Aller au contenu principal

Pour une meilleure expérience, veuillez mettre à jour votre navigateur.

Arbres et saisons : on plante pour ses petits-enfants

Par : Équipe rédactionnelle InnovativeTechFusion

Parcours: Chroniques d’une année

Légende 4 sur 6

En fin d’hiver, Nestor a vu du blanc tout au fond du verger. Pas de la neige : des fleurs. Un arbre s’était couvert de fleurs blanches et roses, alors que tous les autres autour de lui étaient encore nus.

Il a couru, le souffle court dans l’air froid. « Papé ! Un arbre a fleuri, en plein froid ! »

Papé Florent est arrivé, les mains dans les poches. « Celui-là, c’est l’. Le plus pressé de tous nos arbres. Chaque année, il ose le premier, bien avant le printemps. Les gens d’ici le guettent : quand l’amandier fleurit, on sait que l’hiver tire à sa fin. » Nestor a regardé l’arbre avec respect. Le premier. Le plus courageux.

Mais fleurir si tôt, a expliqué Papé, c’est un pari. « Comme il s’ouvre avant la fin des grands froids, l’amandier risque une dernière gelée sur ses fleurs. Si le gel les attrape, il y aura moins d’amandes l’été d’après. Certaines années il perd, d’autres il croule de fruits. On ne peut pas le presser, et on ne peut pas le protéger : un arbre est trop grand pour qu’on le couvre. On ne peut que le regarder oser. »

Lila, arrivée en trottinant, voulait sauver les fleurs. « On met une couverture ! » Papé a souri. « On ne couvre pas un arbre, ma petite. Il fait son pari tout seul. C’est ça, vivre au rythme des saisons : on ne commande pas, on accompagne. »

Nestor a compris quelque chose : l’arbre ne se presse pas pour lui plaire. Il suit son temps à lui, et il faut le respecter.

Il y a 5 autres légendes comme celle-ci
Découvrir le parcours

Cette légende fait partie d’un parcours de 6 leçons · Explorer le parcours complet