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Attirer les pollinisateurs au jardin : abeilles, bourdons, papillons et plantes mellifères

Par : Équipe rédactionnelle InnovativeTechFusion

Parcours: Biodiversité au Jardin

Leçon 8 sur 10

Nos précédentes leçons de biodiversité regardaient le jardin d’en haut, à hauteur d’oiseau. Celle-ci descend d’un étage, à hauteur d’insecte — là où se joue, sans bruit, la condition de tout le reste. Car les pollinisateurs sont la fondation sur laquelle repose l’édifice : sans eux, les fleurs ne fructifient pas, les graines manquent, et l’oiseau qui s’en nourrit disparaît à son tour. Le chiffre donne le vertige : selon Wikipedia FR (https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollinisation), environ 90 % des plantes à fleurs dépendent d’un pollinisateur animal, et Wikipedia EN (https://en.wikipedia.org/wiki/Pollinator) ajoute qu’« au moins 80 % des espèces cultivées dans le monde requièrent une pollinisation pour fructifier ». Un jardin qui accueille les abeilles, les bourdons et les papillons ne fait donc pas qu’embellir : il répare un maillon.

Et ce maillon est en train de céder. Hallmann et al. (2017, PLOS ONE — https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0185809), qui ont suivi pendant vingt-sept ans (1989-2016) soixante-trois réserves naturelles allemandes, y ont mesuré une chute de 76 % de la biomasse des insectes volants (82 % en plein été), soit 2,8 % par an. L’IPBES, dans son rapport global de 2019, estime qu’« environ 10 % des espèces d’insectes sont menacées d’extinction ». C’est dans ce contexte que chaque jardin compte : non comme un geste symbolique, mais comme un refuge d’appoint pour des populations qui s’effondrent.