La colle qui tient un meuble et la finition qui le protège sont deux produits chimiques distincts, et ils ne s’entendent pas toujours. Mal associés, ils font écailler ou jaunir la finition, ou l’empêchent de pénétrer le bois — parfois plusieurs semaines après l’application, quand la pièce est déjà livrée. Ce guide trie les associations qui tiennent de celles qu’il faut éviter.
Toute fabrication ou restauration combine au moins un assemblage (tenon-mortaise, queue d’aronde, raccord plat, placage, réparation locale) et au moins une finition (huile, cire, vernis) — deux chimies qui peuvent interférer : une colle qui sature la fibre modifie la pénétration ultérieure d’une huile ; une finition posée sur une zone collée peut décoller ou jaunir ; un décapage qui apporte de l’eau (décapant alcalin, vapeur, compresse humide prolongée) peut relâcher une colle d’origine sensible à l’eau et désassembler le meuble. Par définition, une colle crée une liaison cohésive entre deux substrats, mais cette liaison reste vulnérable aux solvants, à l’humidité, à la chaleur et aux contraintes mécaniques.
Le parcours est systématique : huit familles de colles bois et huit familles de finitions, leur composition, leurs propriétés et leurs incompatibilités courantes, puis la matrice 8 × 8 qui croise les unes avec les autres (codage compatible / conditionnel / incompatible). Suivent les erreurs documentées, les tests à mener sur échantillon avant de s’engager sur une pièce de valeur, et les recommandations par usage : assemblage structurel, placage, raccord de parquet, jouets, surfaces alimentaires.
Les huit grandes familles de colles bois
Colle animale (Hide glue)
La colle animale ou colle de peau, d’os, de nerf, de poisson, est la colle historique de l’ébénisterie européenne du XVIIe au XIXe siècle. Sa composition repose sur le collagène issu de tissus conjonctifs (peau de lapin, nerfs de bœuf, os bouillis, vessie de poisson pour la colle de poisson ou ichthyocolle). Sa réversibilité (à l’eau chaude ou à la vapeur) en fait la colle de référence de la restauration patrimoniale, conformément aux principes de l’ICOM-CC.
- Composition — protéines de collagène (50-70 %) + eau (30-50 %) + plastifiants traditionnels (glycérol, miel) selon les recettes ;
- Mise en œuvre — préparation au bain-marie à 60-65 °C, application chaude sur substrats secs et chauds, prise par refroidissement (15-30 minutes à température ambiante) puis séchage complet en 12-24 h ;
- Résistance au cisaillement — 8-12 MPa sur joints bien préparés, comparable aux colles modernes ;
- Résistance à l’humidité — faible. Réversible à l’eau chaude (60-65 °C) ou à la vapeur. Inadaptée à l’extérieur ou en cuisine humide ;
- Réversibilité — totale à l’eau chaude ou à la vapeur contrôlée. Caractéristique essentielle pour la restauration patrimoniale ICOM-CC ;
- Compatibilité finitions — excellente avec cire, encaustique, gomme-laque (chimies historiques cohérentes). Tolère huile de lin si la colle est sèche en surface. Vernis bicomposant (2K) : conditionnel, comme le note la matrice ; son durcisseur polyisocyanate dérive du HDI, diisocyanate sensibilisant respiratoire (H334), et l’entrée 74 de REACH soumet depuis le 24 août 2023 tout usage professionnel d’un mélange titrant 0,1 % ou plus de diisocyanates à une formation, sans rien interdire au particulier ; cette leçon conseille néanmoins à la maison le PU 1K ou l’acrylique aqueux.
Colle vinylique PVA blanche
La colle vinylique blanche ou (polyvinyl acetate) est la colle bois grand public de référence depuis 1960. C’est une émulsion aqueuse de polymère de polyacétate de vinyle, prête à l’emploi.
- Composition — dispersion aqueuse de polyacétate de vinyle (PVAc 40-60 %) + plastifiants (DBP, autres phthalates ou substituts) + tensioactifs + biocides + eau de complément ;
- Mise en œuvre — application au pinceau ou directement à la bouteille à bec, prise en pression 30-45 minutes minimum, séchage complet 12-24 h, résistance maximale après 7 jours ;
- Résistance au cisaillement — 7-12 MPa selon qualité. Marques courantes Cléopâtre, Pattex, Bostik, Sader, Sika ;
- Classes EN 204 — D1 (intérieur sec) / D2 (intérieur, humidité occasionnelle) / D3 (intérieur humide, extérieur abrité des intempéries) / D4 (eau fréquente et prolongée, extérieur exposé sous une finition protectrice). Une PVA D3 tient l’eau par un système de réticulation interne (N-méthylolacrylamide) ou une résine ajoutée ; le D4 s’obtient soit par une formulation monocomposante conçue pour cette classe (Griffon KM45, colle vinylique blanche « D4 selon EN 204 » en un seul composant), soit par l’ajout d’un durcisseur polyisocyanate à une colle D3 (chez Kleiberit, 5 % de durcisseur 303.5 dans la colle 303 : un durcisseur d’oligomères de diisocyanate d’hexaméthylène, HDI, dont la fiche de données de sécurité exclut l’usage domestique et donne l’étiquette : deux pictogrammes, la mention d’avertissement « Danger », six mentions de danger, celles de la classification du durcisseur, et la phrase EUH204 « Contient des isocyanates. Peut produire une réaction allergique. ») ; l’étiquette du produit dit laquelle des deux voies s’applique ;
- Résistance à l’humidité — D1 sensible, D4 acceptable mais inférieure aux ;
- Réversibilité — partielle par eau chaude prolongée sur D1, quasi-nulle sur D3-D4 ;
- Compatibilité finitions — bonne avec finitions à phase solvant (huile lin, vernis polyuréthane) si la colle est sèche. Critique : la colle qui déborde des joints doit être essuyée avec un chiffon humide et chaud avant qu’elle ne durcisse, sinon elle forme une barrière sur le bois empêchant la finition de pénétrer.
Colle aliphatique jaune (Titebond)
Les colles aliphatiques jaunes (marques Titebond, Hercules) sont une variante haute performance des PVA, formulées pour menuiserie professionnelle.
- Composition — émulsion de polymère aliphatique (résine aliphatique modifiée) jaune à brune + résines tackifiantes + plastifiants ;
- Mise en œuvre — comme PVA blanche, prise plus rapide 15-30 minutes, manipulation 1 h, durcissement complet 24 h ;
- Résistance au cisaillement — 13-18 MPa, supérieure à PVA blanche standard ;
- Classes EN 204 — courantes en D2 / D3 (Titebond Original, Titebond II, Titebond III), Titebond III approuvée par la FDA pour le contact alimentaire indirect (planches à découper) ;
- Résistance à l’humidité — bonne en D3, acceptable à l’extérieur en D4 ;
- Réversibilité — quasi-nulle ;
- Compatibilité finitions — équivalente à PVA blanche. Avantage notable : moins de cernes blancs visibles sur bois clair quand la colle déborde, car la teinte jaune se fond mieux dans le bois clair que le blanc opaque.
Colle polyuréthane (PU) monocomposante
La colle monocomposante (PU 1K) est la colle structurelle moderne pour assemblages exigeants. Elle par contact avec l’humidité ambiante ou l’humidité du bois.
- Composition — pré-polymère uréthane à groupes isocyanates terminaux (NCO libres) + solvants (xylène, toluène ou esters) + catalyseur 2-éthylhexanoate stanneux, un sel d’acide 2-éthylhexanoïque : l’entrée de groupe 607-230-00-6 de l’annexe VI vise cet acide et ses sels non mentionnés ailleurs dans la même annexe, et les classe Repr. 1B, mention H360D, la même à l’étiquette, sans limite de concentration spécifique, avec les notes A, X et 12 de la ligne : le fournisseur précise sur l’étiquette le nom exact du sel (note A) ; la classification ne tient qu’au fragment commun à tout le groupe, l’acide 2-éthylhexanoïque, et ce que l’étain apporte au sel s’évalue à part (note X) ; un mélange est classé toxique pour la reproduction dès que la somme des substances de l’entrée qu’il contient atteint la limite de concentration générique de la catégorie attribuée (note 12) ;
- Mise en œuvre — application en couche fine, mouillage léger du substrat à l’eau pulvérisée pour accélérer la réticulation, prise en pression 30-90 minutes, expansion modérée (mousse uréthane jaune visible) due au libéré par la réaction isocyanate + eau ;
- Résistance au cisaillement — 12-20 MPa, supérieure aux ;
- Classe déclarée — « D4 selon EN 204 » sur la plupart des fiches techniques : un résultat d’essai obtenu selon la procédure EN 204/EN 205, la norme EN 204 ne classant elle-même que les colles thermoplastiques (voir la section EN 204) ;
- Résistance à l’humidité — excellente, classe d’emploi extérieur sans abri (terrasses, ouvrages bois extérieur) ;
- Réversibilité — nulle ;
- Compatibilité finitions — bonne avec vernis polyuréthane, lasures, saturateurs (chimies cohérentes). Limite : les débordements expansés en mousse jaune doivent être grattés au ciseau tant qu’ils sont encore frais ; durcis, ils sont très difficiles à éliminer sans poncer profondément ;
- Précautions — les isocyanates libres (MDI, TDI) sont sensibilisants respiratoires (mention H334 du règlement CLP, « peut provoquer des symptômes allergiques ou d’asthme ou des difficultés respiratoires par inhalation »). Les solvants porteurs ne sont pas neutres non plus : l’annexe VI range le toluène (index 601-021-00-3) dans six classes, dont Repr. 2 et STOT RE 2 *, et inscrit aussi les xylènes. Dans la colonne de classification de l’annexe VI, l’astérisque désigne une classification minimum (point 1.2.1 de cette annexe), à remplacer par une catégorie plus sévère quand les données du fabricant ou de l’importateur y conduisent. Leurs mentions complètes sont aux fiches INRS FT 74 et FT 77, citées en fin de leçon. Aspiration des vapeurs à la source et ventilation mécanique du local en marche pendant l’application et le séchage, pas une simple fenêtre entrouverte.
Colle époxy bicomposante
La colle bicomposante (résine + durcisseur à mélanger) est la colle de précision pour réparations critiques. Sa polymérisation passe par une réaction d’addition entre un groupe époxyde et un groupe amine.
