
Reconnaître l’essence d’un bois n’est pas une coquetterie d’érudit : c’est ce qui décide, en amont, du produit qu’on posera dessus. Densité, porosité, composition chimique varient d’une essence à l’autre et commandent les huiles, les cires et les techniques de finition compatibles — un acajou, un teck et un noyer n’appellent pas le même traitement qu’un pin sylvestre. Pour l’artisan, le restaurateur ou le collectionneur, l’identification est aussi un préalable légal et patrimonial : elle conditionne le respect de la réglementation sur le commerce du bois et la juste valeur d’une pièce ancienne. Ce catalogue de référence rassemble les repères qui permettent d’orienter cette lecture, des critères visibles à l’œil nu jusqu’aux méthodes de laboratoire.
L’identification est également devenue une obligation légale dans l’Union européenne. Le Règlement bois UE n° 995/2010, adopté le 20 octobre 2010, entré en vigueur le 2 décembre 2010 et applicable depuis le 3 mars 2013, impose aux opérateurs qui mettent du bois sur le marché européen de documenter l’espèce, le pays de récolte, la quantité et les informations de conformité du fournisseur (EUR-Lex, Règlement (UE) n° 995/2010 — https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32010R0995). À noter que ce régime est appelé à être remplacé par le Règlement (UE) 2023/1115 (EUDR), applicable le 30 décembre 2026 pour les grandes et moyennes entreprises, et le 30 juin 2027 pour les micro et petites entreprises. Pour les bois précieux tropicaux, la Convention (Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora), signée le 3 mars 1973 et entrée en vigueur le 1er juillet 1975, ajoute un régime de permis pour les espèces inscrites à ses annexes ; la France l’a ratifiée par la loi n° 77-1423 du 27 décembre 1977 (Légifrance, ordonnance n° 2008-527 du 5 juin 2008 — https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000018926533/).
Cet article propose un catalogue de référence documenté à partir de sources publiques vérifiées : la base technologique CIRAD Tropix (245 essences forestières — https://doi.org/10.18167/74726F706978), The Wood Database d’Eric Meier, en ligne depuis décembre 2008 (https://www.wood-database.com/about/), l’USDA Forest Products Laboratory (laboratoire fédéral de recherche bois fondé en 1910 à Madison, Wisconsin) et l’Institut technologique FCBA (Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement, né le 1er juin 2007 de la fusion de l’AFOCEL et du CTBA — https://www.fcba.fr/qui-sommes-nous/notre-organisation/). Nous ne prétendons pas remplacer une expertise de terrain : ce guide est un point d’entrée bibliographique, à compléter par l’observation directe et, pour les cas complexes, par une consultation d’expert.
Critères visuels macroscopiques : la première lecture
Avant toute microscopie ou analyse chimique, l’identification commence à l’œil nu et à la loupe (un grossissement × 10 suffit le plus souvent). Cinq paramètres macroscopiques structurent cette première lecture, et c’est elle qui, dans l’immense majorité des cas, donne déjà la réponse.
Cœur et aubier (duramen et alburnum)
Le tronc d’un arbre comporte deux zones distinctes. Le (ou cœur) est « la masse principale du tronc, formant le bois parfait », composé de cernes anciens aux cellules mortes et lignifiées ; il est généralement plus foncé que la couche externe (USDA Forest Products Laboratory, Wood Handbook). L’ (alburnum) est la couche externe et vivante du tronc : son bois est déjà lignifié, mais il conduit encore la sève et abrite des cellules vivantes qui stockent les réserves, avant de se transformer progressivement en duramen sur 4 à 20 ans selon les essences.
Le contraste entre cœur et aubier est un premier indice fort : très marqué chez le noyer (cœur brun chocolat à noir, aubier crème), il est en revanche peu visible chez le hêtre ou l’érable, dont les deux zones restent proches en teinte.
Cernes annuels et anatomie saisonnière
Dans les climats tempérés, l’alternance des saisons produit des cernes annuels bien visibles. Chaque cerne contient un bois de printemps (earlywood), tendre, à larges vaisseaux, puis un bois d’été (latewood), plus dense, à parois cellulaires épaisses qui apportent la résistance mécanique (USDA Forest Products Laboratory, Wood Handbook). Les bois tropicaux à croissance continue présentent en revanche souvent des cernes très peu marqués, voire absents.
Distinction feuillus / résineux
La distinction botanique fondamentale oppose les (angiospermes : chêne, hêtre, noyer, frêne…) aux (gymnospermes : pin, sapin, épicéa…). La science du bois établit que les résineux ont une structure « homoxylée composée de trachéides », tandis que les feuillus sont « hétéroxylés, où les fonctions de soutien et de conduction sont effectuées par des cellules différentes » (USDA Forest Products Laboratory, Wood Handbook). Contrairement à une croyance répandue, « les feuillus ne sont pas nécessairement durs, et les résineux ne sont pas nécessairement tendres » (USDA Forest Products Laboratory, Wood Handbook) : le balsa (feuillu) est plus tendre que la plupart des résineux commerciaux ; l’if (résineux) dépasse en dureté beaucoup de feuillus.
