) a quasiment disparu au début des années 1990 ; le marché européen est aujourd’hui largement approvisionné par importation, principalement depuis la péninsule ibérique, la Chine et l’Indonésie. L’essence de térébenthine a même connu un usage historique comme « propergol » pour le lanceur français Diamant A — anecdote qui rappelle son caractère hautement énergétique.
Composition chimique
Selon la fiche toxicologique n° 132 de l’INRS, les principaux constituants sont l’α-pinène (≥ 70 %) et le β-pinène (≤ 30 %), avec d’autres substances comme le camphène, le dipentène, le myrcène, le β-phéllandrène et le terpinéol. La même fiche précise que la composition peut varier d’un produit à l’autre, et que certaines essences de provenance étrangère contiennent des quantités non négligeables de Δ3-carène. L’α-pinène est un monoterpène bicyclique de formule C₁₀H₁₆, présent dans de nombreuses huiles essentielles (menthe, lavande, sauge, gingembre) et qui contribue à la signature olfactive « résineuse » caractéristique du produit.
Propriétés physico-chimiques
Les constantes physiques de l’essence de , telles que les donne sa fiche toxicologique n° 132 de l’INRS :
- : environ 35 °C (coupelle fermée). Cette valeur place la térébenthine en catégorie 3 du règlement CLP (liquides inflammables ; voir notre guide CLP).
- Point d’ébullition : 150 à 180 °C (intervalle reflétant la nature de mélange du produit).
- Densité : 0,86 à 0,87 g·cm⁻³ ; moins dense que l’eau (la térébenthine flotte).
- Solubilité : dans l’eau mais miscible à de nombreux solvants organiques ; solvant des graisses, des cires, des goudrons et des huiles.
- Volatilité : pression de vapeur 5 hPa à 20 °C et indice d’évaporation 0,4 (acétate de butyle = 1), une évaporation plus lente que celle de l’acétate de butyle ; densité de vapeur 4,6 à 4,8, des vapeurs plus denses que l’air.
Classification CLP et toxicité
Selon l’inventaire de classification et d’étiquetage (C&L) de l’ECHA et la fiche toxicologique n° 132 de l’INRS, les mentions de danger associées à l’essence de térébenthine incluent notamment :
- H226 — Liquide et vapeurs inflammables (catégorie 3 du CLP).
- H302 — Nocif en cas d’ingestion.
- H304 — Peut être mortel en cas d’ingestion et de pénétration dans les voies respiratoires (danger d’aspiration). Ce risque est majeur : une petite quantité avalée et passant dans les bronches peut provoquer une pneumopathie chimique grave. En cas d’ingestion : appeler tout de suite le 15 et faire transférer la personne à l’hôpital en ambulance médicalisée (INRS, FT 132) ; même si elle est consciente, ne rien lui faire boire et, conseil de prudence P331, ne pas la faire vomir, le liquide remonté passant dans les poumons ; si elle est inconsciente, la placer en position latérale de sécurité et la réanimer s’il y a lieu ; sinon, la garder au repos ; au besoin, avec des gants adaptés, retirer ses vêtements souillés et laver sa peau et ses yeux immédiatement et abondamment à grande eau, pendant au moins 15 minutes.
- H312 — Nocif par contact cutané.
- H315 — Provoque une irritation cutanée.
- H317 — Peut provoquer une allergie cutanée (sensibilisation).
- H319 — Provoque une sévère irritation des yeux.
- H332 — Nocif par inhalation.
- H411 — Toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme.
Le profil toxicologique de la térébenthine cumule donc toutes les mentions de danger de son entrée harmonisée du CLP : inflammabilité (H226), toxicité aiguë par inhalation, par contact cutané et par ingestion (H332, H312, H302), danger d’aspiration majeur (H304), irritation des yeux (H319) et de la peau (H315), sensibilisation cutanée (allergies cutanées rares selon la FT 132, surtout avec les essences riches en Δ3-carène) sous la mention H317, et toxicité aquatique chronique (H411). La limite d’exposition professionnelle américaine OSHA est de 100 ppm sur 8 heures (OSHA PEL), et le seuil de danger immédiat pour la vie et la santé est fixé à 800 ppm.
On observe par ailleurs que « son usage comme solvant dans les nations industrialisées a été largement remplacé par les substituts pétroliers bien moins coûteux comme le white-spirit » — un constat qui contextualise pourquoi la térébenthine, malgré sa noblesse traditionnelle, n’est plus le solvant dominant en France hors restauration patrimoniale et marché artisanal de niche.
Origine et fabrication
Le est un monoterpène cyclique présent en abondance dans l’écorce des agrumes (citrons, oranges, pamplemousses, mandarines). Selon la fiche toxicologique n° 227 de l’INRS, le d-limonène et son isomère optique « existent naturellement dans de nombreuses huiles essentielles et dans la peau des oranges et des citrons ». Cette origine végétale confère au d-limonène une image « écologique » et « renouvelable » qui mérite cependant d’être nuancée, comme nous le verrons plus bas.
Deux énantiomères existent : le d-limonène (R-(+)-limonène) majoritaire dans les agrumes, et le l-limonène (S-(–)-limonène) présent par exemple dans l’eucalyptus et la menthe. Le d-limonène et le dipentène, mélange des deux isomères optiques, sont tous deux vendus comme solvants (FT 227), sous deux entrées distinctes de l’annexe VI du règlement CLP, et un nom commercial ne dit pas laquelle s’applique. Le dipentène racémique relève de l’entrée 601-029-00-7, qui porte la note C : le fournisseur doit préciser la forme commercialisée.
Propriétés physico-chimiques
D’après la fiche toxicologique n° 227 de l’INRS, dont les constantes sont celles du dipentène, le mélange du et de son isomère optique :
- : 45 °C (coupelle fermée). Cette valeur, plus élevée que celle de la , rend le d-limonène moins immédiatement inflammable dans une atmosphère d’atelier tempérée — mais il reste en catégorie 3 du CLP (H226).
- Point d’ébullition : 178 °C.
- Densité : 0,84 à 20 °C ; flotte sur l’eau.
- Solubilité : pratiquement dans l’eau, dans l’éthanol et l’éther diéthylique.
- Odeur : citronnée, relativement agréable.
Classification CLP et toxicité
Le d-limonène porte, à l’entrée 601-096-00-2 de l’annexe VI du règlement CLP, la classification harmonisée suivante, chaque mention de danger avec sa classe, puis la mention d’étiquetage H410 ; son étiquette porte H226, H315, H317, H304 et H410, et l’entrée fixe un facteur M = 1 :
- H226 — Liquide et vapeurs inflammables (Flam. Liq. 3).
- H315 — Provoque une irritation cutanée (Skin Irrit. 2).