- Composition — partie A résine époxyde (typiquement bisphénol-A diglycidyl éther DGEBA, 50-60 %) + partie B durcisseur amine (polyamine aliphatique TETA ou aromatique MXDA, 30-40 %) ratio volumique 1:1 ou 2:1 selon formulation ;
- Mise en œuvre — mélange des deux composants 1-2 minutes juste avant emploi, durée d’emploi 5-30 minutes selon la formule, prise en pression 12-24 h, durcissement complet 7 jours à 20 °C ;
- Résistance au cisaillement — 25-40 MPa, la plus élevée toutes colles confondues ;
- Résistance à l’humidité — excellente, résiste à immersion ;
- Réversibilité — nulle ;
- Compatibilité finitions — chimies cohérentes avec vernis polyuréthane et acrylique, à une condition : après durcissement, les époxy laissent souvent un (exsudat aminé) hydrosoluble, que WEST SYSTEM fait laver à l’eau claire au tampon abrasif puis poncer avant tout revêtement non époxy ; P150-P180 retenu ici ; Équipements de protection : voir la section « Équipements de protection individuelle (EPI), captage et premiers gestes » de cette leçon.
- Précautions — les amines aliphatiques sont irritantes pour la peau et les yeux, gants nitrile et lunettes requis.
Colle cyanoacrylate (super-glue)
La colle cyanoacrylate ou super-glue est la colle instantanée pour micro-réparations. Elle polymérise instantanément en présence d’humidité atmosphérique.
- Composition — monomère cyanoacrylate (éthyl-cyanoacrylate ECA ou méthyl-cyanoacrylate MCA, 95-99 %) + stabilisant acide de la polymérisation anionique (dioxyde de soufre ou acide sulfonique, quelques dizaines de ppm) + inhibiteur radicalaire phénolique (hydroquinone) + activateurs basiques en surface après application ;
- Mise en œuvre — application en goutte fine sur un seul substrat, mise en contact immédiate, prise 10-60 secondes, durcissement complet 1-2 h ;
- Résistance au cisaillement — 18-25 MPa sur joints fins, mais sensibilité aux chocs (clivage fragile) ;
- Résistance à l’humidité — limitée, vieillit en présence d’eau ;
- Réversibilité — possible par solvant acétone ou nitrométhane ;
- Compatibilité finitions — délicate. La colle forme un film vitreux sur la surface du bois autour du joint, qui repousse les huiles et empêche les vernis solvantés de pénétrer. Ponçage P180-P220 obligatoire avant finition pour briser ce film vitreux. Équipements de protection : voir la section « Équipements de protection individuelle (EPI), captage et premiers gestes » de cette leçon.
Colle urée-formaldéhyde (UF)
La colle urée-formaldéhyde est la colle historique des panneaux contreplaqués et de la lutherie industrielle, en perte d’usage grand public depuis les réglementations sur les émissions de formaldéhyde.
- Composition — pré-polymère urée + formaldéhyde + durcisseur acide (chlorure d’ammonium, acide formique) ratio 8:1 à 12:1 ;
- Mise en œuvre — préparation 5-10 minutes avant emploi, application à chaud (50-80 °C, presse industrielle) ou à froid, prise sous pression 15 minutes à 80 °C, durcissement 24 h à 20 °C ;
- Résistance au cisaillement — 10-15 MPa ;
- Classification — résine thermodurcissable, donc hors du champ de l’EN 204 : la durabilité à l’eau d’une colle UF se classe C1 à C4 selon l’EN 12765 ;
- Émissions formaldéhyde — substance cancérogène pour l’humain (CIRC/IARC Groupe 1 ; classification CLP harmonisée en six classes, dont Carc. 1B / H350). La classe E1 qualifie le panneau fini, jamais la colle : un contreplaqué collé UF est E1 lorsque le panneau libère au plus 0,124 mg/m³ de formaldéhyde (0,1 ppm) à l’essai en chambre EN 717-1, selon NF EN 13986 (restriction formaldéhyde : Règlement (UE) 2023/1464) ;
- Compatibilité finitions — bonne avec vernis , acrylique, lasure (joints largement enfouis dans les panneaux). Limites alimentaires pour planches : à éviter par précaution.
Colle naturelle moderne (caséine, dextrine, etc.)
Les colles naturelles modernes à base de caséine (lait), dextrine (amidon de pomme de terre, blé) ou farines sont des produits de niche pour applications éco-responsables.
- Composition — caséine 60-80 % + chaux Ca(OH)₂ ou borax (tétraborate de disodium décahydraté) Na₂B₄O₇·10H₂O + eau ;
- Mise en œuvre — préparation 1-2 minutes mélange, prise 2-4 h, séchage 24-48 h ;
- Résistance au cisaillement — 6-10 MPa, modeste ;
- Résistance à l’humidité — faible (caséine), nulle (dextrine pure) ;
- Compatibilité finitions — excellente avec cires, huiles naturelles, gomme-laque. Le borax est reprotoxique (Repr. 1B, H360FD) : ni jouets, ni planches alimentaires.
Les huit grandes familles de finitions
Huile de lin cuite (BLO) — Pénétrante, siccative, sans formation de film notable.
Huile-cire dure pénétrante (hardwax) — Mélange siccatifs + cires + résines alkydes. Pénétrante, avec un film de surface mince, de l’ordre de la dizaine de µm par couche : la fiche technique Osmo Huile-Cire Original donne un litre pour trente mètres carrés par couche, soit environ 33 µm de film humide avant pénétration et séchage, sans publier d’épaisseur de film sec.
Cire d’abeille en encaustique — Cire d’abeille + essence de térébenthine. Semi-pénétrante, réversible totale.
Vernis polyuréthane monocomposant (1K) — Alkyde-uréthane modifié, prêt à l’emploi. Filmogène 50-100 µm, irréversible.
Vernis polyuréthane bicomposant (2K) — Polyol + durcisseur polyisocyanate aliphatique dérivé du diisocyanate d’hexaméthylène (HDI, CAS 822-06-0, index 615-011-00-1) ou de l’IPDI. Filmogène 100-300 µm, irréversible. Le HDI est un sensibilisant respiratoire (H334) ; l’entrée 74 de REACH impose depuis le 24 août 2023 une formation à son usage professionnel à partir de 0,1 % de diisocyanates, sans rien prescrire au particulier, à qui cette leçon conseille le 1K ou l’acrylique aqueux.
Vernis acrylique aqueux — Dispersion polyacrylate aqueuse. Filmogène 30-80 µm, faiblement réversible eau chaude prolongée.
Gomme-laque (French polish) — Résine de l’insecte Kerria lacca dissoute dans l’éthanol. Filmogène fin 5-30 µm, totalement réversible à l’éthanol.
Peinture acrylique latex — Dispersion polyacrylate pigmentée. Filmogène couvrant 30-100 µm, faiblement réversible.
La matrice de compatibilité 8 × 8
Convention de codage
- O (compatible) — application directe sans précaution particulière au-delà du nettoyage et du ponçage standard P150-P180. Les chimies des deux produits sont cohérentes et le risque d’incompatibilité est négligeable ;
- C (conditionnel) — application possible sous conditions : dégraissage par la méthode que précise la cellule (solvant pour la plupart des colles, eau claire au tampon abrasif sur , dont l’ résiste à la plupart des solvants organiques), ponçage poussé P150-P220, attente prolongée du séchage de la colle (5-7 jours minimum), couche (ou primaire) d’accrochage spécifique ;
- X (incompatible) — combinaison à proscrire : la finition décolle, ne pénètre pas, jaunit anormalement, ou le solvant de la finition attaque la colle du joint, comme l’acétone reprend le cyanoacrylate.
Matrice synthétique (lignes = colles ; colonnes = finitions)
Le tableau ci-dessous synthétise les 64 combinaisons (8 colles × 8 finitions) d’après la documentation publique des fabricants et les règles de chimie organique, à lire par ligne. La colonne PU 2K renvoie au vernis bicomposant à durcisseur polyisocyanate dérivé du HDI (diisocyanate sensibilisant respiratoire, H334 ; formation REACH, entrée 74, obligatoire à l’usage professionnel dès 0,1 % de diisocyanates).
- Colle animale + huile lin BLO : O compatible ; + huile dure : O ; + cire encaustique : O (cohérence historique) ; + PU 1K : C attendre 48-72 h ; + PU 2K : C dégraissage requis ; + acrylique aqueux : C attention re-mouillage de la colle ; + gomme-laque : O historique ; + peinture acrylique : O.
- blanche D2 + huile lin : C attendre 7 jours séchage + ponçage P180 ; + huile dure : C idem ; + cire encaustique : O ; + PU 1K : C attendre 5-7 jours ; + PU 2K : C idem + dégraissage ; + acrylique aqueux : O si colle bien sèche ; + gomme-laque : C ponçage P220 ; + peinture acrylique : O.
- Aliphatique jaune Titebond + huile lin : C attendre 5-7 jours ; + huile dure : C idem ; + cire encaustique : O ; + PU 1K : C attendre 5-7 jours ; + PU 2K : C ; + acrylique aqueux : O ; + gomme-laque : C ; + peinture acrylique : O.
- PU 1K + huile lin : O ; + huile dure : O ; + cire encaustique : O ; + PU 1K : O chimies parfaitement compatibles ; + PU 2K : O ; + acrylique aqueux : C attendre 7 jours séchage et ponçage P180 ; + gomme-laque : C ; + peinture acrylique : C.
- Époxy bicomposant + huile lin : C lavage à l’eau claire au tampon abrasif + ponçage P150 ; + huile dure : C idem ; + cire encaustique : C par prudence, WEST SYSTEM suggérant ce lavage avant l’opération suivante, quelle qu’elle soit ; + PU 1K : C même lavage puis ponçage, prescrits avant tout vernis ; + PU 2K : C idem ; + acrylique aqueux : C même lavage que pour huile lin, critique ici ; + gomme-laque : C même lavage ; + peinture acrylique : C même lavage.
- Cyanoacrylate + huile lin : X film vitreux barrière ; + huile dure : X ; + cire encaustique : X ; + PU 1K : C ponçage P180 critique ; + PU 2K : C idem ; + acrylique aqueux : X ; + gomme-laque : X ; + peinture acrylique : C.
- Urée-formaldéhyde UF + huile lin : O joints enfouis ; + huile dure : O ; + cire encaustique : O ; + PU 1K : O ; + PU 2K : O ; + acrylique aqueux : O ; + gomme-laque : O ; + peinture acrylique : O.
- Caséine ou dextrine + huile lin : O chimies naturelles cohérentes ; + huile dure : O ; + cire encaustique : O ; + PU 1K : C ; + PU 2K : C ; + acrylique aqueux : O ; + gomme-laque : O ; + peinture acrylique : O.