Grain et figure
Le fil et le grain décrivent l’orientation des fibres ligneuses et le motif qu’elle produit. The Wood Database classe les directions du fil en cinq familles, du fil droit au fil irrégulier (The Wood Database, Wood Grain/Texture — https://www.wood-database.com/wood-articles/wood-grain/). On distingue :
- Grain droit (parallèle à l’axe du tronc) : chêne, noyer, frêne — les bois à fil droit sont en général les plus simples à travailler et à usiner.
- Grain spiralé : les fibres montent en hélice autour du tronc ; le châtaignier peut présenter cette torsion.
- Grain contrefil (interlocked) : spirales alternant périodiquement de sens ; produit la figure rubanée sur quartier de l’acajou d’Afrique et de l’iroko, et expose à l’arrachement lors de l’usinage.
- Grain ondulé (wavy) : ondulations du fil surtout visibles sur dosse, à l’origine des érables ondés recherchés en lutherie.
- Grain irrégulier : tourbillons autour de nœuds, loupes, ronces — très prisé en marqueterie.
Les figures spéciales (œil-de-perdrix sur érable bird’s eye, maillure du chêne sur quartier, ronce de noyer) augmentent considérablement la valeur commerciale.
Densité et dureté Brinell
La densité (masse volumique à 12 % d’humidité, exprimée en g/cm³ ou kg/m³) est l’un des critères d’identification les plus fiables et les plus simples à mesurer (volume immergé + balance de précision). L’échelle de dureté Brinell, normalisée pour mesurer la pénétration d’une bille sous charge contrôlée, donne une indication complémentaire : les résineux mesurent généralement 1,6 HBS 10/100 et les feuillus 2,6 à 7,0 HBS 10/100 (AFNOR, norme NF EN 1534 — dureté à la bille des bois).
Essences européennes courantes : un catalogue de référence
Les essences indigènes du domaine européen forment l’essentiel du patrimoine mobilier français et de la production forestière contemporaine. Voici d’abord les six feuillues et les trois résineuses du domaine atlantique et montagnard que l’on rencontre le plus souvent en restauration, puis les essences du domaine méditerranéen ; chacune est donnée avec ses repères d’identification.
Chêne pédonculé — Quercus robur
Le chêne pédonculé — « English oak » ou « European oak » pour The Wood Database — est présent dans la majeure partie de l’Europe, jusqu’en Asie Mineure et en Afrique du Nord, pour une densité d’environ 675 kg/m³ (The Wood Database, English Oak — https://www.wood-database.com/english-oak/). Le genre Quercus compte « environ 450 espèces d’arbres et arbustes ornementaux et de bois d’œuvre », réparties en chênes blancs (sans soie à l’apex des lobes), chênes rouges (à soie) et un troisième groupe asiatique (Britannica, Oak — https://www.britannica.com/plant/oak). Le bois de chêne, dont les rayons médullaires très développés donnent la maillure caractéristique sur quartier, est employé selon la même fiche en ébénisterie, mobilier, menuiserie intérieure, parquet, construction navale, tonnellerie et placage.
Identification : cœur brun jaunâtre à brun, blanc grisâtre nettement contrasté, vaisseaux du bois de printemps très larges visibles à l’œil nu sur coupe transversale, rayons médullaires donnant la maillure sur coupe radiale.
Hêtre commun — Fagus sylvatica
Le hêtre européen — aire de répartition : l’Europe — présente une densité moyenne d’environ 710 kg/m³ (The Wood Database, European Beech — https://www.wood-database.com/european-beech/). La même fiche le décrit comme un bois qui s’usine, se colle, se tourne et se finit bien et répond remarquablement au cintrage à la vapeur, mais qui travaille beaucoup en service ; sa dureté, sa résistance à l’usure et son prix modéré en font un pilier du mobilier et du parquet en Europe.
Identification : couleur claire homogène crème à rosé pâle, cernes peu marqués, rayons médullaires courts et nombreux visibles sur quartier sous forme de petites paillettes (figure caractéristique dite « piqué de mouches »).
Noyer commun — Juglans regia
Le noyer commun (aussi appelé noyer royal ou noyer de Perse), dont l’aire de répartition couvre l’Europe de l’Est et l’Asie occidentale, est l’un des bois les plus prisés en ébénisterie fine (The Wood Database, English Walnut — https://www.wood-database.com/english-walnut/). La fiche décrit un allant du brun pâle au brun chocolat foncé, veiné de brun plus sombre, parfois nuancé de reflets gris, pourpres ou rougeâtres, pour une densité moyenne de 640 kg/m³. Une fois sec, le duramen tire du brun chocolat au brun foncé, l’ restant crème ou brun clair. Les figures ondées (curly), de fourche (crotch) et de loupe (burl) sont particulièrement recherchées.
Ses emplois documentés couvrent le mobilier, l’ébénisterie, les crosses d’armes, les lambris intérieurs, les placages et les objets tournés (The Wood Database, English Walnut — https://www.wood-database.com/english-walnut/).