- H317 — Peut provoquer une allergie cutanée (Skin Sens. 1B). Selon la fiche toxicologique n° 227 de l’INRS, la sensibilisation serait imputable aux dérivés oxydés que forme l’auto-oxydation du d-limonène, des hydroperoxydes et la carvone : un échantillon laissé deux mois à l’air donne des réactions positives dans tous les tests, si bien que l’allergénicité croît avec l’exposition du produit à l’air.
- H304 — Peut être mortel en cas d’ingestion et de pénétration dans les voies respiratoires. Sa classe est Asp. Tox. 1. La mention figure dans la classification harmonisée de l’annexe VI, et non parmi les seules mentions notifiées par des déclarants : la forme (d) vendue comme solvant la porte.
- H400 — Très toxique pour les organismes aquatiques (Aquatic Acute 1).
- H412 — Nocif pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme (Aquatic Chronic 3).
- H410 — Très toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme (mention portée par l’étiquette).
Le paradoxe « vert » : une écotoxicité aquatique H410 plus sévère
Le point d’attention le plus important — et le plus régulièrement omis dans la communication marketing autour des solvants d’agrumes — concerne l’écotoxicité aquatique. La mention H410 du d-limonène (« Très toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme ») est plus sévère que la mention H411 (« Toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme ») de la térébenthine. En d’autres termes, sur l’axe « rejet dans le milieu aquatique » (eaux usées, rinçage de pinceaux à l’évier, dispersion accidentelle en milieu naturel), le d-limonène est plus dangereux que la térébenthine.
Cette mention n’est pas une notification isolée : elle figure dans la colonne d’étiquetage de l’entrée harmonisée, celle que reproduit le bidon. Ce constat ne disqualifie pas le d-limonène — il reste un solvant utile — mais il invite à une vigilance écologique élevée sur la gestion des effluents et des chiffons imbibés. Une étiquette « verte » ne signifie pas « sans danger pour la nature ».
Le (+)-limonène est par ailleurs utilisé comme insecticide botanique (il est notamment employé en biopesticide) — usage qui souligne la bioactivité non négligeable du composé sur le vivant.
Origine et nature
L’éthanol (C₂H₅OH) est le solvant polaire le plus largement disponible et le moins coûteux à grande échelle. Il est produit par fermentation alcoolique de matières premières renouvelables (céréales, betterave sucrière, canne à sucre, et de plus en plus cellulose lignocellulosique). L’alcool dénaturé est de l’éthanol additionné de divers produits qui le rendent impropre à la consommation : en France, le procédé général de dénaturation lui fait contenir 3,5 % de méthylène-Régie, produit de la carbonisation du bois qui contient environ 65 % de méthanol, des cétones et des impuretés pyrogénées, et 1 % de 2-propanol ; des procédés spéciaux peuvent être autorisés pour des usages particuliers (FT 48). Le but : faciliter la commercialisation hors régime fiscal de l’éthanol de bouche, sans dégrader les propriétés de solvant. Conséquence pour l’étiquette : le danger d’un alcool dénaturé est celui de l’éthanol plus celui du dénaturant, et deux bidons portant le même nom peuvent porter deux étiquettes différentes.
Propriétés physico-chimiques
Les constantes physiques de l’éthanol, telles que les donne sa fiche toxicologique n° 48 de l’INRS :
- Point d’éclair : 13 °C pour l’éthanol pur (100 %) ; 17 °C pour l’éthanol à 95 % vol ; 21 °C pour l’éthanol à 70 % vol ; 49 °C pour 10 % vol et 62 °C pour 5 % vol. L’éthanol est donc plus inflammable que la térébenthine et le d-limonène à concentration élevée. Sa catégorie CLP est la catégorie 2 (« liquide très inflammable »), plus sévère que la catégorie 3 des terpènes.
- Point d’ébullition : 78 °C (INRS, fiche toxicologique n° 48).
- Densité : 0,789 g·cm⁻³.
- Solubilité : miscible avec l’eau en toutes proportions — propriété unique parmi les solvants traités ici, qui simplifie considérablement la dilution et le nettoyage.
- Volatilité : élevée, évaporation rapide à température ambiante.
Classification CLP et toxicité
Selon l’inventaire C&L de l’ECHA, le profil CLP de l’éthanol combine une classification harmonisée, Flam. Liq. 2 (H225), et des classes notifiées par des déclarants dans 34 notifications actives. Les plus notifiées après H225 sont Eye Irrit. 2 (H319), dans 25 notifications qui réunissent 48,04 % des déclarants, Acute Tox. 4 par voie orale (H302) pour 16,20 %, STOT SE 2 (H371) pour 16,18 %, STOT SE 1 (H370) pour 8,10 % et Carc. 1B (H350) pour 8,09 %. Les mentions qui suivent n’en sont qu’une sélection :
- H225 — Liquide et vapeurs très inflammables (catégorie 2 du CLP).
- H302 — Nocif en cas d’ingestion (mention notifiée par des déclarants à l’inventaire C&L, non harmonisée). Aucune dose orale n’est présentée ici comme sans effet, pas même pour de petites quantités d’éthanol de bouche : un seuil de toxicité aiguë n’est pas un seuil d’innocuité. L’ingestion accidentelle d’un alcool dénaturé au méthanol, elle, peut être mortelle.
- H331 — Toxique par inhalation (Acute Tox. 3) : deux groupes de déclarants de l’éthanol à l’inventaire C&L, à 0,01 % chacun, notifient cette mention, non harmonisée. La fiche toxicologique FT 48 de l’INRS juge faible la toxicité aiguë de l’éthanol par inhalation.
- Note cancérogénicité : l’entrée harmonisée de l’éthanol, 603-002-00-5 à l’Annexe VI du règlement (CE) 1272/2008, ne porte que Flam. Liq. 2 / H225. H350 n’y figure pas, mais quatre groupes de déclarants la notifient à l’inventaire C&L, dont un, qui réunit 8,08 % des déclarants, sous la classe Carc. 1B par inhalation ; la fiche toxicologique FT 48 de l’INRS relève qu’il n’y a pas de donnée concernant les risques cancérogènes liés à l’inhalation répétée d’éthanol.
- Note : l’éthanol ne possède pas la mention H304 — il ne représente pas de danger d’aspiration au sens du CLP, contrairement à la et au white-spirit. C’est un avantage relatif pour la sécurité d’usage atelier.
Usages typiques en finition
L’éthanol dénaturé est le solvant de référence pour dissoudre la gomme-laque (shellac) — résine sécrétée par l’insecte Kerria lacca et utilisée historiquement pour les vernis au tampon en ébénisterie. L’éthanol est traditionnellement le solvant de l’ébéniste pour ses vernis à la gomme laque. Aucun autre solvant traité dans cet article ne dissout la gomme-laque efficacement : la térébenthine, le et le white-spirit sont inadaptés à cet usage.