Analyse synthétique de la matrice
- Combinaisons toujours compatibles (O sur ligne complète) : colle UF, qui est enfouie dans les panneaux et n’a pas de contact direct avec la finition ;
- Combinaisons toujours conditionnelles (C ou X sur ligne complète) : cyanoacrylate (film vitreux barrière) et ( à laver) ;
- Triangle d’or de la restauration patrimoniale : colle animale + cire + gomme-laque, tous compatibles par cohérence historique (et tous réversibles) ;
- Triangle moderne de l’ébénisterie professionnelle : D3 ou aliphatique + huile dure ou vernis PU + ponçage soigné ;
- Combinaisons à proscrire dans tous les cas : vernis sur PVA encore frais (gonflement de la colle) ; huile sur colle ayant débordé et durci en croûte (la finition forme des taches plus claires).
Erreurs courantes documentées
Surface contaminée à la colle non poncée
L’erreur la plus fréquente du débutant est de ne pas essuyer ou poncer les débordements de colle qui ont traversé les joints et taché la surface du bois adjacent. La colle séchée forme une fine pellicule transparente ou blanche qui repousse les huiles et les vernis solvantés, créant des taches plus claires visibles après la finition. Le décollement de la finition peut survenir des semaines plus tard. Mitigation : essuyer la colle fraîche immédiatement avec un chiffon humide chaud, puis poncer la zone P180 après séchage complet (24 h) avant toute application de finition.
Polyuréthane sur PVA frais
L’application d’un vernis polyuréthane (1K ou 2K) sur une colle PVA encore mouillée provoque un gonflement de la colle (le PVA reste sensible aux solvants pendant 24-72 h) et un décollement du film polyuréthane. La zone se cloque visiblement après quelques jours. Mitigation : attendre 7 jours minimum entre l’application de la colle et la finition polyuréthane. En cas de doute, un test sur une chute de la même essence, ou dans une zone peu visible, permet de vérifier l’absence de décollement.
Cyanoacrylate sous gomme-laque
Le film vitreux du cyanoacrylate est très peu poreux et repousse l’éthanol de la gomme-laque. Le tampon ne glisse pas correctement sur la zone collée et laisse un défaut perceptible en lumière rasante. Mitigation : éviter complètement le cyanoacrylate sur du mobilier destiné à recevoir une gomme-laque ; si une réparation locale au cyanoacrylate est inévitable, poncer P220-P320 la zone et tester sur échantillon. Équipements de protection : voir la section « Équipements de protection individuelle (EPI), captage et premiers gestes » de cette leçon.
Décapant alcalin ou vapeur relâchant l’assemblage
Erreur classique en restauration : décaper à l’eau un meuble assemblé à la colle animale, qui prend par perte d’eau et n’y résiste pas (Wood Handbook du FPL). Trois apports d’eau descellent tenons et queues d’aronde : le décapant alcalin aqueux laissé une nuit, la vapeur, la compresse humide prolongée. Mitigation : identifier la colle avant décapage (elle fluoresce en lumière noire UV-A à ~370 nm), tenir eau, vapeur et compresses loin des assemblages ; préférer un décapage mécanique (ponçage doux P150) ou thermique, chaleur loin des joints, la colle ramollissant dès 60-65 °C. Tout décapage, mécanique comme thermique, impose un test, la date d’une peinture ne la dédouanant pas du plomb (ED 6374, § 2, annexe 1). Si la peinture en contient, le procédé se choisit selon le support et son émission de poussières (§ 5.2.1, tableau 1) : ponçage à l’outil à captage intégré, relié à un aspirateur de classe H (§ 5.2.3, § 6.5), grattage sur un support brumisé (§ 6.5) ; décapage chimique au gel sous un film, en zone ventilée pour un décapant à solvant, déchets ramassés à l’avancement (§ 6.8), gel et film tenus loin des assemblages ; au thermique, le thermostat reste sous 450 °C sans jamais brûler la peinture, le masque est un casque à ventilation assistée TH3 à filtre A2P (§ 6.6) ; sous une heure ET sous 10 × VLEP, son tableau 2 liste un FFP3 ou un filtre P3 contre la poussière seule, et un FFP3 n’arrête aucune vapeur ; le § 5.4.1 ajoute un filtre antigaz dès qu’il y a des vapeurs, si bien que notre règle est un demi-masque ou un masque complet à filtre combiné A2P3, jamais un FFP3 jetable ; les résidus sont humidifiés ou aspirés en classe H (§ 6.6).
Époxy non lavé sous vernis
Les laissent souvent en surface un (exsudat aminé) après durcissement. Hydrosoluble, il résiste à la plupart des solvants organiques. Tant qu’il reste en place, il encrasse l’abrasif et inhibe l’adhérence de ce qui est appliqué par-dessus, vernis compris. WEST SYSTEM fait donc laver puis poncer avant tout revêtement autre que l’époxy. Mitigation : laver à l’eau claire au tampon abrasif, sécher, poncer P150-P180 ; le vernis adhère alors normalement. Équipements de protection : voir la section « Équipements de protection individuelle (EPI), captage et premiers gestes » de cette leçon.
Tests de compatibilité à réaliser sur échantillon
Avant toute application sur une pièce de valeur, trois tests rapides permettent de valider la compatibilité d’un couple colle-finition.
Test à l’eau (vérifier le séchage de la colle)
Sur une zone collée censée être sèche, poser une goutte d’eau distillée et attendre 5 minutes. Si l’eau est totalement absorbée par le bois et qu’aucun gonflement de la colle ne s’observe (pas de cloque, pas de blanchissement), la colle est sèche. Si l’eau ressort en perles ou si la zone blanchit, attendre 24-72 h de plus.
Test au solvant (vérifier l’absence de réactivité)
Sur la même zone collée, poser un chiffon imbibé du solvant de la finition future (white-spirit pour huile/lasure ; alcool dénaturé pour gomme-laque ; acétone pour cellulosique) et frotter doucement 30 secondes. Si la colle se dissout, blanchit ou laisse une trace, la finition correspondante est incompatible. Tester avec un autre solvant. Équipements de protection : voir la section « Équipements de protection individuelle (EPI), captage et premiers gestes » de cette leçon.
Test d’adhérence après application (sur échantillon dédié)
Sur une chute de la même essence, reproduire la séquence complète : collage + séchage + finition + séchage finition. Après 7 jours minimum, appliquer un ruban adhésif fort (type ruban d’emballage) sur la zone, presser fermement, attendre 5 minutes, puis arracher d’un coup sec à 90°. Si la finition reste solidement attachée au bois, l’adhérence est validée. Si la finition se décolle en lambeaux, la combinaison est incompatible.
Recommandations par usage
Assemblages structurels mobilier (tenon-mortaise, queue d’aronde)
- Mobilier patrimonial à restaurer : colle animale chaude (réversibilité ICOM-CC) + finition cire encaustique ou gomme-laque ;
- Mobilier neuf usage domestique : D2 ou aliphatique Titebond II + huile dure ou vernis PU 1K ;
- Mobilier exposé à l’humidité (cuisine, salle de bain) : PVA D3 ou aliphatique Titebond III + huile dure résistante à l’eau ; le vernis PU 2K est une option d’atelier, son durcisseur polyisocyanate dérivant du HDI, diisocyanate sensibilisant respiratoire (H334), et l’entrée 74 de REACH imposant depuis le 24 août 2023 une formation à son usage professionnel dès 0,1 % de diisocyanates ; à la maison, PU 1K ou acrylique aqueux.
Placages bois précieux
- Placage neuf : colle PVA D2 ou aliphatique + huile dure ou vernis acrylique (les vernis solvantés peuvent faire gondoler le placage fin) ;
- Re-collage placage cloqué patrimoine : colle animale + fer à placage chaud (60-65 °C) + cire ou gomme-laque en finition.
Raccords de lames parquet
- Parquet huilé : colle PVA D3 ou aliphatique D3 sur queues d’aronde ou rainure-languette + finition huile dure compatible ;
- Parquet vitrifié : colle PVA D3 + vitrificateur PU 1K ; le vitrificateur 2K, à durcisseur polyisocyanate dérivé du HDI (diisocyanate sensibilisant respiratoire, H334), est confié par cette leçon à l’applicateur professionnel, que l’entrée 74 de REACH oblige depuis le 24 août 2023 à une formation dès 0,1 % de diisocyanates ; au particulier, elle conseille le 1K ou l’acrylique aqueux ;
- Réparation locale lame fendue : bicomposant lavé à l’eau claire au tampon abrasif puis ponçage local + rattrapage finition existante.
Jouets en bois pour enfants
- Conformité EN 71-3 : la colle ne doit pas dépasser les seuils de migration fixés par la norme (arsenic, plomb, mercure, chrome) à l’extraction salivaire HCl 0,07 M 1 h à 37 °C ;
- Préférence éco-jouets : colle caséine à la chaux (jamais la variante au borax) ou dextrine + cire d’abeille pure ou huile alimentaire ;
- Production industrielle jouets : PVA D1 ou D2, sans réticulant interne libérant du formaldéhyde (la classe E1 qualifie l’émission d’un panneau fini selon NF EN 13986, jamais une colle) + vernis acrylique aqueux certifié EN 71-3.
- Borax exclu de cet usage : une colle à la caséine se prend soit à la chaux Ca(OH)₂, soit au borax, et le borax est un tétraborate de disodium. L’entrée de groupe 005-011-00-4 de l’annexe VI classe les tétraborates de disodium, anhydres ou hydratés, toxiques pour la reproduction de catégorie 1B, mention H360FD, la même à l’étiquette, sans limite de concentration spécifique, avec sa note 11 : un mélange est classé toxique pour la reproduction dès que la somme des composés du bore classés toxiques pour la reproduction qu’il contient atteint 0,3 % ; c’est la catégorie 1B qui les place sous l’entrée 30 de l’annexe XVII de REACH, et le règlement (UE) 2019/831 les inscrit sur la liste des substances interdites dans les produits cosmétiques. Pour un jouet ou une planche à découper, retenir la caséine à la chaux, ou la dextrine. La poudre se pèse et se gâche hors de la présence des enfants ; le pot se range ensuite fermé, étiqueté et hors de portée des enfants.
Surfaces alimentaires (planches à découper, ustensiles)
- Recommandation primaire : éviter tout joint dans la zone de contact alimentaire (planche monobloc) ;
- Si joint obligatoire : aliphatique Titebond III approuvée FDA pour le contact alimentaire indirect + huile minérale de qualité alimentaire USP NF ou cire d’abeille pure.