Châtaignier — Castanea sativa
Le châtaignier européen, originaire d’Europe et d’Asie Mineure, présente une densité d’environ 590 kg/m³ et une durabilité naturelle donnée comme durable à très durable, avec une sensibilité aux attaques d’insectes (The Wood Database, Sweet Chestnut — https://www.wood-database.com/sweet-chestnut/). Riche en tanins, son bois a été historiquement façonné en mobilier, en tonneaux (notamment pour le vieillissement du vinaigre balsamique) et en poutres de charpente, courantes dans les habitations méridionales (Alpujarra espagnole, sud de la France).
Identification : aspect proche du chêne mais avec absence de rayons médullaires apparents (pas de maillure sur quartier), cernes nettement marqués, couleur brun jaunâtre.
Frêne commun — Fraxinus excelsior
Le frêne européen, dont l’aire de répartition couvre l’Europe et l’Asie du Sud-Ouest, offre une densité moyenne de 680 kg/m³ (The Wood Database, European Ash — https://www.wood-database.com/european-ash/). La même fiche décrit un duramen brun clair à moyen — les débits veinés de brun plus sombre sont parfois vendus comme « frêne olivier » —, un aubier beige à brun clair souvent large, un fil presque toujours droit à texture moyenne à grossière proche de celle du chêne, de bonnes propriétés mécaniques rapportées au poids, une bonne résistance aux chocs et une excellente aptitude au cintrage à la vapeur. Ses emplois documentés : parquet, menuiserie, caisserie, battes de baseball et objets tournés comme les manches d’outils. L’UICN classe aujourd’hui l’espèce « quasi menacée » sur sa Liste rouge, tandis que la chalarose du frêne (Hymenoscyphus fraxineus) décime les peuplements européens.
Merisier — Prunus avium
Le merisier (cerisier sauvage), de la famille des Rosaceae, a une aire de répartition couvrant l’Europe et l’Asie, pour une densité moyenne de 600 kg/m³ (The Wood Database, Sweet Cherry — https://www.wood-database.com/sweet-cherry/). La fiche décrit un duramen brun rosé clair au débit, fonçant en brun doré profond avec le temps et l’exposition à la lumière — la patine chaude qui fait sa réputation —, et documente ses emplois en placage, mobilier, ébénisterie, tournage, instruments de musique et sculpture. Il est particulièrement associé au mobilier régional français du XVIIIe siècle.
Pin sylvestre — Pinus sylvestris
Le pin sylvestre (« Scots pine »), natif de l’Europe et du nord de l’Asie — son aire s’étend du Portugal à la Sibérie orientale —, présente une densité d’environ 550 kg/m³, très variable selon les conditions de croissance de l’arbre (The Wood Database, Scots Pine — https://www.wood-database.com/scots-pine/). Historiquement, il a fourni la matière première de l’industrie du goudron de bois préindustrielle, ainsi que la colophane et l’essence de térébenthine. Le bois — appelé « red deal » ou « yellow deal » — est largement utilisé en construction générale et en pâte à papier. Il est l’arbre national de l’Écosse et figure dans les armoiries de plusieurs clans.
Sapin pectiné — Abies alba
Le sapin pectiné, indigène des régions montagneuses d’Europe (Pyrénées, Massif central, Vosges, Jura, Alpes, Apennins, Carpates et Balkans), produit un bois léger (415 kg/m³ en moyenne), blanc à brun rougeâtre pâle, à fil droit et à texture uniforme moyennement grossière, facile à travailler, à coller et à finir (The Wood Database, European Silver Fir — https://www.wood-database.com/european-silver-fir/). Son épithète latine alba (« blanche ») renvoie à la pâleur caractéristique de son bois. Emplois documentés : bois de construction, pâte à papier, contreplaqué et usages utilitaires.
Épicéa commun — Picea abies
L’épicéa commun, originaire de l’Europe du Nord et du Centre, produit un bois tendre blanc crème, à fil droit et régulier, de densité moyenne 405 kg/m³ ; ses emplois documentés vont de la pâte à papier et du bois de construction aux caisses, aux arbres de Noël et aux tables d’harmonie d’instruments de musique (The Wood Database, Norway Spruce — https://www.wood-database.com/norway-spruce/). Cette dernière vocation fait sa réputation : les facteurs d’instruments à cordes le recherchent comme source de bois de lutherie. En France, il fournit aussi la sangle qui ceinture le célèbre Mont d’Or franc-comtois.
Essences méditerranéennes : les bois du sud de la France
Le catalogue qui précède couvre le domaine atlantique et montagnard. Le domaine méditerranéen — la Corse et le Sud-Est, entre mer et montagnes, selon Météo-France (https://meteofrance.com/comprendre-climat/france/le-climat-en-france-metropolitaine) — porte d’autres essences, que l’on rencontre en tournage, en petit objet et en mobilier régional : olivier, chêne vert, chêne pubescent, pin d’Alep, cyprès et buis. Chaque valeur citée ci-dessous provient de la fiche nommée dans l’entrée.