Autres usages courants : nettoyage des pinceaux à vernis à la gomme-laque, dégraissage de surfaces avant collage, formulation de produits cosmétiques et pharmaceutiques, désinfection ponctuelle (à concentration ≥ 70 % vol). L’élimination de l’éthanol usé passe par la déchèterie, filière DDM : ni évaporation, ni dilution à l’évier.
Origine et nature
Le white-spirit (ou « essence minérale ») est un produit raffiné de la du pétrole. Le nom couvre une coupe, dont la composition suit le raffinage : l’INRS la traite par deux fiches toxicologiques, la n° 324 (coupes aromatiques) et la n° 325 (désaromatisées), qui portent toutes deux « white spirit » en synonyme.
- Fraction aromatique : 2 à 25 % (fiche n° 324), jusqu’à 30 % pour une coupe.
- Moins de 2 % pour les désaromatisées de la fiche n° 325, d’où leur toxicité chronique plus faible.
- Le reste : n-alcanes, isoalcanes et hydrocarbures cycliques, de C₉ à C₂₀.
Propriétés physico-chimiques
Le grade décide du . Valeurs de la base CarAtex de l’INRS ; les deux fiches donnent des bornes par coupe :
- Point d’éclair en coupelle fermée du white-spirit de CAS 8052-41-3 : 30 à 65 °C selon le grade (CarAtex). Bornes des fiches : > 23 °C (n° 324), > 36 °C en C₉ à C₁₂ et > 70 °C en C₁₃ à C₂₀ (n° 325).
- Température d’auto-inflammation : 180 °C (CarAtex), > 200 °C sur les deux fiches. C’est elle qui commande la précaution : un carter ou une résistance d’atelier atteignent 180 °C.
- Densité : 0,75 à 0,85 à 15 °C (n° 324, et n° 325 en C₉ à C₁₂) ; 0,79 à 0,95 en C₁₃ à C₂₀.
- Solubilité : dans l’eau, miscible aux solvants organiques.
- Odeur : pétrolière, atténuée pour les désaromatisées.
Classification CLP et toxicité
Les fiches n° 324 et n° 325 séparent deux couches : la classification harmonisée de l’annexe VI, et l’auto-classification du fournisseur. La n° 324 donne la première pour le naphta lourd hydrodésulfuré (entrée 649-330-00-2, CE 265-185-4), la n° 325 pour le naphta lourd hydrotraité, qu’elle nomme aussi « white spirit désaromatisé » (entrée 649-327-00-6, CE 265-150-3).
- Harmonisé (annexe VI), dans l’ordre des fiches et avec la note P : Asp. Tox. 1 (H304), Muta. 1B (H340), Carc. 1B (H350) et STOT RE 1 (H372, système nerveux central) sur la n° 324 ; Asp. Tox. 1 (H304), Muta. 1B (H340) et Carc. 1B (H350) sur la n° 325. Sur les deux entrées, la note P garde H350 et H340 sur toute coupe dont la teneur en benzène n’a pas été établie sous 0,1 % m/m ; cette teneur établie, la classification cancérogène et mutagène suit le titre II du règlement, et la note fixe au minimum ses conseils de prudence si la coupe n’est alors classée ni cancérogène ni mutagène.
- H304, danger d’aspiration : harmonisé sur les deux fiches, comme pour la térébenthine.
- H372, effets graves après expositions répétées, système nerveux central : harmonisé sur l’étiquette de la n° 324, absent de celle de la n° 325, où il figure parmi les dix dangers que des fournisseurs proposent d’ajouter en auto-classification.
- H226 (inflammabilité) et H336 (« Peut provoquer somnolence ou vertiges ») : auto-classification des fournisseurs de white-spirit sur les deux fiches, jamais l’annexe VI. La du bidon fait foi.
Le profil du white-spirit est dominé par la toxicité chronique : pour les coupes aromatiques, l’annexe VI nomme le système nerveux central comme organe cible. Ce dérivé fossile ajoute un argument environnemental à la comparaison.
Usages typiques en finition
Le white-spirit est le solvant dominant du marché grand public pour la dilution des peintures à l’huile (peintures glycérophtaliques, lasures), des vernis polyuréthanes traditionnels et le nettoyage des pinceaux à peinture huile. Il est couramment employé pour la dilution des peintures, vernis et encres d’imprimerie. Pour les cires et la formulation d’encaustique, il peut remplacer la mais n’apporte pas la même qualité de pénétration ni le même rendu olfactif et patrimonial.
Tableau comparatif synthétique — Le récapitulatif ci-dessous synthétise les caractéristiques principales des quatre solvants. Aucun n’est « meilleur » dans l’absolu : chacun a un domaine d’usage privilégié et un profil de risque spécifique.
- (coupelle fermée) — Térébenthine : 35 °C — : 45 °C — Éthanol dénaturé : 13 °C (pur) ; 21 °C (70 %) — White-spirit : supérieur à 23 °C selon la coupe (n° 324) ; 30 à 65 °C pour le CAS 8052-41-3.
- Catégorie CLP inflammabilité — Térébenthine : 3 (H226) — d-Limonène : 3 (H226) — Éthanol : 2 (H225, très inflammable) — White-spirit : 3 (H226), auto-classifiée ; hors catégorie au-delà de 60 °C.
- Danger d’aspiration (H304) — Térébenthine : oui, harmonisé — d-Limonène : oui, harmonisé — Éthanol : non — White-spirit : oui, harmonisé.
- Sensibilisation cutanée (H317) — Térébenthine : Oui — d-Limonène : Oui (limonène oxydé surtout) — Éthanol : non harmonisée ; trois groupes de déclarants à 0,01 % chacun la notifient — White-spirit : aucune sensibilisation cutanée (n° 324).
- Toxicité chronique pour les organes cibles (H372) — Térébenthine : Non — d-Limonène : Non — Éthanol : non harmonisée ; sept groupes de déclarants la notifient, 0,12 % des déclarants en tout — White-spirit : oui (coupes aromatiques, n° 324), non (désaromatisées, n° 325).
- COV et air intérieur — Les quatre sont des composés organiques volatils : tout le solvant appliqué finit dans l’air. Térébenthine : vapeurs plus lourdes que l’air. d-Limonène : dérivés oxydés sensibilisants, des hydroperoxydes, qui se forment à l’air. Éthanol : évaporation la plus rapide. White-spirit : effets narcotiques des coupes en C9-C10 (n° 324), H336 en auto-classification.
- Écotoxicité aquatique — Térébenthine : H411 chronique — d-Limonène : Aquatic Acute 1 (H400) et Aquatic Chronic 3 (H412), étiqueté H410 par le facteur M = 1 — Éthanol : aucune classe harmonisée ; sept groupes de déclarants, 0,25 % des déclarants en tout, notifient H411, H412 ou H400 et H410 — White-spirit : Variable selon grade.