Normes européennes et marquages réglementaires
EN 204 (colles bois non structurelles)
La norme EN 204 « Classification des adhésifs thermoplastiques pour assemblage non structural des matériaux en bois » classe les colles thermoplastiques (, aliphatiques) en quatre classes de durabilité, D1 à D4, d’après la résistance au cisaillement par traction d’éprouvettes à recouvrement en hêtre (EN 205), mesurée après des séquences de conditionnement en climat normal (20 °C et 65 % d’humidité relative, ou 23 °C et 50 %), en eau froide ou en eau bouillante ; la moyenne de vingt éprouvettes doit atteindre chaque valeur de la colonne de la classe visée. Valeurs requises, en N/mm² (1 N/mm² = 1 MPa) :
- D1 — séquence 1, sept jours en climat normal, essai à sec : ≥ 10 N/mm² (intérieur, humidité du bois n’excédant pas 15 %) ;
- D2 — séquence 2, sept jours en climat normal, trois heures en eau à 20 ± 5 °C puis sept jours de reconditionnement en climat normal, essai à sec : ≥ 8 N/mm² (intérieur avec exposition occasionnelle et brève à l’eau ou à une forte humidité, humidité du bois n’excédant pas 18 %) ;
- D3 — séquence 3, sept jours en climat normal puis quatre jours en eau à 20 ± 5 °C, essai à l’état humide au sortir de l’eau : ≥ 2 N/mm² ; séquence 4, la même immersion suivie de sept jours de reconditionnement, essai à sec : ≥ 8 N/mm² (intérieur avec exposition fréquente et brève à l’eau ou à une forte humidité, extérieur non exposé aux intempéries) ;
- D4 — séquence 3, essai à l’état humide : ≥ 4 N/mm² ; séquence 5, sept jours en climat normal, six heures en eau bouillante puis deux heures en eau à 20 ± 5 °C, essai à l’état humide au sortir de l’eau : ≥ 4 N/mm² (intérieur avec exposition fréquente et prolongée à l’eau, extérieur exposé aux intempéries sous une finition protectrice adaptée). Chaque classe exige aussi la séquence 1 à ≥ 10 N/mm².
Une classe D ne se mesure que sur l’éprouvette normalisée de l’EN 205 (hêtre, joint de colle de 0,1 mm), jamais sur une pièce prélevée dans un ouvrage. Les colles à résine thermodurcissable, dont l’urée-formaldéhyde, sont hors de ce champ : leur durabilité à l’eau se classe C1 à C4 selon l’EN 12765. La colle monocomposante elle aussi de façon irréversible ; le « D4 selon EN 204 » de sa fiche technique est un résultat d’essai obtenu selon la procédure EN 204/EN 205, non une classe que le champ d’application de la norme lui attribue. Les classes d’emploi de l’EN 335, norme de durabilité du bois et des matériaux à base de bois, décrivent la situation d’exposition du bois lui-même et ne classent aucune colle : la lecture « D1 = classe d’emploi 1 » n’existe dans aucune des deux normes.
EN 12765 (colles thermodurcissables non structurelles)
La norme EN 12765 « Classification des adhésifs thermodurcissables pour assemblage non structural des matériaux en bois » est le pendant thermodurcissable de la norme EN 204 (qui couvre les adhésifs thermoplastiques) : elle classe les colles thermodurcissables non structurelles selon leur résistance à l’eau et à l’humidité en 4 classes C1 à C4. Ni l’EN 204 ni l’EN 12765 ne couvrent le collage porteur. Pour le collage structurel du bois porteur (bois lamellé-collé, poutres et éléments porteurs), ce sont des normes distinctes qui s’appliquent : EN 301 (adhésifs aminoplastiques et phénoliques), EN 15425 (adhésifs polyuréthane monocomposant PUR), avec les méthodes d’essai de la série EN 302, et EN 14080 pour le bois lamellé-collé (glulam).
Émissions formaldéhyde (EN 13986, EN 717-1 et Règlement (UE) 2023/1464)
Les panneaux contreplaqués et OSB collés aux colles UF ou phénolique-formaldéhyde PF doivent respecter la classe E1 selon NF EN 13986 (≤ 0,1 ppm de formaldéhyde libéré), mesurée par la méthode en chambre d’essai EN 717-1. La restriction européenne applicable au formaldéhyde est le Règlement (UE) 2023/1464, qui a inscrit l’entrée 77 à l’Annexe XVII du règlement REACH : à compter du 6 août 2026, la limite d’émission des articles en bois mis sur le marché européen s’exprime en mg/m³ et non plus en ppm. La classe « E0 », elle, n’est pas une classe d’émission réglementaire européenne : c’est une désignation commerciale de fabricants, sans valeur normative. EN 13986 et EN 717-1 restent la référence de la classe E1.
Isocyanates (REACH Annexe XVII restriction 74)
Depuis le 24 août 2023, la restriction de l’entrée 74 de l’Annexe XVII de REACH, introduite par le Règlement (UE) 2020/1149, limite l’usage industriel et professionnel de toute substance ou de tout mélange titrant 0,1 % en masse ou plus de diisocyanates aux opérateurs ayant suivi une formation sur leur usage sûr, documentée par l’employeur et renouvelée au moins tous les cinq ans ; l’emballage doit avertir, de façon distincte du reste de l’étiquette, qu’une formation adéquate est requise avant tout usage industriel ou professionnel. Le motif est sanitaire : le règlement relève que la sensibilisation respiratoire, par contact cutané comme par inhalation, conduit à l’asthme professionnel, avec plus de 5 000 nouvelles maladies professionnelles estimées chaque année dans l’Union. Sont concernés les colles PU 1K (pré-polymères à groupes NCO libres, MDI ou TDI), les durcisseurs des colles D4 bicomposantes et ceux des vernis et vitrificateurs PU 2K : dans ces deux derniers cas, un polyisocyanate dérivé du diisocyanate d’hexaméthylène (HDI, CAS 822-06-0, EC 212-485-8, index 615-011-00-1), dont l’annexe VI classe le monomère, sensibilisant respiratoire, Acute Tox. 3 * (H331), Eye Irrit. 2 (H319), STOT SE 3 (H335), Skin Irrit. 2 (H315), Resp. Sens. 1, mention H334 « Peut provoquer des symptômes allergiques ou d’asthme ou des difficultés respiratoires par inhalation », et Skin Sens. 1 (H317), mentions que l’étiquette reprend toutes, avec les limites de concentration spécifiques « * », Resp. Sens. 1 ; H334 : C ≥ 0,5 % et Skin Sens. 1 ; H317 : C ≥ 0,5 %, le « * » de tête signalant que l’entrée portait, sous la directive 67/548/CEE, des limites de concentration spécifiques pour la toxicité aiguë, qui ne peuvent pas être converties en limites au sens du règlement CLP (point 1.2.1 de l’annexe VI), et la note 2 de la ligne, et dont le mélange porte EUH204 « Contient des isocyanates. Peut produire une réaction allergique. » Le durcisseur Kleiberit 303.5 d’une PVA D4 en est un exemple documenté : plus de 95 % d’oligomères de HDI, moins de 0,5 % de monomère, et une fiche de données de sécurité qui exclut l’usage domestique. L’entrée ne vise que l’usage industriel et professionnel, qu’elle définit par le travailleur ou l’indépendant qui manipule ces produits ou en supervise la manipulation ; elle n’interdit rien au particulier, et un mélange titrant moins de 0,1 % de diisocyanates en est exclu. Le conseil de cette leçon tient au danger lui-même : à la maison, PU 1K ou acrylique aqueux ; le vernis 2K, confié à un professionnel formé, s’applique avec le captage et la protection respiratoire que prescrit sa fiche de données de sécurité.
Synthèse et arbre de décision
Le choix d’une colle pour un assemblage devant recevoir une finition se fait en 5 questions successives :
- Quelle exposition à l’humidité l’assemblage subira-t-il ? — intérieur sec D1, humidité occasionnelle D2, intérieur humide ou extérieur abrité D3, extérieur exposé sous finition protectrice D4 (classes EN 204 ; la classe d’emploi de l’EN 335 décrit l’exposition du bois, pas celle de la colle) ;
- L’assemblage doit-il être réversible (patrimoine) ? — oui → colle animale ; non → PVA, aliphatique, PU, ;
- L’assemblage est-il porteur, soumis à des contraintes structurelles permanentes ? — oui → collage structurel certifié régi par EN 301 / EN 15425 (essais de la série EN 302) et EN 14080 pour le lamellé-collé, à confier à un professionnel qualifié ; non → colle non structurelle EN 204 (thermoplastique) ou EN 12765 (thermodurcissable) selon la durabilité à l’humidité visée ;
- Quelle finition est prévue ? — vérifier la matrice de compatibilité ;
- L’usage est-il alimentaire ou destiné aux enfants ? — oui → caséine, dextrine, ou aliphatique Titebond III, homologuée pour le contact alimentaire indirect ; non → tout adhésif EN 204.
Le durcisseur des bicomposants est un polyisocyanate, comme celui des colles vinyliques D4. La fiche de données de sécurité du durcisseur KLEIBERIT 303.5 classe ce mélange Acute Tox. 4 (H332), Skin Irrit. 2 (H315), Eye Dam. 1 (H318, lésions oculaires graves), Skin Sens. 1 (H317), STOT SE 3 (H335) et Aquatic Chronic 3 (H412), avec les pictogrammes SGH05 et SGH07 et la mention d’avertissement « Danger ». Elle classe à part son composant principal, les oligomères (CE 931-274-8) présents à plus de 95 %, Acute Tox. 4 (H332), Skin Sens. 1 (H317) et STOT SE 3 (H335). Elle classe aussi son monomère résiduel, présent à moins de 0,5 %, en sept classes : Acute Tox. 1 (H330), Resp. Sens. 1 (H334), Acute Tox. 4 (H302), Skin Irrit. 2 (H315), Eye Irrit. 2 (H319), Skin Sens. 1 (H317) et STOT SE 3 (H335). Quatre de ces mentions, H330, H334, H302 et H319, ne figurent pas dans la classification du mélange, qui porte H332 pour l’inhalation et H318 pour l’œil. L’époxy durcit à la polyamine, traitée plus haut.
Équipements de protection individuelle (EPI), captage et premiers gestes
- Vapeurs d’un solvant bouillant au-dessus de 65 °C : demi-masque EN 140 à filtre de type A (EN 14387), aspiration des vapeurs à la source et ventilation du local (ED 6106) ; térébenthine, 150 à 180 °C (FT 132), white-spirit, 130 à 230 °C (CarAtex), filtre A (FT 324), d-limonène, 178 °C (FT 227) ; notre règle : classe 2, et dehors.