Olivier — Olea europaea
L’olivier est originaire du bassin méditerranéen et cultivé dans de nombreuses régions subtropicales. Son bois pèse 980 kg/m³ en moyenne à l’état sec et sa dureté Janka atteint 12 060 N (The Wood Database, Olive — https://www.wood-database.com/olive/). La même fiche donne un arbre de 8 à 15 m pour un tronc de 1 à 1,5 m de diamètre, un bois difficile à travailler du fait de sa densité et d’un fil parfois contrarié ou irrégulier — d’où les arrachements au rabotage — et des emplois en mobilier haut de gamme, en placage, en tournage et en petits objets.
Identification : jaune à brun rougeâtre clair, veiné de brun foncé à noir ; texture fine et uniforme à lustre modéré ; odeur fruitée nette pendant le travail (The Wood Database, Olive).
Chêne vert — Quercus ilex
Le chêne vert est indigène du pourtour méditerranéen et naturalisé jusqu’au Royaume-Uni. L’arbre atteint 20 à 25 m pour un tronc de 1 à 1,2 m de diamètre et son bois pèse 960 kg/m³ en moyenne, pour une dureté Janka de 11 520 N (The Wood Database, Holm Oak — https://www.wood-database.com/holm-oak/). La fiche le décrit comme difficile à travailler, en raison de sa densité comme de son fil irrégulier, à séchage très lent et sujet au gauchissement et aux gerces, mais il se colle et se finit bien. Emplois documentés : manches d’outils, plaquettes de couteaux, parquet, tournage et bois de chauffage.
Identification : brun rougeâtre moyen, généralement plus foncé que celui des autres chênes européens courants ; rayons marqués donnant une forte maillure sur quartier ; fil irrégulier et contrefil fréquents (The Wood Database, Holm Oak).
Chêne pubescent — Quercus pubescens
Le chêne pubescent est le chêne du Sud : le CNPF écrit qu’il « forme l’essentiel des chênaies du sud, notamment dans la zone méditerranéenne », qu’il résiste à la sécheresse et qu’il tolère les périodes froides (CNPF, Le bois des chênes pubescent, sessile et pédonculé — https://www.cnpf.fr/sites/socle/files/cnpf-old/2021_03_16_le_bois_des_chenes_pubescent.pdf). La même fiche, issue de l’étude CONQueTh, corrige sa réputation de simple bois de chauffage : à dimensions et qualités égales, ses caractéristiques technologiques diffèrent peu de celles du sessile et du pédonculé. Elle relève une proportion d’ supérieure, un bois 30 % plus lourd en moyenne, une dureté supérieure de 60 % en moyenne et une teneur en tanins plus élevée : de quoi favoriser le parquet et la tonnellerie, là où la densité limite l’emploi en charpente.
Identification : dans les peuplements mélangés, il se confond avec le sessile et le pédonculé. Au microscope, sur coupe transversale, il compte un rang de vaisseaux de bois initial, rarement deux, contre trois rangs ou plus chez le pédonculé. Le critère ne le sépare pas du sessile, que la fiche donne pour intermédiaire : un à deux rangs, rarement trois (CNPF, même fiche).
Pin d’Alep — Pinus halepensis
Le pin d’Alep couvre environ 2 500 000 hectares dans le pourtour méditerranéen, généralement à moins de 500 m d’altitude et sur les côtes (Elaieb et al., Bois et Forêts des Tropiques, 2017, n° 331 — https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31323). L’article classe son bois comme léger — densité de 0,45 à 0,62 à 12 % d’humidité dans les études qu’il compile — et tendre, avec une dureté Monnin de 2,4 à 3,5 ; son aubier résiste mal aux champignons et aux termites, d’où la nécessité d’un traitement de préservation avant emploi. Le CNPF en fait une essence pionnière, qui s’installe spontanément après incendie ou sur d’anciens terrains agricoles, et fixe à 35 cm le diamètre d’exploitabilité minimal pour du bois d’œuvre (CNPF, itinéraire technique PA I1, avril 2020 — https://www.cnpf.fr/sites/socle/files/cnpf-old/pin_d_alep_compressed.pdf).
Identification : son bois se distingue mal de celui des autres courants — Elaieb et al. rappellent, citant Gérard et al. (2004), que ses propriétés physiques et mécaniques sont voisines de celles du pin sylvestre, du douglas et de l’épicéa. Le contexte de récolte oriente donc davantage que l’œil ; en cas de doute, l’anatomie microscopique tranche.
Cyprès sempervirent — Cupressus sempervirens
Le cyprès sempervirent, originaire de la Méditerranée orientale, donne un arbre de 20 à 30 m pour un tronc de 0,6 à 1 m de diamètre et un bois de 535 kg/m³ en moyenne, pour une dureté Janka de 2 490 N (The Wood Database, Mediterranean Cypress — https://www.wood-database.com/mediterranean-cypress/). La fiche le classe durable, avec une résistance inégale aux insectes, et signale l’odeur marquée commune au genre Cupressus. Il répond bien aux outils à main comme à la machine sauf autour des nœuds, se cintre mal à la vapeur, et sert en bois d’emploi courant, en piquets de clôture, en guitares flamenco, en mobilier, en construction navale et en tournage.