- Origine — Térébenthine : Renouvelable (pin) — d-Limonène : Renouvelable (sous-produit jus d’orange) — Éthanol : Renouvelable (fermentation) — White-spirit : Fossile (pétrole).
- Miscibilité eau — Térébenthine : Non — d-Limonène : Non — Éthanol : Oui, toutes proportions — White-spirit : Non.
- Coût relatif (grand public) — Térébenthine : Moyen à élevé — d-Limonène : Moyen à élevé — Éthanol : Faible — White-spirit : Faible.
Choisir selon le contexte d’usage — quelques recommandations, à pondérer par la disponibilité locale et le budget :
- Pour la formulation d’encaustique traditionnelle (cire d’abeille + solvant) : reste le choix de référence patrimoniale (cohérence historique, pénétration, rendu olfactif). Le est une alternative acceptable, à condition d’accepter son écotoxicité aquatique supérieure (H410 contre H411 pour la térébenthine) et une tenue plus variable, liée à l’oxydation. Voir notre recette d’encaustique maison pour les ratios et le protocole.
- Pour la dilution et l’application de gomme-laque (shellac) : éthanol dénaturé exclusivement. Les terpènes et le white-spirit sont chimiquement inadaptés à cet usage.
- Pour la dilution de peinture à l’huile (peinture glycérophtalique, lasure traditionnelle) : white-spirit est le solvant standard du marché grand public, le moins coûteux et le plus largement disponible. La térébenthine est l’alternative patrimoniale pour les restaurateurs et les peintres souhaitant respecter une formule historique. Éviter le d-limonène pour les peintures contenant des huiles polymérisantes : la combinaison peut altérer la cinétique de séchage et la qualité du film.
- Pour le nettoyage de pinceaux et d’outils : tous les solvants fonctionnent, à condition d’adapter le solvant à la nature du produit nettoyé (alcool pour gomme-laque ; térébenthine ou white-spirit pour peinture huile ; d-limonène pour cires et résines naturelles). Privilégier le solvant ayant le profil de risque le plus tolérable selon le contexte (ventilation, présence d’enfants, sensibilité respiratoire de l’opérateur).
- Pour le décirage d’un meuble ancien : térébenthine reste très efficace en application sur chiffon ; le d-limonène est aujourd’hui couramment proposé en produits commerciaux « décireurs verts ». Tester impérativement sur une zone discrète avant traitement complet, certaines patines anciennes pouvant réagir différemment selon le solvant. Équipements de protection : voir la section « Équipements de protection individuelle (EPI), captage et premiers gestes » de cette leçon.
- Pour décaper une peinture ou un vernis ancien : l’INRS privilégie la dépose ou le démontage du support chaque fois que c’est possible ; sinon, le procédé se choisit selon le support et son émission de poussières (ED 6374, § 5.2.1, tableau 1). Décapants chimiques : leur emploi est décrit dans « Restaurer les meubles anciens ». Au décapeur thermique, thermostat réglé sous 450 °C (ED 6374, § 6.6) et, notre règle, jamais sur un support encore imprégné de solvant : sa buse souffle plus chaud que l’auto-inflammation de la térébenthine (Bosch, GHG 20-60 ; FT 132).
Une règle de prudence transversale : aucun solvant ne se manipule sans précautions de base. Toujours prévoir, ensemble, une aspiration des vapeurs à leur source et une ventilation du local, comme l’écrivent les fiches toxicologiques n° 132 et n° 227 de l’INRS. Porter des gants choisis selon le solvant, la fiche toxicologique de l’INRS faisant foi : nitrile, élastomère fluoré ou multicouche pour l’essence de , dont la fiche n° 132 écarte le caoutchouc naturel (latex), le butyle, le néoprène et le PVC ; multicouche, élastomère fluoré ou PVC pour le , dont la fiche n° 227 écarte le nitrile. Porter des lunettes de protection. Tenir hors de portée des enfants et des animaux. Ne jamais combiner solvants et flammes vives, étincelles électriques, cigarettes ou points chauds : une surface à 180 °C suffit, le white-spirit s’enflammant de lui-même dès 180 °C (CarAtex) et l’essence de térébenthine entre 220 et 255 °C (fiche toxicologique n° 132). Deux points valent pour les deux solvants d’atelier mis en balance ici : l’essence de térébenthine et le d-limonène portent l’un comme l’autre la mention H304, « peut être mortel en cas d’ingestion et de pénétration dans les voies respiratoires », de sorte que remplacer l’un par l’autre laisse ce danger intact — en cas d’ingestion, le conseil de prudence P331, NE PAS faire vomir, vaut pour les deux. Aucun des deux ne se transvase dans une bouteille alimentaire ni ne se rince à l’évier : sur l’axe aquatique, c’est l’alternative d’agrumes qui est la plus chargée, H410 contre H411.
Élimination responsable et stockage — Une dimension trop souvent négligée concerne la fin de vie des solvants usagés et des chiffons imbibés. Aucun solvant traité dans cet article ne doit être versé à l’évier, jeté en poubelle ordinaire ou évacué dans les eaux pluviales. Cette règle se justifie à trois titres :
- Réglementation : les solvants usagés sont classés « déchets dangereux des ménages » (DDM) en France et relèvent de la filière de collecte en déchèterie ou en éco-organisme spécialisé (EcoDDS pour les particuliers).
- Écologie : l’écotoxicité aquatique (H410 du d-limonène, H411 de la térébenthine) impose un confinement et une élimination contrôlée pour éviter la contamination des cours d’eau et des nappes phréatiques. Voir notre guide CLP pour le cadre des phrases P (P501 : éliminer le contenu/récipient dans une déchèterie, filière des déchets dangereux des ménages).
- Sécurité incendie : les chiffons imbibés de térébenthine ou de white-spirit combinés à des huiles siccatives (lin, tung) peuvent présenter un risque de combustion spontanée. Deux voies de mise au rebut, exclusives l’une de l’autre : les immerger dans un récipient métallique fermé rempli d’eau, la voie à privilégier ; ou, à défaut de point d’eau, les étendre à plat sur une surface incombustible. Dans les deux cas, élimination en déchèterie, filière DDM.
Pour le stockage en atelier amateur :
- Conserver dans les bidons d’origine, parfaitement étanches et étiquetés, rangés en position verticale.
- Stocker dans un local frais, ventilé, à l’écart de toute source de chaleur ou d’ignition (chaudière, radiateur, fours, prises électriques).
- Maintenir hors de portée des enfants et des animaux ; idéalement dans un placard fermé à clé pour les ateliers familiaux.
- Ne pas transvaser dans des bouteilles alimentaires (risque d’ingestion accidentelle catastrophique, en particulier avec un produit présentant H304 — danger d’aspiration).