- Acétone (56,1 °C), solvant sous le seuil du type A (FT 3) : dans tous les cas, aspiration des vapeurs à la source et ventilation du local ; si un appareil filtrant est porté, filtre AX à usage unique (EN 14387), jamais une cartouche A.
- Alcool à brûler français, dénaturé au méthanol (FT 48 ; 64,5 °C, FT 5) : dans tous les cas, aspiration des vapeurs à la source et ventilation du local ; si un appareil filtrant est porté, filtre AX (FT 5), celui des solvants à bas point d’ébullition ; l’éthanol seul (78 °C, FT 48) relève du type A, notre règle en classe 2.
- Gants pour l’alcool à brûler : butyle (FT 48, FT 5) ; à éviter, caoutchouc naturel, PVC et nitrile (FT 5), alcool polyvinylique (FT 48) ; le nitrile ne vaut qu’en contact intermittent pour l’éthanol seul (FT 48).
- Un masque jetable FFP (EN 149), FFP2 comme FFP3, n’offre aucune protection contre les vapeurs de solvant.
- Poussière de bois, cancérogène du groupe 1 du CIRC (1995 ; 100C, 2012), VLEP contraignante 1 mg/m³ (R. 4412-149) : FFP3 (EN 149, au moins 99 %) ou P3 (EN 143, 99,95 %) ; notre règle : FFP2 et P2 ne suffisent pas.
- Captage à la source : ponceuse ou bordureuse raccordée à un aspirateur de classe M (classe de la machine, EN 60335-2-69) ; filtre H13 ou H14 (EN 1822), au MPPS ; ni aspirateur ménager, ni balayage à sec, ni soufflette, notre règle.
- Gants pour la térébenthine : nitrile, fluoré ou multicouche, jamais caoutchouc naturel, butyle, néoprène ni PVC (FT 132).
- Gants pour le white-spirit : nitrile ou fluoré, PVC ou néoprène en contact intermittent ou en éclaboussure, jamais caoutchouc naturel ni butyle (FT 324).
- Gants pour l’acétone : butyle ou multicouche (FT 3 ; lettre B, EN ISO 374-1) ; à éviter, caoutchouc naturel, PVC, néoprène et vinyle (FT 3) ; ni nitrile, peu résistant aux cétones (ED 112).
- Produit bicomposant (2K) : durcisseur polyisocyanate dont le monomère HDI, sensibilisant respiratoire, relève de l’entrée 615-011-00-1, Acute Tox. 3 * (H331), Eye Irrit. 2 (H319), STOT SE 3 (H335), Skin Irrit. 2 (H315), Resp. Sens. 1 (H334), Skin Sens. 1 (H317), et à l’étiquette H331, H319, H335, H315, H334 et H317, l’astérisque signalant une classification minimum, limites de concentration spécifiques « * », Resp. Sens. 1 ; H334 : C ≥ 0,5 % et Skin Sens. 1 ; H317 : C ≥ 0,5 %, le « * » de tête de cette colonne renvoyant à d’anciens seuils de toxicité aiguë fixés sous la directive 67/548/CEE, à ne pas confondre avec la marque d’une catégorie plancher (annexe VI, partie 1, section 1.2.1), note 2 de l’entrée ; l’étiquette du pot, elle, se lit sur sa fiche de données de sécurité.
- Durcisseur isocyanate, EPI : gants butyle, fluorés ou multicouches, néoprène en contact bref, jamais caoutchouc naturel ni PVC, aspiration des vapeurs à la source et ventilation du local (FT 164) ; lunettes-masque, notre règle.
- Appareil isolant quand la concentration dans l’air est inconnue ou élevée et pour toute intervention d’urgence, filtre A2B2P3 si l’évaluation des risques conclut à l’appareil filtrant, l’atmosphère surveillée pendant l’opération (FT 164) ; notre règle : pinceau et rouleau relèvent du filtrant, pistolet de l’isolant.
- L’entrée 74 de REACH soumet l’usage professionnel d’un mélange à 0,1 % ou plus de diisocyanates à une formation préalable ; nous en retenons que rien n’y vise le particulier.
- Peinture ancienne, avant tout décapage thermique, chimique ou mécanique : une construction d’après 1948 ne garantit pas l’absence de peinture au plomb (ED 6374, § 2, annexe 1) ; on fait mesurer la peinture, le CREP visant le logement d’avant 1949 (CSP, L. 1334-6).
- Décapage d’une peinture au plomb : dépose ou démontage du support chaque fois que possible, sinon le procédé se choisit, après le test, selon le support et son émission de poussières (ED 6374, § 5.2.1, tableau 1) ; au chimique, gel sous un film, zone ventilée pour un décapant à solvant, déchets ramassés à l’avancement (§ 6.8) ; au thermique, thermostat sous 450 °C, jamais brûler la peinture, écailles humidifiées ou aspirées en classe H, gants anti-chaleur (ED 6374, § 6.6).
- Décapage thermique, protection respiratoire : casque TH3 à ventilation assistée, filtre A2P (ED 6374, § 6.6) ; le tableau 2 n’ouvre le FFP3 jetable ou le P3 que sous une heure ET sous 10 × VLEP, contre la poussière seule.
- Décapage thermique, notre règle, vapeurs comprises : jamais un FFP3 jetable, demi-masque ou masque complet à filtre combiné A2P3 ; c’est, face au casque TH3 du § 6.6 (ED 6106, annexe 3), un facteur de protection assigné plus bas.
- Ponçage d’une peinture au plomb : outil à captage intégré, relié à une centrale haute dépression ou, à défaut, à un aspirateur de classe H (EN 60335-2-69), qui nettoie aussi la zone (ED 6374, § 5.2.2-5.2.3, § 6.5).
- Grattage d’une peinture au plomb : support brumisé et déchets ramassés humides au fur et à mesure de l’avancement, en sacs étanches (ED 6374, § 6.5).
- Ni flamme, ni surface ou jet d’air à 180 °C près d’un solvant : le white-spirit s’enflamme seul dès 180 °C (CarAtex), la térébenthine dès 220 à 255 °C (FT 132).
- Buse d’un décapeur thermique : 50 à 630 °C (Bosch, GHG 20-60) ; l’outil reste chaud après l’arrêt, support stable avant rangement.
- Térébenthine ou white-spirit avalé (H304) : on appelle aussitôt le 15, fait transférer la personne à l’hôpital en ambulance médicalisée, et même si la personne est consciente, ne fait jamais boire ni vomir.
- Si la personne qui a ingéré ce solvant est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité et la réanime s’il y a lieu ; consciente, on la garde au repos.
- Au besoin, après ce solvant ingéré : on retire ses vêtements souillés, les mains gantées, et lave sa peau et ses yeux aussitôt et abondamment à grande eau au moins 15 minutes.
- Acétone avalée : on appelle rapidement le centre antipoison.
- Si la personne qui a ingéré l’acétone est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité et la réanime s’il y a lieu ; consciente, on la garde au repos, fait rincer la bouche à l’eau et ne fait jamais boire ni vomir.
- En cas de symptômes après l’acétone ingérée : on consulte un médecin.
- Alcool à brûler avalé : on appelle aussitôt le 15 ou le centre antipoison et fait transférer la personne à l’hôpital sans attendre les signes tardifs du méthanol qu’il contient.
- Si la personne qui a ingéré cet alcool est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité et la réanime s’il y a lieu ; consciente, on fait rincer la bouche à l’eau et ne fait ni boire ni vomir.
- Peinture au plomb avalée : on appelle aussitôt le 15 ou le centre antipoison et fait transférer la personne à l’hôpital.
- Si la personne qui a ingéré cette peinture est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité et la réanime s’il y a lieu ; consciente, on fait rincer la bouche à l’eau et ne fait ni boire ni vomir.
- Durcisseur isocyanate de vernis bicomposant avalé : on appelle rapidement le centre antipoison.
- Si la personne qui a ingéré ce durcisseur est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité si elle respire et n’est pas blessée, la laisse sur le dos en cas de traumatisme et la réanime en l’absence de respiration.
- Si la personne qui a ingéré ce durcisseur est consciente : on fait rincer la bouche à l’eau, ne fait ni boire ni vomir et consulte un médecin en cas de symptômes.
- Un solvant dans l’œil : on ôte d’abord les lentilles de contact, rince immédiatement et abondamment au moins 15 minutes à l’eau courante, paupières bien écartées, et consulte un ophtalmologiste en cas d’irritation en lui signalant leur port.
- White-spirit dans l’œil : on retire les vêtements souillés, les mains gantées, ôte d’abord les lentilles de contact, lave l’œil immédiatement et abondamment au moins 15 minutes à grande eau et consulte un ophtalmologiste en cas d’irritation ou si la contamination est étendue ou prolongée.
- Peinture au plomb dans l’œil : on retire les vêtements souillés, rince immédiatement et abondamment au moins 15 minutes à l’eau courante en ôtant les lentilles de contact pendant le rinçage, et consulte un ophtalmologiste en cas d’irritation.
- Durcisseur isocyanate ou vernis bicomposant mélangé, solvant compris, dans l’œil : on rince immédiatement et abondamment au moins 15 minutes à l’eau courante, paupières bien écartées, et ôte les lentilles de contact pendant le rinçage.
- Dans tous les cas, pour un œil atteint par le durcisseur : on consulte un ophtalmologiste en lui signalant leur port.
- Térébenthine sur la peau : on appelle rapidement le centre antipoison, retire les vêtements souillés, les mains gantées, lave immédiatement et abondamment la peau à grande eau au moins 15 minutes et consulte sans tarder en cas d’irritation ou de contact étendu ou prolongé.
- Un solvant sur la peau : on retire les vêtements souillés, les mains gantées, lave immédiatement et abondamment la peau à grande eau au moins 15 minutes et consulte un médecin en cas d’irritation ou de contact étendu ou prolongé.
- Durcisseur isocyanate ou vernis bicomposant mélangé, solvant compris, sur la peau : on retire les vêtements souillés, les mains gantées, lave immédiatement et abondamment à grande eau au moins 15 minutes et consulte en cas d’irritation ou de brûlure ou de contact étendu ou prolongé.
- Peinture au plomb sur la peau : on retire les vêtements souillés, rince immédiatement et abondamment la peau à l’eau courante au moins 15 minutes et consulte un médecin en cas d’irritation.
- Durcisseur isocyanate ou vernis bicomposant mélangé inhalé : on appelle aussitôt le 15, fait transférer la personne à l’hôpital en ambulance médicalisée et la met hors de la zone polluée en se protégeant.