Identification : jaune pâle à brun rougeâtre, aubier nettement plus clair et contrasté ; fil généralement droit, que de petits nœuds viennent parfois perturber ; texture fine et uniforme à lustre naturel.
Buis commun — Buxus sempervirens
Le buis pousse en Europe, en Afrique du Nord-Ouest et en Asie du Sud-Ouest. C’est un arbuste de 3 à 8 m dont le tronc dépasse rarement 12 à 20 cm de diamètre, ce qui limite d’emblée la taille des pièces (The Wood Database, Boxwood — https://www.wood-database.com/boxwood/). Son bois pèse 965 kg/m³ en moyenne, pour une dureté Janka de 13 080 N. Plutôt difficile en débit de plateau, il excelle au tour et à la gouge, où il tient des détails très fins ; un fil irrégulier expose aux arrachements au rabotage et à l’usinage, et le buis émousse légèrement les tranchants. Emplois documentés : sculpture, tournage, pièces d’échecs, instruments à vent, règles et manches.
Identification : couleur crème clair à jaune, fonçant légèrement à la lumière ; texture très fine et régulière à lustre naturel ; fil droit ou légèrement irrégulier ; pièces de petites dimensions, imposées par le diamètre du tronc.
Essences tropicales fréquemment rencontrées : catalogue et contexte légal
Les essences tropicales arrivent en Europe via les filières d’importation et sont fréquentes en restauration de mobilier des XIXe et XXe siècles. Leur identification implique non seulement la reconnaissance physique mais aussi la vérification du statut réglementaire au regard de l’ et de la .
Acajou africain — Khaya ivorensis
L’acajou d’Afrique recouvre pour le CIRAD plusieurs espèces du genre Khaya (K. ivorensis, K. anthotheca, K. grandifoliola), aux grumes de 80 à 120 cm de diamètre, pour une densité moyenne de 0,57 à 12 % d’humidité (CIRAD Tropix, Acajou d’Afrique — https://tropix.cirad.fr/FichiersComplementaires/FR/Afrique/ACAJOU%20D%27AFRIQUE%202026_FR.pdf). Le bois, brun rose à rouge sombre à reflets cuivrés, sert en ébénisterie, en menuiserie intérieure et extérieure, en placage tranché et en contreplaqué. La fiche le classe « moyennement durable » face aux champignons (classe 3) et « sensible » aux termites : sa durabilité naturelle ne couvre que la classe d’emploi 2 (intérieur ou sous abri), et il ne peut pas être employé sans traitement adapté en classe 3, hors éléments peu exposés comme les fenêtres. Côté réglementation, la fiche avertit : « Les espèces du genre Khaya sont inscrites en annexe II de la CITES (Convention de Washington 2023). » Les populations africaines sont concernées, des grumes au bois transformé, et Khaya ivorensis est classé « vulnérable » sur la Liste rouge de l’UICN.
Teck — Tectona grandis
Le teck est originaire d’Asie du Sud-Est et largement planté dans toutes les régions tropicales ; sa densité moyenne est de 0,67 (environ 670 kg/m³) à 12 % d’humidité (CIRAD Tropix, Teck — https://tropix.cirad.fr/FichiersComplementaires/FR/Asie/TECK%202026_FR.PDF). La fiche décrit un bois brun jaune qui fonce et prend des reflets dorés avec l’âge, gras au toucher, à fil droit et à grain grossier. Riche en oléorésines, il est particulièrement adapté lorsque la résistance aux intempéries est recherchée : les tecks de forêt naturelle sont pour la plupart très résistants aux champignons, ceux de plantation étant plus variables (classes 1 à 3 selon provenance et âge), et sa silice élevée couvre la classe d’emploi 5 (immersion en eau salée). Emplois documentés : construction navale (bordé et pont), platelage, menuiserie extérieure, ébénisterie de luxe — il reste l’essence de référence du mobilier d’extérieur. L’UICN classe Tectona grandis « en danger » sur sa Liste rouge ; la fiche précise qu’il n’est pas inscrit aux annexes de la CITES (2025).
Iroko — Milicia excelsa
L’iroko (famille des Moraceae, Milicia excelsa et M. regia), répandu en Afrique tropicale (The Wood Database, Iroko — https://www.wood-database.com/iroko/), produit un bois brun jaune à brun plus ou moins foncé, à reflets dorés, de densité moyenne 0,64 à 12 % d’humidité, très durable à durable face aux champignons et durable face aux termites (CIRAD Tropix, Iroko — https://tropix.cirad.fr/FichiersComplementaires/FR/Afrique/IROKO%202026_FR.PDF). Parfois employé en substitution du teck véritable, il sert en construction navale, en menuiserie, en parquet et en ébénisterie. Point utile au finisseur : il contient de la chlorophorine, un antioxydant puissant — la fiche recommande des peintures et vernis sans huile siccative libre. L’UICN classe Milicia excelsa « quasi menacé » sur sa Liste rouge.