- Limiter les quantités stockées au strict nécessaire : l’inventaire d’un atelier amateur ne devrait pas dépasser quelques litres au total, toutes substances confondues.
Pour les usages professionnels (artisans, restaurateurs, peintres en bâtiment), la réglementation française (Code du travail, articles R.4412 et suivants) impose la rédaction d’un Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) et la mise en œuvre de mesures de prévention proportionnées (ventilation forcée, équipements de protection individuelle, fiches de poste, formation). L’INRS (nouvelle fenêtre) publie des guides détaillés (collection ED) sur la prévention du risque chimique applicables à ces situations.
Équipements de protection individuelle (EPI), captage et premiers gestes
- Vapeurs d’un solvant bouillant au-dessus de 65 °C : demi-masque EN 140 à filtre de type A (EN 14387), aspiration des vapeurs à la source et ventilation du local (ED 6106) ; , 150 à 180 °C (FT 132), white-spirit, 130 à 230 °C (CarAtex), filtre A (FT 324), , 178 °C (FT 227) ; notre règle : classe 2, et dehors.
- Alcool à brûler français, dénaturé au méthanol (FT 48 ; 64,5 °C, FT 5) : dans tous les cas, aspiration des vapeurs à la source et ventilation du local ; si un appareil filtrant est porté, filtre AX (FT 5), celui des solvants à bas point d’ébullition ; l’éthanol seul (78 °C, FT 48) relève du type A, notre règle en classe 2.
- Gants pour l’alcool à brûler : butyle (FT 48, FT 5) ; à éviter, caoutchouc naturel, PVC et nitrile (FT 5), alcool polyvinylique (FT 48) ; le nitrile ne vaut qu’en contact intermittent pour l’éthanol seul (FT 48).
- Un masque jetable FFP (EN 149), FFP2 comme FFP3, n’offre aucune protection contre les vapeurs de solvant.
- Poussière de bois, cancérogène du groupe 1 du CIRC (1995 ; 100C, 2012), VLEP contraignante 1 mg/m³ (R. 4412-149) : FFP3 (EN 149, au moins 99 %) ou P3 (EN 143, 99,95 %) ; notre règle : FFP2 et P2 ne suffisent pas.
- Captage à la source : ponceuse ou bordureuse raccordée à un aspirateur de classe M (classe de la machine, EN 60335-2-69) ; filtre H13 ou H14 (EN 1822), au MPPS ; ni aspirateur ménager, ni balayage à sec, ni soufflette, notre règle.
- Gants pour la térébenthine : nitrile, fluoré ou multicouche, jamais caoutchouc naturel, butyle, néoprène ni PVC (FT 132).
- Gants pour le white-spirit : nitrile ou fluoré, PVC ou néoprène en contact intermittent ou en éclaboussure, jamais caoutchouc naturel ni butyle (FT 324).
- Gants pour le d-limonène : multicouche, fluoré ou PVC, jamais nitrile (FT 227).
- Peinture ancienne, avant tout décapage thermique, chimique ou mécanique : une construction d’après 1948 ne garantit pas l’absence de peinture au plomb (ED 6374, § 2, annexe 1) ; on fait mesurer la peinture, le CREP visant le logement d’avant 1949 (CSP, L. 1334-6).
- Décapage d’une peinture au plomb : dépose ou démontage du support chaque fois que possible, sinon le procédé se choisit, après le test, selon le support et son émission de poussières (ED 6374, § 5.2.1, tableau 1) ; au chimique, gel sous un film, zone ventilée pour un décapant à solvant, déchets ramassés à l’avancement (§ 6.8) ; au thermique, thermostat sous 450 °C, jamais brûler la peinture, écailles humidifiées ou aspirées en classe H, gants anti-chaleur (ED 6374, § 6.6).
- Décapage thermique, protection respiratoire : casque TH3 à ventilation assistée, filtre A2P (ED 6374, § 6.6) ; le tableau 2 n’ouvre le FFP3 jetable ou le P3 que sous une heure ET sous 10 × VLEP, contre la poussière seule.
- Décapage thermique, notre règle, vapeurs comprises : jamais un FFP3 jetable, demi-masque ou masque complet à filtre combiné A2P3 ; c’est, face au casque TH3 du § 6.6 (ED 6106, annexe 3), un facteur de protection assigné plus bas.
- Ponçage d’une peinture au plomb : outil à captage intégré, relié à une centrale haute dépression ou, à défaut, à un aspirateur de classe H (EN 60335-2-69), qui nettoie aussi la zone (ED 6374, § 5.2.2-5.2.3, § 6.5).
- Grattage d’une peinture au plomb : support brumisé et déchets ramassés humides au fur et à mesure de l’avancement, en sacs étanches (ED 6374, § 6.5).
- Ni flamme, ni surface ou jet d’air à 180 °C près d’un solvant : le white-spirit s’enflamme seul dès 180 °C (CarAtex), la térébenthine dès 220 à 255 °C (FT 132).
- Buse d’un décapeur thermique : 50 à 630 °C (Bosch, GHG 20-60) ; l’outil reste chaud après l’arrêt, support stable avant rangement.
- Térébenthine, white-spirit ou d-limonène avalé (H304) : on appelle aussitôt le 15, fait transférer la personne à l’hôpital en ambulance médicalisée, et même si la personne est consciente, ne fait jamais boire ni vomir.
- Si la personne qui a ingéré ce solvant est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité et la réanime s’il y a lieu ; consciente, on la garde au repos.
- Au besoin, après ce solvant ingéré : on retire ses vêtements souillés, les mains gantées, et lave sa peau et ses yeux aussitôt et abondamment à grande eau au moins 15 minutes.
- Alcool à brûler ou méthanol avalé : on appelle aussitôt le 15 ou le centre antipoison et fait transférer la personne à l’hôpital sans attendre les signes tardifs du méthanol.
- Si la personne qui a ingéré cet alcool est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité et la réanime s’il y a lieu ; consciente, on fait rincer la bouche à l’eau et ne fait ni boire ni vomir.
- Peinture au plomb avalée : on appelle aussitôt le 15 ou le centre antipoison et fait transférer la personne à l’hôpital.
- Si la personne qui a ingéré cette peinture est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité et la réanime s’il y a lieu ; consciente, on fait rincer la bouche à l’eau et ne fait ni boire ni vomir.
- Un solvant dans l’œil : on ôte d’abord les lentilles de contact, rince immédiatement et abondamment au moins 15 minutes à l’eau courante, paupières bien écartées, et consulte un ophtalmologiste en cas d’irritation en lui signalant leur port.
- d-limonène dans l’œil : on ôte d’abord les lentilles de contact, rince immédiatement et abondamment au moins 15 minutes à l’eau courante et consulte un ophtalmologiste en cas d’irritation.