- Si la personne qui a respiré le durcisseur est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité si elle respire et n’est pas blessée, la laisse sur le dos en cas de traumatisme et la réanime en l’absence de respiration.
- Si la personne qui a respiré le durcisseur est consciente : on la garde au repos.
- Au besoin, après le durcisseur : on retire ses vêtements souillés, les mains gantées, et lave sa peau et ses yeux aussitôt et abondamment à grande eau au moins 15 minutes.
- Dans tous les cas, après le durcisseur : on la prévient du risque d’un œdème du poumon dans les 48 heures et de la nécessité de consulter si des symptômes respiratoires apparaissent.
- Fumées ou poussières de plomb respirées : on appelle aussitôt le 15 ou le centre antipoison, fait transférer la personne à l’hôpital et la met hors de la zone polluée en se protégeant.
- Si la personne qui a respiré ces fumées ou poussières est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité et la réanime s’il y a lieu ; consciente, on la garde au repos.
- Au besoin, après ces fumées ou poussières : on retire ses vêtements souillés, les mains gantées, et lave sa peau et ses yeux aussitôt et abondamment à grande eau au moins 15 minutes.
- Vapeurs de térébenthine, de white-spirit ou d’acétone respirées : on appelle rapidement le centre antipoison et met la personne hors de la zone polluée en se protégeant.
- Alcool à brûler inhalé : on met la personne hors de la zone polluée en se protégeant.
- Si la personne qui a respiré ces vapeurs est inconsciente : on la met en position latérale de sécurité et la réanime s’il y a lieu ; consciente, on la garde au repos.
- Au besoin, après ces vapeurs : on retire ses vêtements souillés, les mains gantées, et lave sa peau et ses yeux aussitôt et abondamment à grande eau au moins 15 minutes ; en cas de symptômes, on consulte rapidement un médecin.
Sources et lectures complémentaires
- EN 204 (AFNOR / CEN) — Classification des adhésifs thermoplastiques pour assemblage non structural du bois : classes de durabilité à l’eau D1 à D4.
- EN 12765 (AFNOR / CEN) — Classification des adhésifs thermodurcissables pour assemblage non structural des matériaux en bois : classes de durabilité à l’eau C1 à C4 (pendant thermodurcissable de l’EN 204).
- EN 301 (AFNOR / CEN) — Adhésifs pour structures portantes en bois — adhésifs aminoplastiques et phénoliques : classification et exigences de performance (méthodes d’essai de la série EN 302).
- EN 15425 (AFNOR / CEN) — Adhésifs pour structures portantes en bois — adhésifs polyuréthane monocomposant (PUR) : classification et exigences de performance.
- EN 14080 (AFNOR / CEN) — Structures en bois — bois lamellé-collé (glulam) et bois massif reconstitué : exigences applicables au collage structurel porteur.
- ECHA — REACH, Annexe XVII, entrée 74 (diisocyanates) (nouvelle fenêtre) — Restriction introduite par le Règlement (UE) 2020/1149 : formation obligatoire pour l’usage professionnel des produits contenant 0,1 % en masse ou plus de diisocyanates.
- CIRC (IARC) — Monographie 100F, formaldéhyde (nouvelle fenêtre) — Formaldéhyde classé cancérogène pour l’humain (Groupe 1) ; cohérent avec la classification CLP harmonisée, qui compte six classes, dont Carc. 1B / H350.
- NF EN 13986 — Panneaux à base de bois pour la construction : exigences d’émission de formaldéhyde (classe E1).
- ICOM-CC — Committee for Conservation (nouvelle fenêtre) — Principes de réversibilité et de lisibilité de l’intervention applicables au recollage des assemblages patrimoniaux à la colle animale.
- EUR-Lex — Règlement (CE) n° 1272/2008 (CLP), version consolidée en vigueur au 1er juillet 2026, Annexe VI, entrée 605-001-00-5 (formaldéhyde) (nouvelle fenêtre) — l’entrée d’où vient la classification harmonisée citée ici pour le formaldéhyde (EC 200-001-8, CAS 50-00-0) : Carc. 1B (H350), Muta. 2 (H341), Acute Tox. 2 (H330), Acute Tox. 4 (H302), Skin Corr. 1B (H314) et Skin Sens. 1A (H317), les six mêmes mentions à l’étiquette avec la mention supplémentaire EUH071 ; estimations de la toxicité aiguë de 100 ppmV (gaz) par inhalation et de 500 mg/kg pc par voie orale ; limites de concentration spécifiques STOT SE 3 ; H335 : C ≥ 5 %, Skin Corr. 1B ; H314 : C ≥ 25 %, Skin Irrit. 2 ; H315 : 5 % ≤ C < 25 % et Eye Irrit. 2 ; H319 : 5 % ≤ C < 25 % ; notes B, D et F.
- USDA Forest Products Laboratory, Wood Handbook — Wood as an Engineering Material (FPL-GTR-282, 2021) (nouvelle fenêtre) — la source d’où vient ici le comportement de la colle animale et celui des décapants alcalins. Tableau 10-1, ligne « Animal, protein » : colle appliquée à chaud, qui prend par refroidissement et perte d’eau, et qui n’est typiquement pas résistante à l’eau, tout en étant solide une fois sèche. Chapitre 16, section « Alkali-Based Strippers » : ce sont des bases fortes, souvent laissées sur le bois peint une journée entière ou toute la nuit et couvertes pour ralentir l’évaporation, à neutraliser ensuite à l’acide doux ; le décapage chimique se termine par un lavage du bois. Le même chapitre juge les pistolets à air chaud inadaptés aux peintures au plomb, les fumées de plomb se dégageant vers 370 °C.
- INRS — Fiche toxicologique n° 74, toluène (nouvelle fenêtre) — la fiche du toluène, solvant porteur des colles polyuréthane que la leçon nomme ; l’annexe VI du règlement CLP le range dans six classes, dont Repr. 2 et STOT RE 2 *, index 601-021-00-3
- INRS — Fiche toxicologique n° 77, xylènes (nouvelle fenêtre) — la fiche des xylènes, l’autre solvant porteur que la leçon nomme ; l’annexe VI du règlement CLP les inscrit également
- WEST SYSTEM — préparation de surface des époxy (nouvelle fenêtre) — la documentation technique d’où vient ici le traitement de l’amine blush (exsudat aminé) : le film est hydrosoluble, beaucoup de solvants organiques sont inopérants pour l’enlever, et le lavage à l’eau claire au tampon abrasif (ou le ponçage à l’eau) suffit. La page conseille ce lavage avant toute opération suivante, et demande un durcissement complet puis lavage et ponçage avant les revêtements autres que l’époxy, dont elle cite les peintures, les vernis et les gelcoats. Le seul grain qu’elle nomme est le 80, pour les zones restées brillantes ; le P150-P180 de cette leçon est une convention du site et non un chiffre de cette page.
- INRS — Fiche toxicologique FT 164, diisocyanate d’hexaméthylène (HDI), CAS 822-06-0, EC 212-485-8, index 615-011-00-1 (nouvelle fenêtre) — la transcription de l’entrée de l’annexe VI d’où vient ici la classification du monomère HDI : Skin Irrit. 2 (H315), Skin Sens. 1 (H317), Eye Irrit. 2 (H319), Acute Tox. 3 * par inhalation (H331), en classification minimale, Resp. Sens. 1 (H334) et STOT SE 3 (H335), six mentions que la colonne d’étiquetage de l’entrée reprend toutes ; pour les mélanges, les limites de concentration spécifiques de la sensibilisation respiratoire et cutanée, que l’entrée écrit « * », Resp. Sens. 1 ; H334 : C ≥ 0,5 % et Skin Sens. 1 ; H317 : C ≥ 0,5 %, le « * » de tête rappelant des limites de toxicité aiguë fixées sous la directive 67/548/CEE, qui ne se convertissent pas en limites au sens du règlement CLP (point 1.2.1 de l’annexe VI), et la note 2, selon laquelle la concentration d’isocyanates s’entend en pourcentage en poids du monomère libre dans le mélange ; la mention que l’exposition chronique au HDI peut être à l’origine d’un asthme professionnel, et le renvoi à l’entrée 74 de l’annexe XVII de REACH.
- legislation.gov.uk — Règlement (UE) 2020/1149 (diisocyanates), texte retenu au Royaume-Uni : considérants et annexe (nouvelle fenêtre) — le texte de l’entrée 74 d’où viennent ici le seuil de 0,1 % en masse, la date du 24 août 2023, l’avertissement d’emballage, la formation renouvelée au moins tous les cinq ans, et, dans les considérants, l’estimation de plus de 5 000 nouvelles maladies professionnelles par an dans l’Union.
- KLEBCHEMIE — fiche de données de sécurité du durcisseur KLEIBERIT 303.5 (version 12, 12 mai 2017) (nouvelle fenêtre) — la fiche d’où vient ici la nature du durcisseur des PVA D4 bicomposantes : plus de 95 % d’oligomères de diisocyanate d’hexaméthylène (EC 931-274-8), moins de 0,5 % de monomère HDI, mention EUH204, et un usage privé (ménage) exclu à la section 1.2 ; la fiche produit KLEIBERIT 303 indique que la colle seule correspond à D3 et atteint D4 avec 5 % de ce durcisseur.
- Griffon — fiche produit Wood Adhesive PVAc KM45 (D4) (nouvelle fenêtre) — la fiche d’où vient ici l’existence de colles vinyliques D4 en un seul composant : « Waterproof (EN 204 D4), white, single-component wood adhesive based on PVAC » ; le durcisseur polyisocyanate n’est donc qu’une des deux voies vers la classe D4.
- Henkel — brevet US 7 253 244 B2 (colle polyuréthane monocomposante) : valeurs requises et séquences de stockage de l’EN 204 (nouvelle fenêtre) — le tableau de brevet qui a servi de première lecture des valeurs requises de l’EN 204 ; ses lignes D1 ≥ 10 N/mm² (séquence 1), D2 ≥ 8 N/mm² (séquence 2) et D4 ≥ 4 N/mm² (séquence 5) concordent avec le tableau 2 de l’EN 204:2016, mais le ≥ 4 N/mm² qu’il place en séquence 3 est l’exigence de la classe D4 pour cette séquence, non celle de D3 (≥ 2 N/mm²) ; le tableau de la norme, cité ci-dessous, fait foi.