Padouk — Pterocarpus soyauxii
Le padouk d’Afrique (Pterocarpus soyauxii Taub.), présent en Afrique centrale et de l’Ouest tropicale (The Wood Database, African Padauk — https://www.wood-database.com/padauk/), offre une coloration spectaculaire : un bois « de couleur rouge vif » qui « devient brun violacé à la lumière », pour une densité de 0,79 g/cm³ à 12 % d’humidité, très durable face aux champignons et durable face aux termites (CIRAD Tropix, Padouk d’Afrique — https://tropix.cirad.fr/FichiersComplementaires/FR/Afrique/PADOUK_D%27AFRIQUE%202026_FR.PDF). Emplois documentés : parquet, placage tranché, tournage, sièges, sculpture. Sur le plan réglementaire, toutes les espèces africaines de Pterocarpus ont été inscrites à l’Annexe II de la lors de la CoP19 (2022), annotation #17 : leur commerce exige un permis d’exportation ou un certificat de réexportation délivré par le pays d’exportation ou de réexportation et, à l’entrée dans l’Union européenne, un permis d’importation. Attention : la fiche signale une poussière « parfois irritante ».
Wenge — Millettia laurentii
Le wengé (Millettia laurentii) est présent en Afrique centrale (The Wood Database, Wenge — https://www.wood-database.com/wenge/). La fiche CIRAD décrit un bois jaune à l’état frais devenant brun foncé à brun noir à la lumière, à bandes claires et foncées alternées, dur à très dur (densité 0,87 à 12 % d’humidité), durable (champignons comme termites), employé en parquet, ébénisterie, tournage et sculpture (CIRAD Tropix, Wengé — https://tropix.cirad.fr/FichiersComplementaires/FR/Afrique/WENGE%202026_FR.PDF). L’UICN le classe « en danger » sur sa Liste rouge, ce qui le rend particulièrement sensible aux contrôles . The Wood Database signale une poussière irritante (peau, yeux) et des échardes qui s’infectent facilement.
Palissandre et bois de rose — Dalbergia spp.
Les appellations « palissandre » et « bois de rose » recouvrent plusieurs espèces du genre Dalbergia : D. latifolia (palissandre d’Inde orientale), D. louvelii (bois de rose de Madagascar), D. cochinchinensis (palissandre siamois) (The Wood Database, Are Rosewoods really banned by CITES? — https://www.wood-database.com/wood-articles/rosewoods-bubinga-really-banned-cites/). Le « bois de rose » de la marqueterie du XVIIIe siècle est le tulipwood du Brésil, référencé Dalbergia frutescens par The Wood Database (on rencontre aussi le nom D. decipularis). L’ensemble du genre Dalbergia est inscrit à l’Annexe II de la CITES depuis 2017 : son commerce international exige un permis d’exportation, auquel s’ajoute un permis d’importation à l’entrée dans l’Union européenne. L’annotation #15 en dispense toutefois, depuis le 26 novembre 2019, les produits finis contenant au plus 10 kg de bois de l’espèce inscrite par envoi, ainsi que les instruments de musique finis, leurs parties et leurs accessoires ; Dalbergia nigra, inscrit à l’Annexe I, reste hors de cette dispense. Vérifiez donc le poids de bois concerné et la nature de l’objet avant de conclure à une obligation de permis. Pour la parfumerie, la source est Aniba rosaeodora (Lauraceae) d’Amazonie, espèce menacée par la surexploitation.
Méthodes d’identification scientifique : au-delà de l’œil
Lorsque l’observation macroscopique ne suffit pas (échantillon altéré, espèces voisines, contexte expertise judiciaire ou douanière), les xylologues mobilisent un arsenal de techniques scientifiques.
Anatomie microscopique — la référence scientifique
L’examen microscopique des trois plans anatomiques (transversal, radial, tangentiel) reste la méthode de référence. Vus en bout de grume, les vaisseaux des apparaissent comme des pores : dans l’arbre vivant, ce sont les conduits qui transportent la sève, et les en sont totalement dépourvus — leurs trachéides assurent cette conduction (The Wood Database, Hardwood Anatomy — https://www.wood-database.com/wood-articles/hardwood-anatomy/). Le même article détaille les caractères observés : porosité, disposition, taille et fréquence des vaisseaux, parenchyme, largeur et espacement des rayons, fibres.
Eric Meier souligne dans son Wood Identification Guide : « Aucune autre technique d’identification précise du bois n’est aussi utile et concluante que l’examen du bois de bout (endgrain). » (Wood Database, Wood Identification Guide — https://www.wood-database.com/wood-articles/wood-identification-guide/) L’opération requiert une préparation soignée (lame de rasoir affûtée, surface humectée, grossissement × 10 minimum) et l’observation des cellules anatomiques caractéristiques.
