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Mains qui réparent : le métier qui se transmet

Par : Équipe rédactionnelle InnovativeTechFusion

Parcours: Chroniques d’une année

Légende 2 sur 6

Le seau du jardin avait perdu son fond. Nestor voulait le jeter. « On en rachète un, non ? » a-t-il dit. Papé Florent a secoué la tête. « On ne jette pas un seau pour si peu. On va voir Amiel. Lui, il répare le bois. »

Ils ont descendu la rue jusqu’à une porte ouverte, d’où sortait une bonne odeur de bois coupé. Dedans, M. Amiel travaillait, entouré de copeaux clairs et d’outils accrochés au mur. Il était  : il fabriquait et réparait des tonneaux, des seaux, des baquets, tout ce qui tient l’eau.

« Tiens, le seau de Florent », a dit M. Amiel en le prenant. Il a regardé le fond cassé, l’a fait tourner dans ses mains. « Ça ? Ce n’est rien. Une planche à changer. Dans une heure, il porte de nouveau l’eau. »

Nestor a regardé l’atelier, étonné. Partout, des objets de bois attendaient : un tonneau au cerceau lâche, une chaise à recoller, un baquet fendu. Rien de neuf, mais rien de jeté non plus.

« Vous réparez tout ça ? » a demandé Nestor.

M. Amiel a souri. « Tout ce qui peut l’être. Un objet de bois bien fait, ça dure des dizaines d’années, si on le soigne. Une planche s’abîme ? On la change, pas tout le tonneau. Un cerceau se desserre ? On le resserre. Avant, on ne jetait presque rien : c’était trop précieux, et trop long à faire. »

Nestor a touché un tonneau presque fini. Les planches, courbées, tenaient serrées les unes contre les autres, cerclées de bandes de fer. Pas une goutte ne passait. « Et ça tient sans clous ? »

« Sans un seul clou. Juste le bois bien taillé et le fer qui serre. C’est tout le métier. »

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