- White-spirit dans l’œil : on retire les vêtements souillés, les mains gantées, ôte d’abord les lentilles de contact, lave l’œil immédiatement et abondamment au moins 15 minutes à grande eau et consulte un ophtalmologiste en cas d’irritation ou si la contamination est étendue ou prolongée.
- Peinture au plomb dans l’œil : on retire les vêtements souillés, rince immédiatement et abondamment au moins 15 minutes à l’eau courante en ôtant les lentilles de contact pendant le rinçage, et consulte un ophtalmologiste en cas d’irritation.
- Térébenthine sur la peau : on appelle rapidement le centre antipoison, retire les vêtements souillés, les mains gantées, lave immédiatement et abondamment la peau à grande eau au moins 15 minutes et consulte sans tarder en cas d’irritation ou de contact étendu ou prolongé.
- Un solvant sur la peau : on retire les vêtements souillés, les mains gantées, lave immédiatement et abondamment la peau à grande eau au moins 15 minutes et consulte un médecin en cas d’irritation ou de contact étendu ou prolongé.
- Peinture au plomb sur la peau : on retire les vêtements souillés, rince immédiatement et abondamment la peau à l’eau courante au moins 15 minutes et consulte un médecin en cas d’irritation.
- Fumées ou poussières de plomb respirées : on appelle aussitôt le 15 ou le centre antipoison, fait transférer la personne à l’hôpital et la met hors de la zone polluée en se protégeant.
- Si la personne qui a respiré ces fumées ou poussières est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité et la réanime s’il y a lieu ; consciente, on la garde au repos.
- Au besoin, après ces fumées ou poussières : on retire ses vêtements souillés, les mains gantées, et lave sa peau et ses yeux aussitôt et abondamment à grande eau au moins 15 minutes.
- Vapeurs de térébenthine, de white-spirit ou de d-limonène respirées : on appelle rapidement le centre antipoison et met la personne hors de la zone polluée en se protégeant.
- Alcool à brûler inhalé : on met la personne hors de la zone polluée en se protégeant.
- Si la personne qui a respiré ces vapeurs est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité et la réanime s’il y a lieu ; consciente, on la garde au repos.
- Au besoin, après ces vapeurs : on retire ses vêtements souillés, les mains gantées, et lave sa peau et ses yeux aussitôt et abondamment à grande eau au moins 15 minutes ; en cas de symptômes, on consulte rapidement un médecin.
Sources et lectures complémentaires — Cet article s’appuie sur les sources publiques suivantes, chacune ouverte et lue à son adresse officielle : à la publication pour les sources de la rédaction initiale ; le 22 septembre 2026 pour celles qu’ajoute la section « Équipements de protection individuelle (EPI), captage et premiers gestes » et pour les sources du captage et de la poussière de bois qu’y ajoute le décapage thermique, la notice Bosch comprise ; le 28 septembre 2026 pour la brochure ED 6374 ; le 29 septembre 2026 pour les fiches toxicologiques n° 5, 48, 132, 227 et 324 de l’INRS, relues pour les premiers gestes, et pour les deux textes de Légifrance, l’article R. 4412-149 du Code du travail et les articles L. 1334-5 à L. 1334-7 du Code de la santé publique ; le 5 octobre 2026 pour l’inventaire C&L de l’ECHA, lu notification par notification pour l’éthanol ; le 12 octobre 2026 pour la fiche CarAtex du white-spirit ; le 4 octobre 2026 pour la fiche toxicologique n° 59 de l’INRS, lue pour les premiers gestes. Les valeurs numériques et mentions CLP sont reproduites depuis les fiches toxicologiques de l’INRS et l’inventaire C&L de l’ECHA ; pour tout usage professionnel, la consultation des fiches de données de sécurité () commerciales et des fiches toxicologiques INRS du produit effectivement employé est obligatoire et prime sur cet article de synthèse.
Sources
- INRS — Fiches toxicologiques (base de données) (nouvelle fenêtre) — index des fiches toxicologiques ; l’essence de térébenthine y est traitée par la fiche n° 132 et l’éthanol par la fiche n° 48. Les deux fiches qui couvrent les white-spirits sont citées séparément ci-dessous.
- ECHA — fiche substance « Turpentine, oil », CAS 8006-64-2, EC 232-350-7 (nouvelle fenêtre) — le dossier de l’essence de térébenthine : mentions H harmonisées (l’annexe VI ne porte pas de conseils de prudence) et mentions notifiées à l’inventaire C&L. Les trois autres solvants comparés ici ont chacun leur fiche — le d-limonène (CAS 5989-27-5) et l’éthanol (CAS 64-17-5) ont eux aussi une entrée à l’annexe VI, tandis que la classification des white-spirits varie avec le grade de raffinage.
- EUR-Lex — Règlement (CE) n° 1272/2008 (CLP), version consolidée en vigueur au 1er juillet 2026, Annexe VI (nouvelle fenêtre) — classifications harmonisées, classes de danger, mentions H et P, pictogrammes SGH ; base juridique de l’étiquetage des solvants.
- NIOSH — Pocket Guide to Chemical Hazards (nouvelle fenêtre) — valeurs limites d’exposition professionnelle et IDLH ; térébenthine : PEL OSHA 100 ppm sur 8 h, IDLH 800 ppm.
- INRS — Fiche toxicologique n° 324, solvants aliphatiques en C9-C20 contenant des hydrocarbures aromatiques (nouvelle fenêtre) — édition octobre 2020. Synonyme « White spirit ». Étiquette de l’annexe VI H304, H340, H350 et H372 (système nerveux central) ; H226, H315, H336, H361, H411 et EUH066 en auto-classification des fournisseurs. Point d’éclair > 23 °C en coupelle fermée, auto-inflammation > 200 °C, densité 0,75 à 0,85 à 15 °C, teneur en aromatiques de 2 à 30 % selon la coupe. La fiche ajoute que cette température d’auto-inflammation « peut être relativement basse (à partir de 200 °C pour les coupes les plus légères), températures facilement retrouvées sur les lieux de travail ». H340 et H350 portent la note P de l’annexe VI : elles s’appliquent à la coupe à moins qu’il puisse être établi qu’elle contient moins de 0,1 % m/m de benzène.
- INRS — Fiche toxicologique n° 325, solvants aliphatiques en C9-C20 désaromatisés (nouvelle fenêtre) — édition novembre 2023. Synonyme « white spirit désaromatisé ». Étiquette de l’annexe VI H304, H340 et H350, sans H372 ; H226, H304, H315, H332, H336, H361, H372, H373, H411 et EUH066 en auto-classification. Point d’éclair > 36 °C en C9-C12 et > 70 °C en C13-C20, densité 0,75 à 0,85 puis 0,79 à 0,95 à 15 °C, moins de 2 % d’aromatiques. Sous la note P de l’annexe VI, H340 et H350 restent attachées à la coupe tant qu’une teneur en benzène inférieure à 0,1 % m/m n’a pas été établie.