Bases de données techniques : CIRAD Tropix, Wood Database, USDA FPL
Trois ressources publiques structurent la documentation mondiale :
Sources
- CIRAD Tropix 7 (version 7.5.1, mai 2015, DOI assigné en 2017) (nouvelle fenêtre) — « 245 essences forestières tropicales et tempérées », fiches techniques couvrant noms botanique et vernaculaire, distribution géographique, propriétés macroscopiques, caractéristiques physico-mécaniques, durabilité biologique, comportement au séchage, propriétés d’usinage, classifications commerciales
- The Wood Database (Eric Meier, 2008-2026) (nouvelle fenêtre) — base en ligne depuis décembre 2008, tenue par Eric Meier ; articles séparés sur l’anatomie des feuillus et sur les confusions commerciales (« Mahogany Mixups »)
- USDA Forest Products Laboratory (Madison, Wisconsin, fondé en 1910) — organisme fédéral américain, mission « promouvoir des forêts saines et des économies forestières par l’utilisation efficace et durable des ressources en bois de la Nation »
- EUR-Lex — Règlement (UE) 2026/1383 du 22 juin 2026 : annexes CITES en vigueur du règlement (CE) n° 338/97, mises à jour après la 20e réunion de la conférence des parties (nouvelle fenêtre)
Spectroscopie NIR, ADN forensique et apprentissage automatique
Les techniques émergentes complètent l’anatomie classique :
- Spectroscopie proche infrarouge (NIR) : signature chimique non destructive, utilisée pour distinguer espèces voisines (Dalbergia spp., par exemple).
- ADN forensique : prélèvement et séquençage pour l’expertise .
- Apprentissage automatique : applications mobiles entraînées sur images d’endgrain, en cours de validation par les douanes européennes.
Pour le restaurateur ou le collectionneur, ces techniques restent généralement réservées aux laboratoires spécialisés ; il est néanmoins utile de connaître leur existence pour pouvoir orienter une expertise lorsqu’un cas litigieux se présente (héritage à provenance incertaine, suspicion de bois illégal).
Contexte légal : EUTR et CITES — ce que tout artisan doit savoir
Le Règlement bois UE 995/2010 (EUTR)
Le Règlement (UE) n° 995/2010 du Parlement européen et du Conseil, adopté le 20 octobre 2010, entré en vigueur le 2 décembre 2010 et applicable depuis le 3 mars 2013, établit trois exigences fondamentales pour les opérateurs mettant du bois sur le marché européen (EUR-Lex, Règlement (UE) n° 995/2010 — https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32010R0995) :
- Collecte d’informations : documenter espèce, pays de récolte, quantité, informations de conformité du fournisseur.
- Évaluation du risque : évaluer la probabilité de bois illégalement récolté selon des critères dont « la prévalence de la récolte illégale d’espèces spécifiques » et la complexité de la chaîne d’approvisionnement.
- Atténuation du risque : lorsque des risques sont identifiés, obtenir une vérification supplémentaire ou une confirmation tierce de la légalité.
Les commerçants doivent également conserver la trace de leurs fournisseurs et clients. Le règlement s’applique à toute la chaîne, de l’importateur au revendeur intra-européen. Ce dispositif est progressivement remplacé par le Règlement (UE) 2023/1115 (EUDR), applicable le 30 décembre 2026 pour les grandes et moyennes entreprises, et le 30 juin 2027 pour les micro et petites entreprises, qui étend les obligations de diligence raisonnée à la lutte contre la déforestation.
La Convention CITES — 184 parties, plus de 40 900 espèces
La Convention CITES, conclue à Washington le 3 mars 1973, est entrée en vigueur en 1975 et réunit 184 États et organisations régionales d’intégration économique, l’Union européenne y ayant adhéré en 2015. Elle couvre plus de 40 900 espèces menacées, dont environ 6 610 espèces animales et 34 310 espèces végétales (Commission européenne, direction générale de l’Environnement — https://environment.ec.europa.eu/topics/nature-and-biodiversity/wildlife-trade_en). Parmi les essences de bois inscrites figurent :
- Annexe II : Swietenia macrophylla (acajou à grandes feuilles, mahogany), Guaiacum officinale (gaïac, lignum vitae), genre Dalbergia entier depuis 2017 (palissandres, bois de rose), Aniba rosaeodora (bois de rose d’Amazonie, inscrite à l’Annexe II depuis la CoP15, en vigueur le 23 juin 2010), l’ipé (genres Handroanthus, Roseodendron et Tabebuia) et le cumaru (genre Dipteryx), inscrits depuis le 25 novembre 2024.
- Annexe I : Dalbergia nigra (palissandre de Rio), seule essence ligneuse de cette liste inscrite à l’Annexe I.
L’Annexe II implique un permis d’exportation et, à l’entrée dans l’Union européenne, un permis d’importation (annexe B du règlement (CE) n° 338/97, art. 4). L’Annexe I y ajoute une interdiction d’usage commercial. Tout artisan qui restaure ou acquiert un meuble ancien contenant ces essences doit pouvoir justifier la provenance pré-convention.