- Celanese — brevet US 12 448 549 B2 (dispersion VAE pour colles bois D3) : séquence D3-3 de la DIN EN 204:2016 (nouvelle fenêtre) — la description d’où viennent ici la séquence D3-3 (sept jours à 23 °C et 50 % d’humidité relative, puis quatre jours en eau froide à 20 ± 5 °C), l’exigence D3-3 que le brevet écrit « supérieure à 2 N/mm² » là où le tableau 2 de la norme imprime ≥ 2 N/mm², et le fait que les PVA D3 tiennent l’eau par un système de réticulation interne (N-méthylolacrylamide) ou une résine ajoutée, l’un et l’autre sources de formaldéhyde.
- IVK (Industrieverband Klebstoffe) — note d’interprétation de la DIN EN 204/205 et de l’évaluation des éprouvettes (octobre 2017) (nouvelle fenêtre) — la note d’où vient ici l’éprouvette normalisée de l’EN 205 (hêtre non étuvé, joint de colle de 0,1 mm, humidité du bois 12 ± 1 %) et la règle qu’une classe D ne se détermine pas sur des pièces prélevées dans un ouvrage.
- CEN — EN 204:2016, aperçu de la version slovène SIST EN 204:2016 (iTeh Standards) (nouvelle fenêtre) — l’aperçu d’où viennent ici le domaine d’application de la norme, le tableau 1 des classes de durabilité et le tableau 2 des séquences de conditionnement et des valeurs minimales (séquence 1 : sept jours en climat normal, ≥ 10 N/mm² pour toutes les classes ; séquence 2 : sept jours, trois heures en eau à 20 ± 5 °C, sept jours, ≥ 8 N/mm² pour D2 ; séquence 3 : sept jours puis quatre jours en eau, ≥ 2 N/mm² pour D3 et ≥ 4 N/mm² pour D4 ; séquence 4 : la même immersion puis sept jours, ≥ 8 N/mm² pour D3 ; séquence 5 : sept jours, six heures en eau bouillante, deux heures en eau à 20 ± 5 °C, ≥ 4 N/mm² pour D4), la règle que seules les séquences 3 et 5 s’essaient à l’état humide, le climat normal (20 °C et 65 % ou 23 °C et 50 % d’humidité relative), la moyenne sur vingt éprouvettes, et l’avant-propos, dont les trois modifications listées par rapport à l’édition 2001 ne touchent aucune valeur requise.
- Henkel Loctite — brevet US 6 093 780 A (compositions adhésives cyanoacrylate) : stabilisants (nouvelle fenêtre) — la description d’où viennent ici les stabilisants d’une colle cyanoacrylate : un inhibiteur de la polymérisation anionique (dioxyde de soufre, trioxyde de soufre, acide méthanesulfonique, acide hydroxypropanesulfonique, certaines sultones, de 5 à 100 ppm) et un inhibiteur radicalaire phénolique (hydroquinone, p-méthoxyphénol, t-butylcatéchol) ; aucun acide minéral fort n’y figure.
- Osmo — fiche technique Huile-Cire Original (nouvelle fenêtre) — la fiche d’où vient ici le rendement d’une couche (30 m² par litre) ; elle ne publie aucune épaisseur de film sec, et l’ordre de grandeur en µm donné dans cette leçon est une déduction de ce rendement, non une valeur de la fiche.
- Measurlabs — Formaldehyde testing and regulations in the EU (nouvelle fenêtre) — la page d’où vient ici la définition de la classe E1 des panneaux à base de bois selon EN 13986 (émission de formaldéhyde au plus égale à 0,124 mg/m³, soit 0,1 ppm, à l’essai en chambre EN 717-1) et de la limite REACH de 0,062 mg/m³ applicable aux meubles et articles à base de bois au 6 août 2026.
- CNRS, Prévention du risque chimique — Répertoire des éléments d’étiquetage du règlement CLP (2025) (nouvelle fenêtre) — le répertoire d’où vient ici le libellé français de la mention EUH204 « Contient des isocyanates. Peut produire une réaction allergique. »
- INRS — ED 6106, Les appareils de protection respiratoire : choix et utilisation (nouvelle fenêtre) — classes des demi-masques filtrants (EN 149) et des filtres (EN 143) : FFP1 et P1 au moins 80 % des aérosols d’essai, FFP2 et P2 au moins 94 %, FFP3 au moins 99 %, P3 au moins 99,95 %, le filtre se montant sur un demi-masque EN 140 ; notre règle contre la poussière de bois : FFP3 ou P3, FFP2 et P2 ne suffisent pas, FFP1 et P1 encore moins ; tableau 3 des filtres anti-gaz EN 14387 (type A au-dessus de 65 °C d’ébullition, AX en dessous et à usage unique, K pour l’ammoniac et les dérivés aminés) ; § 1.3.4, filtres combinés à double marquage ; annexe 3, facteurs de protection assignés conseillés par l’INRS : 10 pour un demi-masque à filtre P3, 30 pour un masque complet à filtre P3, 40 pour une cagoule ou un casque TH3 P
- INRS — Poussières de bois, ce qu’il faut retenir (nouvelle fenêtre) — cancérogène du groupe 1 du CIRC quel que soit le bois ; VLEP réglementaire contraignante de 1 mg/m³ sur 8 h (R. 4412-149) ; captage à la source en première mesure
- IARC — Monographs Volume 62, Wood Dust and Formaldehyde (1995) (nouvelle fenêtre) — la monographie qui classe la poussière de bois dans le groupe 1
- IARC — Monographs Volume 100C, Arsenic, Metals, Fibres, and Dusts (2012) (nouvelle fenêtre) — réévaluation des agents du groupe 1 : poussière de bois et silice cristalline (quartz, cristobalite) confirmées
- Légifrance — Code du travail, article R. 4412-149 (valeurs limites d’exposition professionnelle contraignantes) (nouvelle fenêtre) — bois (poussières de) : 1 mg/m³ sur 8 h ; silice cristalline, fraction alvéolaire, quartz : 0,1 mg/m³ ; version en vigueur au 10 avril 2026
- Hilti France — Aspirateurs de chantier classe L, classe M et classe H : quelle est la différence ? (nouvelle fenêtre) — classes de la norme EN 60335-2-69 : L pour les poussières de VLEP supérieure à 1 mg/m³, M (rétention 99,9 %) pour celles de VLEP supérieure ou égale à 0,1 mg/m³, sciure et poussière de bois comprises, H (99,995 %) pour les poussières cancérogènes ou pathogènes
- Prévention BTP — Atelier bois : réduire l’exposition aux poussières avec un aspirateur industriel (nouvelle fenêtre) — un filtre de classe M est adapté à l’aspiration des particules de bois : efficacité de filtration supérieure à 99,9 %, perméabilité maximale inférieure à 0,1 %
- MANN+HUMMEL — Filter classification, DIN EN 1822 (nouvelle fenêtre) — grades du média filtrant : H13 ≥ 99,95 %, H14 ≥ 99,995 % en valeur intégrale, mesurés à la taille de particule la plus pénétrante (MPPS), minimum d’efficacité du média ; nous en retenons que le grade du filtre est une autre référence que la classe de la machine et que la mesure ne se fait pas à 0,3 µm
- INRS — Fiche toxicologique n° 132, essence de térébenthine (nouvelle fenêtre) — point d’éclair d’environ 35 °C en coupelle fermée, inflammation sans flamme ni étincelle à partir de 220 à 255 °C, intervalle d’ébullition de 150 à 180 °C, au-dessus du seuil du type A (EN 14387) ; recommandations : filtre de type A, gants nitrile, fluorés ou multicouches, caoutchoucs naturel, butyle et néoprène ainsi que le poly(chlorure de vinyle) à éviter ; la fiche renvoie la protection oculaire à la rubrique 8 de la FDS
- INRS — Base CarAtex, fiche « White-spirit », CAS 8052-41-3 (nouvelle fenêtre) — mise à jour avril 2018 ; inflammation sans flamme ni étincelle à partir de 180 °C, intervalle d’ébullition de 130 à 230 °C, point d’éclair 30-65 °C en coupelle fermée ; c’est la plus basse de ces températures parmi les solvants que le site relève pour cette liste, et notre règle en fait le seuil : une surface d’atelier — carter, résistance, conduit — l’atteint
- INRS — Fiche toxicologique n° 324, solvants aliphatiques en C9-C20 contenant des hydrocarbures aromatiques (nouvelle fenêtre) — white-spirit : filtre de type A, « combiné à un filtre P2 en cas d’activité générant des aérosols » dans les mots de la fiche ; notre lecture : ce P2 est la classe que la fiche donne à l’aérosol de solvant, et elle ne suffit pas hors de ce cas ; gants nitrile ou fluorés pour un contact prolongé, PVC ou néoprène pour un contact intermittent ou une éclaboussure, caoutchouc naturel et butyle à éviter ; la fiche renvoie la protection oculaire à la rubrique 8 de la FDS
- INRS — Fiche toxicologique n° 227, dipentène et isomères (d-limonène) (nouvelle fenêtre) — filtre de type A ; aspiration des vapeurs à leur source d’émission et ventilation des lieux de travail ; pour un contact prolongé, matériaux multicouches, élastomères fluorés ou PVC ; le caoutchouc nitrile est à éviter ; la fiche renvoie la protection oculaire à la rubrique 8 de la FDS ; point d’ébullition 178 °C, au-dessus du seuil du type A (EN 14387)
- INRS — Fiche toxicologique n° 3, acétone (nouvelle fenêtre) — point d’ébullition 56,1 °C, sous le seuil du type A (EN 14387) ; recommandations : dans tous les cas, aspiration des vapeurs à leur source d’émission et ventilation des lieux de travail ; filtre de type AX (à usage unique selon l’ED 6106), gants butyle ou multicouches, caoutchouc naturel, poly(chlorure de vinyle), néoprène et vinyle à éviter ; la fiche renvoie la protection oculaire à la rubrique 8 de la FDS
- INRS — Fiche toxicologique n° 5, méthanol (nouvelle fenêtre) — point d’ébullition 64,5 °C, sous le seuil du type A (EN 14387) ; recommandations : aspiration des vapeurs à leur source d’émission et ventilation générale des locaux ; filtre de type AX ; gants en caoutchouc butyle ou en polychloroprène, le caoutchouc naturel, le nitrile et le PVC n’étant pas recommandés
- INRS — Fiche toxicologique n° 48, éthanol (nouvelle fenêtre) — point d’ébullition 78 °C, au-dessus du seuil du type A (EN 14387) ; recommandations : dans tous les cas, aspiration des vapeurs à leur source d’émission et ventilation des lieux de travail ; filtre de type A ; caractéristiques : l’alcool à brûler du commerce est un éthanol dénaturé, en France, selon le procédé général, au méthylène-Régie (3,5 %, un mélange à environ 65 % de méthanol) et au 2-propanol (1 %), la fiche réservant des procédés spéciaux ; gants pour un contact prolongé : butyle, Viton® ou multicouche Barrier® ; pour un contact intermittent ou une éclaboussure, nitrile ou néoprène ; à éviter, caoutchouc naturel, alcool polyvinylique et PVC ; la fiche renvoie la protection oculaire à la rubrique 8 de la FDS