- INRS — Base CarAtex, fiche « White-spirit », CAS 8052-41-3 (nouvelle fenêtre) — mise à jour avril 2018. Point d’éclair 30-65 °C en coupelle fermée, température d’auto-inflammation 180 °C, température d’ébullition 130-230 °C. C’est le relevé que le module de constantes du site retient pour ce produit. Température d’ébullition 130-230 °C.
- INRS — ED 6106, Les appareils de protection respiratoire : choix et utilisation (nouvelle fenêtre) — classes des demi-masques filtrants (EN 149) et des filtres (EN 143) : FFP1 et P1 au moins 80 % des aérosols d’essai, FFP2 et P2 au moins 94 %, FFP3 au moins 99 %, P3 au moins 99,95 %, le filtre se montant sur un demi-masque EN 140 ; notre règle contre la poussière de bois : FFP3 ou P3, FFP2 et P2 ne suffisent pas, FFP1 et P1 encore moins ; tableau 3 des filtres anti-gaz EN 14387 (type A au-dessus de 65 °C d’ébullition, AX en dessous et à usage unique, K pour l’ammoniac et les dérivés aminés) ; § 1.3.4, filtres combinés à double marquage ; annexe 3, facteurs de protection assignés conseillés par l’INRS : 10 pour un demi-masque à filtre P3, 30 pour un masque complet à filtre P3, 40 pour une cagoule ou un casque TH3 P
- INRS — Poussières de bois, ce qu’il faut retenir (nouvelle fenêtre) — cancérogène du groupe 1 du CIRC quel que soit le bois ; VLEP réglementaire contraignante de 1 mg/m³ sur 8 h (R. 4412-149) ; captage à la source en première mesure
- IARC — Monographs Volume 62, Wood Dust and Formaldehyde (1995) (nouvelle fenêtre) — la monographie qui classe la poussière de bois dans le groupe 1
- IARC — Monographs Volume 100C, Arsenic, Metals, Fibres, and Dusts (2012) (nouvelle fenêtre) — réévaluation des agents du groupe 1 : poussière de bois et silice cristalline (quartz, cristobalite) confirmées
- Légifrance — Code du travail, article R. 4412-149 (valeurs limites d’exposition professionnelle contraignantes) (nouvelle fenêtre) — bois (poussières de) : 1 mg/m³ sur 8 h ; silice cristalline, fraction alvéolaire, quartz : 0,1 mg/m³ ; version en vigueur au 10 avril 2026
- Hilti France — Aspirateurs de chantier classe L, classe M et classe H : quelle est la différence ? (nouvelle fenêtre) — classes de la norme EN 60335-2-69 : L pour les poussières de VLEP supérieure à 1 mg/m³, M (rétention 99,9 %) pour celles de VLEP supérieure ou égale à 0,1 mg/m³, sciure et poussière de bois comprises, H (99,995 %) pour les poussières cancérogènes ou pathogènes
- Prévention BTP — Atelier bois : réduire l’exposition aux poussières avec un aspirateur industriel (nouvelle fenêtre) — un filtre de classe M est adapté à l’aspiration des particules de bois : efficacité de filtration supérieure à 99,9 %, perméabilité maximale inférieure à 0,1 %
- MANN+HUMMEL — Filter classification, DIN EN 1822 (nouvelle fenêtre) — grades du média filtrant : H13 ≥ 99,95 %, H14 ≥ 99,995 % en valeur intégrale, mesurés à la taille de particule la plus pénétrante (MPPS), minimum d’efficacité du média ; nous en retenons que le grade du filtre est une autre référence que la classe de la machine et que la mesure ne se fait pas à 0,3 µm
- INRS — Fiche toxicologique n° 132, essence de térébenthine (nouvelle fenêtre) — point d’éclair d’environ 35 °C en coupelle fermée, inflammation sans flamme ni étincelle à partir de 220 à 255 °C, intervalle d’ébullition de 150 à 180 °C, au-dessus du seuil du type A (EN 14387) ; recommandations : filtre de type A, gants nitrile, fluorés ou multicouches, caoutchoucs naturel, butyle et néoprène ainsi que le poly(chlorure de vinyle) à éviter ; la fiche renvoie la protection oculaire à la rubrique 8 de la FDS
- INRS — Fiche toxicologique n° 227, dipentène et isomères (d-limonène) (nouvelle fenêtre) — filtre de type A ; aspiration des vapeurs à leur source d’émission et ventilation des lieux de travail ; pour un contact prolongé, matériaux multicouches, élastomères fluorés ou PVC ; le caoutchouc nitrile est à éviter ; la fiche renvoie la protection oculaire à la rubrique 8 de la FDS ; point d’ébullition 178 °C, au-dessus du seuil du type A (EN 14387)
- INRS — Fiche toxicologique n° 5, méthanol (nouvelle fenêtre) — point d’ébullition 64,5 °C, sous le seuil du type A (EN 14387) ; recommandations : aspiration des vapeurs à leur source d’émission et ventilation générale des locaux ; filtre de type AX ; gants en caoutchouc butyle ou en polychloroprène, le caoutchouc naturel, le nitrile et le PVC n’étant pas recommandés
- INRS — Fiche toxicologique n° 48, éthanol (nouvelle fenêtre) — point d’ébullition 78 °C, au-dessus du seuil du type A (EN 14387) ; recommandations : dans tous les cas, aspiration des vapeurs à leur source d’émission et ventilation des lieux de travail ; filtre de type A ; caractéristiques : l’alcool à brûler du commerce est un éthanol dénaturé, en France, selon le procédé général, au méthylène-Régie (3,5 %, un mélange à environ 65 % de méthanol) et au 2-propanol (1 %), la fiche réservant des procédés spéciaux ; gants pour un contact prolongé : butyle, Viton® ou multicouche Barrier® ; pour un contact intermittent ou une éclaboussure, nitrile ou néoprène ; à éviter, caoutchouc naturel, alcool polyvinylique et PVC ; la fiche renvoie la protection oculaire à la rubrique 8 de la FDS
- AST25 — Risque chimique : choisir des gants adaptés (EN ISO 374-1:2016) (nouvelle fenêtre) — type A, perméation supérieure à 30 minutes pour au moins six substances ; type B, trois ; type C, supérieure à 10 minutes pour une ; lettres A méthanol, B acétone, D dichlorométhane, F toluène, J n-heptane, K soude caustique 40 %, O ammoniaque 25 %