Outils et ressources pour l’identification au quotidien
Pour l’artisan ou l’amateur souhaitant développer sa pratique d’identification, voici les ressources les plus accessibles :
Documents de référence
- CIRAD Tropix (gratuit, en ligne) : fiches PDF téléchargeables, recherche multicritère (https://tropix.cirad.fr/).
- The Wood Database (gratuit, en ligne, anglophone) : photos macro haute résolution, fiches très détaillées (https://www.wood-database.com/).
- USDA FPL : publications scientifiques téléchargeables sur l’utilisation et l’identification du bois.
Institutions françaises
- FCBA (Institut technologique Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement) : issu en 2007 de la fusion AFOCEL-CTBA, environ 300 salariés, siège à Champs-sur-Marne ; normalisation et certification (https://www.fcba.fr/qui-sommes-nous/notre-organisation/).
- Institut pour les Savoir-Faire Français (INMA) : 281 métiers d’art répertoriés dans 16 domaines, annuaire professionnel, accompagnement à la formation (https://www.institut-savoirfaire.fr/les-metiers-dart). Mission : « Faire rayonner, faire perdurer et faire grandir les savoir-faire d’exception ».
Outils pratiques
- Loupe × 10 (grossissement standard recommandé par les xylologues)
- Balance de précision (au gramme) + récipient gradué pour mesure de densité par immersion
- Lame de rasoir neuve pour préparation de bois de bout
- Lampe UV (fluorescence caractéristique pour certaines essences)
- Pied à coulisse pour mesures dimensionnelles
Articles connexes sur ce site
Pour approfondir votre pratique d’entretien adaptée à chaque essence identifiée :
- Entretien du Bois au Quotidien – Nourrir, Protéger et Embellir — huiles siccatives et cires adaptées à chaque essence.
- Techniques Traditionnelles de Finition du Bois — cire à chaud, vernis au tampon et gomme-laque selon l’essence.
- Histoire des cires et encaustiques — deux millénaires de finitions documentées sur bois.
Note de méthodologie éditoriale
- EUR-Lex — Règlement (UE) n° 995/2010, (https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32010R0995)
- Secrétariat CITES (https://cites.org/)
- CIRAD Tropix — Base technologique des essences forestières (https://tropix.cirad.fr/)
- The Wood Database — Eric Meier (https://www.wood-database.com/)
- USDA Forest Products Laboratory — Madison, Wisconsin (laboratoire fédéral de recherche bois, fondé en 1910)
- FCBA — Institut technologique Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement (https://www.fcba.fr/)
- USDA Forest Products Laboratory — Wood Handbook : anatomie, structure et propriétés du bois
- The Wood Database — Softwood & Hardwood Anatomy (https://www.wood-database.com/)
- The Wood Database — Wood Grain, Color & Texture (https://www.wood-database.com/)
- IAWA — Liste des caractères microscopiques d’identification des (International Association of Wood Anatomists)
- AFNOR — norme NF EN 1534, dureté à la bille (Brinell) des bois
- The Wood Database — fiches essences européennes : chêne, hêtre, noyer, châtaignier, frêne, merisier, pin sylvestre, sapin, épicéa (https://www.wood-database.com/)
- The Wood Database — fiches essences méditerranéennes : olivier (https://www.wood-database.com/olive/), chêne vert (https://www.wood-database.com/holm-oak/), cyprès (https://www.wood-database.com/mediterranean-cypress/), buis (https://www.wood-database.com/boxwood/)
- CNPF — Le bois des chênes pubescent, sessile et pédonculé, étude CONQueTh (https://www.cnpf.fr/sites/socle/files/cnpf-old/2021_03_16_le_bois_des_chenes_pubescent.pdf)
- CNPF — Itinéraire technique PA I1, Pin d’Alep en futaie régulière, zone méditerranéenne, avril 2020 (https://www.cnpf.fr/sites/socle/files/cnpf-old/pin_d_alep_compressed.pdf)
- Elaieb M. T. et al. — Physical, mechanical and natural durability properties of wood from reforestation Pinus halepensis Mill. in the Mediterranean Basin, Bois et Forêts des Tropiques, 2017, n° 331, p. 19-31 (https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31323)
- Météo-France — Le climat en France métropolitaine, climat méditerranéen (https://meteofrance.com/comprendre-climat/france/le-climat-en-france-metropolitaine)
- CIRAD Tropix — fiches essences tropicales : acajou d’Afrique, teck, iroko, padouk, wengé (https://tropix.cirad.fr/)
- The Wood Database — Rosewoods (Dalbergia genus) (https://www.wood-database.com/)
- UICN — Liste rouge des espèces menacées : statuts de conservation (https://www.iucnredlist.org/)
- Britannica — Oak (https://www.britannica.com/plant/oak)
- Wood Database — Wood Identification Guide (https://www.wood-database.com/wood-articles/wood-identification-guide/)
- Institut pour les Savoir-Faire Français (INMA) (https://institut-savoirfaire.fr/)