- INRS — ED 112, Des gants contre les risques chimiques (nouvelle fenêtre) — nitrile : huiles, graisses, alcools, produits pétroliers, faible résistance aux cétones et aux produits halogénés ; butyle : cétones, esters, éthers de glycol, amines, aldéhydes, acides forts ; PVA et laminés multicouches : hydrocarbures chlorés ; néoprène : acides et bases forts
- AST25 — Risque chimique : choisir des gants adaptés (EN ISO 374-1:2016) (nouvelle fenêtre) — type A, perméation supérieure à 30 minutes pour au moins six substances ; type B, trois ; type C, supérieure à 10 minutes pour une ; lettres A méthanol, B acétone, D dichlorométhane, F toluène, J n-heptane, K soude caustique 40 %, O ammoniaque 25 %
- INRS — Fiche toxicologique n° 59, plomb et composés minéraux (nouvelle fenêtre) — conduite à tenir en cas d’urgence : projection sur la peau ou dans les yeux, retirer les vêtements souillés et rincer immédiatement et abondamment à l’eau courante pendant au moins 15 minutes, en retirant les lentilles de contact pendant le rinçage, puis consulter un médecin ou un ophtalmologiste si une irritation apparaît ; inhalation importante de poussières ou de fumées contenant du plomb, appeler immédiatement un SAMU ou un centre antipoison, faire transférer la victime en milieu hospitalier dans les plus brefs délais, la sortir de la zone polluée en prenant toutes les précautions nécessaires pour les sauveteurs, la placer, si elle est inconsciente, en position latérale de sécurité et la réanimer s’il y a lieu et, si elle est consciente, la maintenir au repos, et au besoin retirer ses vêtements souillés avec des gants adaptés et commencer une décontamination de la peau et des yeux en les lavant immédiatement et abondamment à grande eau pendant au moins 15 minutes ; ingestion, appeler immédiatement un SAMU ou un centre antipoison et faire transférer la victime en milieu hospitalier dans les plus brefs délais, puis, si elle est inconsciente, la placer en position latérale de sécurité et la réanimer s’il y a lieu et, si elle est consciente, faire rincer la bouche avec de l’eau, ne pas faire boire et ne pas tenter de provoquer des vomissements
- INRS — ED 6374, Interventions sur les peintures contenant du plomb (nouvelle fenêtre) — § 1, la céruse employée couramment dans les peintures jusqu’en 1948 ; annexe 1, usage professionnel interdit depuis le 1er janvier 1949 mais encore employée ensuite par des particuliers, vente et importation des peintures à la céruse et aux sulfates de plomb interdites en France à partir de 1993, emploi interdit dans tous les travaux de peinture depuis 2003, autres composés du plomb dans des peintures décoratives ou techniques jusque dans les années 2000 ; § 2 (document p. 6), une construction postérieure à 1948 ne garantit pas l’absence de peinture au plomb (§ 2 et annexe 1) ; § 4.3, le CREP vise les logements dont le permis de construire est antérieur à 1949 ; § 5.1.4.1, repérage avant travaux par fluorescence X portable, distinct du CREP ; § 5.2.1, le procédé se choisit aussi sur son niveau d’émission de poussières ; § 5.2.2, captage à la source, l’aspiration des polluants au plus près de leur point d’émission, filtre a minima de classe E11 (EN 1822-1), l’outil à captage intégré relié de préférence à une centrale d’aspiration haute dépression, à défaut à un aspirateur, que le § 5.2.3 veut de classe H selon la norme EN 60335-2-69 pour ce captage comme pour le nettoyage des zones contaminées par des poussières de plomb, le § 6.5 donnant l’aspiration à l’outil pour exemple au ponçage mécanique, parmi « une ou plusieurs » méthodes, et prescrivant « pour le grattage et le piochement, brumisation des supports à traiter au fur et à mesure de l’avancement des travaux », les déchets ramassés à l’avancement, si possible humidifiés, en sacs étanches ; § 6.6, décapage thermique : air chaud sous 450 °C au décapeur à thermostat, ne pas brûler la peinture, chalumeau proscrit, copeaux aspirés en classe H ou humidifiés, balai proscrit, casque à ventilation assistée TH3 à filtre A2P, gants imperméables aux poussières et résistants à la chaleur, les opérations de finition qui suivent le décapage générant des poussières contenant du plomb ; tableau 2, ligne « < 10 x VLEP », la brochure écrit « Pour les interventions de moins d’une heure : demi-masque filtrant à usage unique FFP3 ou demi-masque équipé de filtre antipoussières P3 ou masque complet équipé de filtre antipoussières P3 », une ligne de poussière où ne figure aucun filtre antigaz ; § 5.4.1, « En cas d’utilisation de produits chimiques ou de production de vapeurs dangereuses, des filtres antigaz appropriés seront rajoutés pour les appareils filtrants », l’exemple donné étant une cagoule TH3 A2P ou un masque complet TM3 A2P ; § 6.6, le chauffage de la peinture émet des composés organiques ; § 6.8, décapage chimique : gel appliqué à la brosse et recouvert d’un film, ventilation de la zone pour un produit à base de solvant, déchets ramassés à l’avancement en sacs étanches, eaux de rinçage recueillies ; § 5.9.1, les écailles et résidus du décapage thermique ou mécanique d’une peinture au plomb comptent parmi les déchets dont l’entreprise doit préciser la nature dangereuse ou non, et le § 5.9.2 veut qu’un déchet contenant du plomb classé comme dangereux soit conditionné au fur et à mesure de sa production dans des emballages étanches portant la mention plomb, et le § 5.2.3 veut que la vidange de l’aspirateur ne soit pas une source d’exposition, des dispositifs évitant la remise en suspension des poussières ; § 6.14, « Découpe par oxycoupage d’éléments métalliques peints », la brochure écrit « L’utilisation de demi-masques à usage unique de type FFP3 est à proscrire pour les chalumistes et les aide-chalumistes » et prescrit au même poste « une protection antigaz de type A2 contre les vapeurs organiques provenant de la dégradation des peintures », deux clauses tenues aux chalumistes et à l’oxycoupage, le § 6.6 du décapage thermique ne portant aucune proscription de FFP3 ; notre règle au décapage thermique, sous une heure et vapeurs comprises : demi-masque ou masque complet à filtre combiné A2P3, jamais un FFP3 jetable, qui ne reçoit aucun filtre antigaz
- Légifrance — Code de la santé publique, articles L. 1334-5 à L. 1334-7 (constat de risque d’exposition au plomb) (nouvelle fenêtre) — le CREP est annexé à la promesse de vente (L. 1334-6) ou au contrat de location (L. 1334-7) de tout ou partie d’un immeuble à usage d’habitation construit avant le 1er janvier 1949 ; nous en retenons que le CREP est un diagnostic du logement, jamais un test de meuble
- Bosch Professional — Notice d’utilisation du décapeur thermique GHG 20-60 / GHG 20-63 (1 609 92A 8YL, 2023) (nouvelle fenêtre) — température à la sortie de la buse de 50 à 630 °C ; l’air chaud et la buse brûlante peuvent enflammer de la poussière ou des gaz ; la chaleur peut se propager vers des matériaux inflammables cachés et les enflammer ; après usage, poser l’appareil sur un support stable et le laisser refroidir complètement avant de le ranger
- EUR-Lex — Règlement (UE) 2020/1149 de la Commission du 3 août 2020 modifiant l’annexe XVII du règlement (CE) n° 1907/2006 (REACH) en ce qui concerne les diisocyanates, entrée 74 (JO L 252 du 4.8.2020, p. 24) (nouvelle fenêtre) — entrée 74 de l’annexe XVII de REACH : depuis le 24 août 2023, formation préalable à l’usage industriel ou professionnel d’un mélange à 0,1 % ou plus de diisocyanates, mention sur l’emballage depuis le 24 février 2022 ; nous en retenons que rien n’y vise le particulier
- EN 204 et EN 12765 (AFNOR/CEN) — les deux classifications de durabilité à l’eau des colles bois non structurelles : thermoplastiques (EN 204, D1 à D4) et thermodurcissables (EN 12765, C1 à C4).
- Fiches techniques et fiches de données de sécurité (FDS) des fabricants (Titebond, Sader, Sika, Bostik, Pattex, Cléopâtre) — compositions, classes EN 204, temps de séchage et compatibilités de finition des colles vinyliques (), aliphatiques, , et cyanoacrylate.
- INRS — fiches toxicologiques (https://www.inrs.fr/publications/bdd/fichetox.html) — FT 74 (toluène) et FT 77 (xylènes) pour les solvants porteurs des colles polyuréthane, FT 164 (diisocyanate d’hexaméthylène) pour le durcisseur des vernis PU 2K et des PVA D4 bicomposantes ; dangers des isocyanates de ces mêmes colles (sensibilisant respiratoire H334) et du formaldéhyde (cancérogène H350) ; règles de ventilation en atelier.
- CIRC (IARC) — Monographie 100F (https://publications.iarc.fr/123) — formaldéhyde classé cancérogène pour l’humain (Groupe 1) ; cohérent avec la classification CLP harmonisée, qui compte six classes, dont Carc. 1B / H350.
- Normes AFNOR / CEN — EN 204 (colles bois thermoplastiques non structurelles, classes D1-D4) ; EN 12765 (colles bois thermodurcissables non structurelles, classes C1-C4) ; EN 301 et EN 15425 (colles structurelles pour bois porteur, méthodes d’essai série EN 302) et EN 14080 (bois lamellé-collé / glulam) ; NF EN 13986 et EN 717-1 (panneaux à base de bois, émissions de formaldéhyde, classe E1) ; Règlement (UE) 2023/1464 (entrée 77 de l’Annexe XVII de REACH, restriction formaldéhyde applicable au 6 août 2026) ; EN 71-3 (jouets, extraction salivaire métaux lourds).
- EUR-Lex — Règlement (UE) 2020/1149 (https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32020R1149) — Annexe XVII REACH, entrée 74, isocyanates (depuis 24 août 2023, formation professionnelle obligatoire pour tout produit titrant 0,1 % en masse ou plus de diisocyanates).