- INRS — Fiche toxicologique n° 59, plomb et composés minéraux (nouvelle fenêtre) — conduite à tenir en cas d’urgence : projection sur la peau ou dans les yeux, retirer les vêtements souillés et rincer immédiatement et abondamment à l’eau courante pendant au moins 15 minutes, en retirant les lentilles de contact pendant le rinçage, puis consulter un médecin ou un ophtalmologiste si une irritation apparaît ; inhalation importante de poussières ou de fumées contenant du plomb, appeler immédiatement un SAMU ou un centre antipoison, faire transférer la victime en milieu hospitalier dans les plus brefs délais, la sortir de la zone polluée en prenant toutes les précautions nécessaires pour les sauveteurs, la placer, si elle est inconsciente, en position latérale de sécurité et la réanimer s’il y a lieu et, si elle est consciente, la maintenir au repos, et au besoin retirer ses vêtements souillés avec des gants adaptés et commencer une décontamination de la peau et des yeux en les lavant immédiatement et abondamment à grande eau pendant au moins 15 minutes ; ingestion, appeler immédiatement un SAMU ou un centre antipoison et faire transférer la victime en milieu hospitalier dans les plus brefs délais, puis, si elle est inconsciente, la placer en position latérale de sécurité et la réanimer s’il y a lieu et, si elle est consciente, faire rincer la bouche avec de l’eau, ne pas faire boire et ne pas tenter de provoquer des vomissements
- INRS — ED 6374, Interventions sur les peintures contenant du plomb (nouvelle fenêtre) — § 1, la céruse employée couramment dans les peintures jusqu’en 1948 ; annexe 1, usage professionnel interdit depuis le 1er janvier 1949 mais encore employée ensuite par des particuliers, vente et importation des peintures à la céruse et aux sulfates de plomb interdites en France à partir de 1993, emploi interdit dans tous les travaux de peinture depuis 2003, autres composés du plomb dans des peintures décoratives ou techniques jusque dans les années 2000 ; § 2 (document p. 6), une construction postérieure à 1948 ne garantit pas l’absence de peinture au plomb (§ 2 et annexe 1) ; § 4.3, le CREP vise les logements dont le permis de construire est antérieur à 1949 ; § 5.1.4.1, repérage avant travaux par fluorescence X portable, distinct du CREP ; § 5.2.1, le procédé se choisit aussi sur son niveau d’émission de poussières ; § 5.2.2, captage à la source, l’aspiration des polluants au plus près de leur point d’émission, filtre a minima de classe E11 (EN 1822-1), l’outil à captage intégré relié de préférence à une centrale d’aspiration haute dépression, à défaut à un aspirateur, que le § 5.2.3 veut de classe H selon la norme EN 60335-2-69 pour ce captage comme pour le nettoyage des zones contaminées par des poussières de plomb, le § 6.5 donnant l’aspiration à l’outil pour exemple au ponçage mécanique, parmi « une ou plusieurs » méthodes, et prescrivant « pour le grattage et le piochement, brumisation des supports à traiter au fur et à mesure de l’avancement des travaux », les déchets ramassés à l’avancement, si possible humidifiés, en sacs étanches ; § 6.6, décapage thermique : air chaud sous 450 °C au décapeur à thermostat, ne pas brûler la peinture, chalumeau proscrit, copeaux aspirés en classe H ou humidifiés, balai proscrit, casque à ventilation assistée TH3 à filtre A2P, gants imperméables aux poussières et résistants à la chaleur, les opérations de finition qui suivent le décapage générant des poussières contenant du plomb ; tableau 2, ligne « < 10 x VLEP », la brochure écrit « Pour les interventions de moins d’une heure : demi-masque filtrant à usage unique FFP3 ou demi-masque équipé de filtre antipoussières P3 ou masque complet équipé de filtre antipoussières P3 », une ligne de poussière où ne figure aucun filtre antigaz ; § 5.4.1, « En cas d’utilisation de produits chimiques ou de production de vapeurs dangereuses, des filtres antigaz appropriés seront rajoutés pour les appareils filtrants », l’exemple donné étant une cagoule TH3 A2P ou un masque complet TM3 A2P ; § 6.6, le chauffage de la peinture émet des composés organiques ; § 6.8, décapage chimique : gel appliqué à la brosse et recouvert d’un film, ventilation de la zone pour un produit à base de solvant, déchets ramassés à l’avancement en sacs étanches, eaux de rinçage recueillies ; § 5.9.1, les écailles et résidus du décapage thermique ou mécanique d’une peinture au plomb comptent parmi les déchets dont l’entreprise doit préciser la nature dangereuse ou non, et le § 5.9.2 veut qu’un déchet contenant du plomb classé comme dangereux soit conditionné au fur et à mesure de sa production dans des emballages étanches portant la mention plomb, et le § 5.2.3 veut que la vidange de l’aspirateur ne soit pas une source d’exposition, des dispositifs évitant la remise en suspension des poussières ; § 6.14, « Découpe par oxycoupage d’éléments métalliques peints », la brochure écrit « L’utilisation de demi-masques à usage unique de type FFP3 est à proscrire pour les chalumistes et les aide-chalumistes » et prescrit au même poste « une protection antigaz de type A2 contre les vapeurs organiques provenant de la dégradation des peintures », deux clauses tenues aux chalumistes et à l’oxycoupage, le § 6.6 du décapage thermique ne portant aucune proscription de FFP3 ; notre règle au décapage thermique, sous une heure et vapeurs comprises : demi-masque ou masque complet à filtre combiné A2P3, jamais un FFP3 jetable, qui ne reçoit aucun filtre antigaz
- Légifrance — Code de la santé publique, articles L. 1334-5 à L. 1334-7 (constat de risque d’exposition au plomb) (nouvelle fenêtre) — le CREP est annexé à la promesse de vente (L. 1334-6) ou au contrat de location (L. 1334-7) de tout ou partie d’un immeuble à usage d’habitation construit avant le 1er janvier 1949 ; nous en retenons que le CREP est un diagnostic du logement, jamais un test de meuble
- Bosch Professional — Notice d’utilisation du décapeur thermique GHG 20-60 / GHG 20-63 (1 609 92A 8YL, 2023) (nouvelle fenêtre) — température à la sortie de la buse de 50 à 630 °C ; l’air chaud et la buse brûlante peuvent enflammer de la poussière ou des gaz ; la chaleur peut se propager vers des matériaux inflammables cachés et les enflammer ; après usage, poser l’appareil sur un support stable et le laisser refroidir complètement avant de le ranger
- ECHA CHEM — inventaire C&L, « Ethanol », EC 200-578-6 : classifications notifiées par l’industrie (nouvelle fenêtre) — les trente-quatre notifications de l’éthanol, toutes actives, chacune avec ses classes et la part des déclarants qui la retient, dont celles que citent la section sur la classification CLP et le tableau comparatif.
